<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805</id><updated>2012-02-17T02:01:28.044+01:00</updated><category term='Chronique de film'/><category term='chronique de livre'/><category term='Citation'/><category term='Chronique de disque'/><category term='Interview'/><category term='Billet'/><category term='Article'/><title type='text'>Pandemonium</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>77</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-1427802712370748894</id><published>2008-05-18T15:15:00.003+02:00</published><updated>2008-05-18T15:20:06.679+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Article'/><title type='text'>La nuit au musée</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;[Article publié dans le quotidien Dernières Nouvelles d'Alsace le 18 mai 2008.]&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Une foule nombreuse a participé hier à la Nuit des musées à Strasbourg. A cette occasion, les étudiants de l'Institut national des sciences appliquées d'architecture ont proposé au musée zoologique des animations destinées à tous les âges.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Proposer au public un autre regard sur les vitrines présentant les animaux&lt;/span&gt;" : voilà l'objectif que s'étaient fixé les étudiants en architecture de l'INSA pour cette quatrième édition de la Nuit des Musées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs animations jalonnaient le parcours des visiteurs entre le rez-de-chaussée et le second étage du musée zoologique. Certaines relevant des arts plastiques, comme cette sculpture pleine de poésie d'un chef d'orchestre placée face aux vitrines présentant des oiseaux ou encore cette immense volière tendue dans les escaliers. D'autres en mode théâtral, avec des étudiants se relayant pour lire quelques-unes des plus célèbres Fables de La Fontaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assis en tailleur au centre d'un cercle d'animaux, ils employaient tour à tour un ton humoristique ou plus sérieux. L'ensemble évoquait joliment l'enfant absorbé par sa lecture et s'évadant dans un monde imaginaire peuplé d'animaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le reste du musée, après une première demi-heure de forte affluence rappelant plus l'ouverture des soldes qu'une sortie culturelle, les parents semblent apprendre autant que leurs enfants. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Regarde les pingouins là-bas ! Ah non, au temps pour moi, ce sont des manchots&lt;/span&gt;", dit en rougissant une jeune mère à sa fille. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tu te rends compte que les otaries mâles ne sont agressives que si on attaque leur territoire&lt;/span&gt;", glisse, visiblement impressionné, un quinquagénaire à sa compagne. En tout cas, aucun ne s'est attardé devant la vitrine du tigre, "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;qui a l'air de nous suivre des yeux où qu'on se place&lt;/span&gt;"...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-1427802712370748894?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/1427802712370748894/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=1427802712370748894' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/1427802712370748894'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/1427802712370748894'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/05/la-nuit-au-muse.html' title='La nuit au musée'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-7246902113981916626</id><published>2008-05-18T15:07:00.003+02:00</published><updated>2008-05-18T15:11:31.632+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Al K-Pote - L'Empereur (2008)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/SDAqrQkzBFI/AAAAAAAAAHA/4rujeWaVvtw/s1600-h/al+k-pote+empereur.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/SDAqrQkzBFI/AAAAAAAAAHA/4rujeWaVvtw/s320/al+k-pote+empereur.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5201704492284970066" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en mai 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En écoutant des disques de rap, il m'arrive de me demander ce qu'il en restera dans dix ans, dans vingt ans, dans deux siècles. Qu'est-ce que l'histoire de la musique retiendra de ces 30 ans de rap ? Qu'est-ce que l'histoire du hip-hop retiendra du rap du début du XXIème siècle ? Que restera-t-il du rap français ? Quels artistes et quels albums laisseront vraiment une trace ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant Al K-Pote, il est douteux qu'elle en retienne grand chose. Artistiquement en tout cas, ça semble difficile. Une partie des auditeurs de rap français se souviendra de bonnes tranches de rigolade, de punchlines débiles, du rappeur le plus gras que la Terre ait jamais porté. Pour le reste...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;em minmax_bound="true"&gt;Je vous zigouille. Lèche mon concombre et mes citrouilles.&lt;/em&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suite de phases-choc, le rap d'Al K-Pote n'est pas véritablement construit. Pas de cohérence, presque pas de thèmes, une tendance à passer du coq à l'âne sans prévenir. De l'egotrip neuf fois sur dix. Un peu d'introspection, mais pas trop quand même. Chaque morceau ressemble à une longue improvisation. Malgré sa volonté affirmée de laisser un souvenir de lui, Al K-Pote n'écrit pas pour rentrer dans l'histoire. Pourquoi, alors, puisque visiblement il n'a pas grand chose à dire ? &lt;strong&gt;"L'Empereur"&lt;/strong&gt; comme &lt;strong&gt;"Sucez-moi avant l'album"&lt;/strong&gt; ressemblent plus à des défouloirs instinctifs qu'à des disques pensés. Un moyen de remplir son assiette aussi, histoire de "&lt;em minmax_bound="true"&gt;bouffer du gigot&lt;/em&gt;".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;em minmax_bound="true"&gt;Ma fontaine de jouvence c'est du whisky&lt;/em&gt;."&lt;br /&gt;"&lt;em minmax_bound="true"&gt;Grosse catin, j'fume des pèts' tôt l'matin, imagine Joe Dassin avec un putain de flow malsain.&lt;/em&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un ogre sous weed et vodka au XXIème siècle. C'est dans ce registre de mec défoncé, affamé, mysogine et dangereux déboulant à toute allure en plein centre-ville qu'Al K-Pote est le plus impressionnant : ses morceaux à thèmes, sur les femmes ('Respect aux femmes') ou sur son histoire personnelle ('Mon histoire') sont loin d'être réussis. Seul 'La voix d'en bas' s'en sort mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du rap souvent trop mécanique, malgré quelques variations momentanées, sur des beats très classiques à deux exceptions près ('L'Empereur', 'L'Envahisseur')... Et pourtant pas mal d'auditeurs en redemandent. Qu'est-ce qui, alors, fait qu'on l'écoute malgré tout ? Alors que d'un point de vue &lt;em minmax_bound="true"&gt;humain&lt;/em&gt;, ce rap est détestable ? Face à un texte de l'autoproclamé "Empereur de la crasserie" ("&lt;em minmax_bound="true"&gt;alias Pef Le Dégueu alias L'aigle royal de Carthage alias Le meilleur du 91 alias Jojo L'Affreux&lt;/em&gt;"), l'auditeur est dans la même situation que la marionnette d'Alain de Greef, dans les Guignols, face à Michael Kael enculant un mouton. Il rigole comme un con. Même chose quand il s'agit d'expliquer à des gens ce qui est si &lt;em minmax_bound="true"&gt;drôle&lt;/em&gt; dans cette suite d'insultes et de gimmicks. "&lt;em minmax_bound="true"&gt;Ben, Michael Kael 'cule un mouton, drôle, tout ça...&lt;/em&gt;" répond De Greef. Et nous : "&lt;em minmax_bound="true"&gt;Ben Al K-Pote dit "sucez-moi bande de putains", drôle, tout ça...&lt;/em&gt;". Les conneries d'Al K-Pote sont marrantes pour certains, pitoyables pour d'autres. C'est tout. Mais il est rare de trouver quelqu'un restant indifférent à tout "ça". Comme Jackass, à l'époque. Avec en plus un vrai charisme, car Al K-Pote est un personnage dingue et vraiment original. Le rap a déjà connu des types dans le même délire, mais jamais aussi excessifs, aussi barjos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc ça,&lt;strong&gt; "L'Empereur" &lt;/strong&gt;: du rap-bélier, mais aussi du rap fast-food, qui remplit les oreilles et vide le crâne pendant un petit moment mais gave vite. Puis vers lequel on retourne, avec le sourire. Parce que c'est marrant, et parce que les autres rappeurs sont trop sérieux dans leur délire "rue". Al K-Pote lui-même se prend-il au sérieux ou écrit-il volontairement dans l'excès, avec un certain sens du second degré ? Il est sans doute à prendre, comme Booba, "&lt;em minmax_bound="true"&gt;à un degré cinq&lt;/em&gt;". A la vue de ses interviews, c'est difficile à déterminer avec certitude : l'auditeur est seul juge. C'est cela aussi qui peut gêner.  Alors l'histoire de la musique l'oubliera peut-être vite, mais qui, aujourd'hui, en a quelque chose à faire ? La vérité est là : sans des mecs comme Al K-Pote, le rap serait terriblement monotone.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-7246902113981916626?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/7246902113981916626/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=7246902113981916626' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/7246902113981916626'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/7246902113981916626'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/05/al-k-pote-lempereur-2008.html' title='Al K-Pote - L&apos;Empereur (2008)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/SDAqrQkzBFI/AAAAAAAAAHA/4rujeWaVvtw/s72-c/al+k-pote+empereur.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-7462275368375975565</id><published>2008-05-18T15:02:00.003+02:00</published><updated>2008-05-18T23:56:05.173+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Rockin' Squat - Too Hot For TV</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/SDAp4QkzBEI/AAAAAAAAAG4/TnX4vqsS97Y/s1600-h/rockin+squat.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/SDAp4QkzBEI/AAAAAAAAAG4/TnX4vqsS97Y/s320/rockin+squat.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5201703616111641666" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.evene.fr/"&gt;Evene.fr&lt;/a&gt; en mai 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a plus d'une dizaine d'années, la sortie d'un disque d'Assassin était un événement pour les auditeurs de rap français. Aujourd'hui, quand Rockin' Squat, leader du groupe, sort un album, il est plutôt accueilli avec circonspection, voire indifférence. C'est que les fans ont vieilli, sont passés à autre chose, et que le temps ne pardonne pas grand-chose aux rappeurs. Avec ce EP (huit morceaux, deux instrus, une plage vidéo), Squat fait ce qu'il sait faire de mieux : des titres politiques critiques vis-à-vis du monde occidental, en adoptant la posture du marginal, et des morceaux sur le hip-hop, avec beaucoup d'"egotrip". Le résultat est intéressant lorsque Rockin' Squat parle de lui-même et de son rapport aux médias ('Too Hot for TV') mais vite lourd car trop didactique quand il donne sa vision du monde ('France à fric', 'Illuminazi 666'). Car c'est toujours le même souci avec lui : trop de faits, trop de noms... L'ensemble devient vite assommant, en dépit de la courte durée de l'opus et de quelques bonnes idées dans la production, comme par exemple sur 'France à fric', combinant un instru de Junkazlou et le balafon de Cheick Tidiane Seck. Quelques titres sortent pourtant du lot ('Quand ce sera la guerre', 'Crack Game'). Mais en écoutant &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Too Hot for TV"&lt;/span&gt;, on se demande surtout pourquoi Rockin' Squat n'écrit pas des livres, pour y développer ses idées plus facilement. Malgré des textes caricaturaux, les plus jeunes auditeurs pourront peut-être trouver matière à réflexion dans cet opus, mais les plus anciens, à moins d'être des fans convaincus, seront vite lassés.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-7462275368375975565?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/7462275368375975565/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=7462275368375975565' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/7462275368375975565'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/7462275368375975565'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/05/rockin-squat-too-hot-for-tv.html' title='Rockin&apos; Squat - Too Hot For TV'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/SDAp4QkzBEI/AAAAAAAAAG4/TnX4vqsS97Y/s72-c/rockin+squat.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-4194925035288882261</id><published>2008-05-11T19:07:00.004+02:00</published><updated>2008-05-11T19:12:50.686+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Blue Sky Black Death - Late Night Cinema (2008)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/SCco0QkzBDI/AAAAAAAAAGw/-SogrL_tnas/s1600-h/blue+sky.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/SCco0QkzBDI/AAAAAAAAAGw/-SogrL_tnas/s400/blue+sky.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5199169173090141234" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en mai 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Metal Gear Solid 3"&lt;/span&gt;, lors de son affrontement avec le boss The Sorrow (le chagrin, la peine), Snake remonte lentement le cours d'une rivière. Il doit sans cesse zig-zaguer pour éviter les fantômes de tous les ennemis qu'il a tués au cours de l'aventure. Ce passage est l'un des moments les plus impressionnants du jeu : The Sorrow n'est pas difficile à vaincre, mais l'atmosphère est incroyablement bien travaillée. La rivière est limipide, entourée d'immenses arbres tristes et de brume. Aux plaintes des morts se joint la voix du boss, murmurant régulièrement "&lt;em minmax_bound="true"&gt;The sorrow..&lt;/em&gt;.".    &lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Late Night Cinema"&lt;/strong&gt; du duo de producteurs californiens Blue Sky Black Death en aurait constitué la bande-son idéale. La musique de Young God et Kingston, magnifiquement orchestrée, déborde de cette même tristesse. Comme le producteur de dubstep Burial, ils utilisent à merveille les samples vocaux qui planent, pleins de mélancolie, entre les violons et autres instruments à cordes, les pianos et les cuivres, les rythmiques incisives ou discrètes et les compositions au synthé. Grandiloquente par moments, leur musique s'appréhende comme un tout : un tout mystérieux, nocturne et émouvant qui berce l'auditeur, de 'The Era when we sang' à 'Legacy to fuel' ; un tout qu'il serait vain de chercher à décortiquer titre par titre, car cela risquerait d'en rompre la magie. Laissons le travail de médecins légistes musicaux de côté, pour une fois.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà auteur de trois albums - &lt;strong&gt;"A Heap of Broken Images"&lt;/strong&gt; (2006), &lt;strong&gt;"Razah's Ladder"&lt;/strong&gt; (2007) en collaboration avec Hell Razah et l'excellent &lt;strong&gt;"The Holocaust"&lt;/strong&gt; (2006) avec le Wu-Tang Affiliate Holocaust/Warcloud – le duo Blue Sky Black Death continue sur la même voie. Celle d'une musique qui transporte et fait rêver en même temps qu'elle reste liée à un spleen collant à la peau. Celle des marches nocturnes, celle des jours de deuil. Ce n'est sans doute pas pour rien qu'un des morceaux de &lt;strong&gt;"Late Night Cinema"&lt;/strong&gt; s'intitule 'Ghosts Among Men'.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-4194925035288882261?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/4194925035288882261/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=4194925035288882261' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/4194925035288882261'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/4194925035288882261'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/05/blue-sky-black-death-late-night-cinema.html' title='Blue Sky Black Death - Late Night Cinema (2008)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/SCco0QkzBDI/AAAAAAAAAGw/-SogrL_tnas/s72-c/blue+sky.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-5896592991676630445</id><published>2008-05-03T17:43:00.002+02:00</published><updated>2008-05-03T17:46:37.774+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Billet'/><title type='text'>Sherlock House</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/SByIsF_BjUI/AAAAAAAAAGo/WxDZjUfJY_I/s1600-h/House+%26+Holmes.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/SByIsF_BjUI/AAAAAAAAAGo/WxDZjUfJY_I/s320/House+%26+Holmes.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5196178361180851522" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Billet publié sur le blog &lt;a href="http://detailsmatter.wordpress.com/"&gt;Details Matter&lt;/a&gt; en avril 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque chose m’a toujours intrigué dans la série “Dr. House”. Je n’avais jamais réussi à mettre le doigt sur ce détail, ou plutôt sur cet ensemble de détails. Jusqu’à ce que je voie le dernier épisode de la troisième saison, diffusé la semaine dernière sur TF1.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours de la séquence finale, le réalisateur nous montre Gregory House rentrer chez lui. La caméra reste à l’extérieur, puis effectue un lent travelling lorsque la porte se referme pour passer devant la fenêtre et nous permettre d’observer ce que fait House - il ouvre un colis qu’il vient de recevoir, mais l’intérêt n’est pas là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre la porte et la fenêtre, la caméra passe devant le numéro de son appartement. C’est ce qui m’a soudain fait comprendre que cette série est en fait un long hommage à “Sherlock Holmes”, l’oeuvre littéraire d’Arthur Conan Doyle. Car ce numéro est le 221, référence directe à l’adresse de Sherlock Holmes à Londres, le 221B Baker Street.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Impossible, dès lors, de ne pas établir un grand nombre de correspondances à partir d’autant de détails qui laissent penser que “Dr. House” n’est, d’une certaine façon, qu’une adaptation joyeusement cinglée et dans le monde médical des enquêtes du plus célèbre détective de la littérature mondiale. Et que House est une sorte de réincarnation d’Holmes au XXIème siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les noms, déjà. House/Holmes. Les deux sont très proches. Le meilleur ami (le seul ami) de Gregory House s’appelle Wilson. Entre le Dr. Wilson et le Dr. Watson, il n’y a également qu’un pas. Les deux jouent d’ailleurs grosso modo le même rôle : celui de soutiens sans faille, sympathiques et dévoués à défaut d’être vraiment fûtés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, au niveau des caractères. House et Holmes sont deux génies misanthropes rejetant la compagnie du reste de la société, sûrs d’eux et pleins d’arrogance. Tous deux sont des toxicomanes : Holmes est accro à la cocaïne ; House à un médicament anti-douleur, la Vicodin. Et c’est seulement lorsqu’ils sont sous l’effet de ces produits qu’ils sont pleinement efficaces. Enfin tous deux sont des passionnés de musique, qui leur sert de refuge autant que de loisir. Sherlock Holmes pratique le violon. Gregory House joue de la guitare et du piano.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans leur façon d’enquêter, les liens sont nombreux. Le détective privé et le médecin avancent par déductions, qu’ils sont souvent les seuls à comprendre, aidés également par un sens incroyable de l’observation. On peut aussi très bien assimiler le reste de l’équipe de House aux policiers de Scotland Yard qu’Holmes prend sans cesse un malin plaisir à devancer et à rabrouer, même s’il arrive qu’ils l’aident - presque involontairement. Enfin, tous deux ne s’attachent pas à leurs clients/patients, ne les considérant que comme des cas, des énigmes à élucider. Une fois le mystère éclairci, ils rompent tout contact.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette multitude de correspondances aura sans doute sauté aux yeux de beaucoup de télespectateurs. Mon cerveau doit être plus lent ; il m’aura fallu ce lent travelling, après des dizaines d’épisodes, pour faire enfin le rapprochement. Il y a sûrement d’autres points communs, mais ceux-ci me semblent les plus évidents.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-5896592991676630445?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/5896592991676630445/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=5896592991676630445' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/5896592991676630445'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/5896592991676630445'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/05/sherlock-house.html' title='Sherlock House'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/SByIsF_BjUI/AAAAAAAAAGo/WxDZjUfJY_I/s72-c/House+%26+Holmes.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-304822394647261307</id><published>2008-05-02T11:33:00.002+02:00</published><updated>2008-05-02T11:36:38.508+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Guts Le Bienheureux - 1er album</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/SBrghl_BjTI/AAAAAAAAAGg/9AH3Z46kjak/s1600-h/guts.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/SBrghl_BjTI/AAAAAAAAAGg/9AH3Z46kjak/s320/guts.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195711987862048050" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.evene.fr/"&gt;Evene.fr&lt;/a&gt; en mai 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème, avec la musique hip-hop instrumentale, c'est qu'à la longue elle peut devenir un brin ennuyeuse. Un écueil que Guts le Bienheureux parvient à éviter avec brio. Pour son premier projet, ce producteur français, connu des amateurs de rap pour avoir été l'un des membres fondateurs du groupe Alliance Ethnik, a su choisir des samples chaleureux. Cuivres, voix soul, guitares, cordes s'entremêlent pour donner naissance à un disque lumineux et plein de joie. C'est la première impression qui marque l'auditeur : cet album a le parfum des vacances, des balades en voiture direction la plage et des matins ensoleillés. Même lorsque la musique se fait plus mélancolique ou angoissante (la voix pitchée et la guitare aux sonorités latines de 'Nightmare in Paris', 'I Love You', 'Narco Trip' et sa trompette en sourdine, 'Sweet Love'), la douceur est toujours au tournant. Immédiatement abordables, même pour les oreilles habituellement rétives au hip-hop, les morceaux de Guts ont cette simplicité, cette générosité qui les distingue des oeuvres beaucoup plus complexes d'autres grands producteurs comme Alias, Blockhead ou Sixtoo. Sans même parler des "turntablists" DJ Krush ou DJ Shadow. Nullement élitiste, donc, mais tout aussi envoûtant, tant la tonalité organique des beats transporte, incite au voyage. On recommande également chaudement l'écoute de 'And the Living is Easy !!!', meilleur titre de cet album haut de gamme. Un véritable condensé de joie de vivre, marqué par de belles envolées de cuivres. Guts le Bienheureux a décidément bien choisi son pseudonyme.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-304822394647261307?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/304822394647261307/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=304822394647261307' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/304822394647261307'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/304822394647261307'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/05/guts-le-bienheureux-1er-album.html' title='Guts Le Bienheureux - 1er album'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/SBrghl_BjTI/AAAAAAAAAGg/9AH3Z46kjak/s72-c/guts.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-4337592409320504804</id><published>2008-04-28T00:36:00.002+02:00</published><updated>2008-04-28T00:39:54.280+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Demon One - Démons et merveilles (2008)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/SBUArV_BjSI/AAAAAAAAAGY/CdwgQsBUuUA/s1600-h/demon+one.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/SBUArV_BjSI/AAAAAAAAAGY/CdwgQsBUuUA/s320/demon+one.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5194058489877597474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.evene.fr/"&gt;Evene.fr&lt;/a&gt; en avril 2008.&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je constate que depuis peu c'est la mode du rap hardcore. Eh gros, ça rappe depuis deux piges et ça se prend pour des tueurs."&lt;/i&gt; Quand il prend le micro, Demon One a le recul de ceux qui savent de quoi ils parlent. La rue, il connaît. Son groupe était Intouchable et sa famille la Mafia K'1 Fry. Ces deux noms suffisent à le prouver et à (im)poser le personnage. Voilà plus de dix ans qu'il rappe sur les albums de ses potes, et sur ceux de son groupe. Pour son premier effort solo, "Démons et merveilles", il convie assez peu de monde. Big Nas produit la majorité des titres, secondé ici et là par Jakus ('Solitude', le plus beau morceau du disque), Eclipse Team, Wealstarr, Marc Chouarain ou JR. Soprano et Diam's posent chacun sur un titre, de même que Dry - l'autre Intouchable - et Béné, un jeune rappeur de Choisy-le-Roi, la ville d'origine de Demon One. Le son est résolument électro, laissant peu de place au sampling, tantôt mélancolique, tantôt franchement guerrier. Demon, lui, oscille entre egotrip ('Seigneur de guerre'), introspection/autobiographie ('Solitude', 'Mes rêves') et morceaux plus thématiques ('La Bonne Combinaison', sur le jeu, 'Alors comme ça', sur les ragots, 'Pour toi', dédié à un ami décédé). Le rappeur explore et expose les différentes facettes de sa personnalité, parle de la rue, des tentations que chaque homme trouve sur son chemin, sans tomber dans le manichéisme ou la surenchère hardcore, comme le font les rappeurs qu'il critique sans les citer. Il en résulte un album qui paraît sincère, plutôt bien produit et maîtrisé. Certains auront sans doute du mal avec Demon One et sa voix particulière, son débit haché et manquant parfois de souplesse et de fluidité. Mais l'ensemble est de bonne facture.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-4337592409320504804?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/4337592409320504804/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=4337592409320504804' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/4337592409320504804'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/4337592409320504804'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/04/demon-one-dmons-et-merveilles-2008.html' title='Demon One - Démons et merveilles (2008)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/SBUArV_BjSI/AAAAAAAAAGY/CdwgQsBUuUA/s72-c/demon+one.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-6839908987225161172</id><published>2008-04-28T00:28:00.004+02:00</published><updated>2008-04-28T00:34:29.045+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Article'/><title type='text'>Adopolis</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/SBT-ml_BjRI/AAAAAAAAAGQ/VrHwi3nk2UA/s1600-h/conseiljeunes.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/SBT-ml_BjRI/AAAAAAAAAGQ/VrHwi3nk2UA/s320/conseiljeunes.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5194056209249963282" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Article publié dans "Viva Cité" et sur le site de l'école de journalisme de Strasbourg &lt;a href="http://mcsinfo.u-strasbg.fr/index.php"&gt;MCS Info&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les élus du Conseil des jeunes de Strasbourg quittent leurs fonctions en juin. Ils en retirent une volonté d'engagement et une conscience citoyenne.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cheveux en pics, baskets Converse aux pieds et sacs à dos : ces élus-là ressemblent peu à ceux qui siègent habituellement dans les locaux de la CUS. D'ici quelques semaines, les 129 membres actuels du Conseil des jeunes de Strasbourg parviendront au terme de leur mandat de 18 mois. Finies les réunions hebdomadaires en commissions, les séances plénières tous les six mois et les sorties, qu’il s’agisse d’une visite des institutions européennes ou de l’inauguration du TGV Est. Elus par leurs pairs dans chaque établissement, ces collégiens majoritairement âgés de treize à quinze ans ont fait l'apprentissage de la citoyenneté et de la démocratie. Mais aussi de la prise de décisions en communauté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Travailler à une centaine n'est pas quelque chose de facile, il y en a toujours qui discutent entre eux, qui s'amusent », raconte Vincent, quinze ans. « Même au sein des commissions, qui ne comportent qu'une vingtaine d'inscrits, les débats peuvent être très houleux », ajoute Laura. Mais paradoxalement, l'ambiance des réunions du Conseil des jeunes de Strasbourg est presque plus calme que celle régnant lors des sessions de leurs homologues adultes, rythmées d'invectives et d'applaudissements. Réunis en commissions thématiques (culture/animation, environnement, solidarité, sécurité, aménagement/cadre de vie, sport, Europe, justice, citoyenneté), les conseillers jeunes ont proposé des projets qui ont ensuite été débattus et votés en séance plénière, en présence de l'ancienne maire de la ville, Fabienne Keller. Il leur a donc fallu apprendre à se faire entendre, à défendre leurs idées, à faire des compromis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce travail en groupes reste pour eux l'un des meilleurs souvenirs de ce mandat. Pour Jordan, quatorze ans, cela a même été primordial : « J'ai rencontré des personnes que je ne connaissais pas. Maintenant, il arrive qu'on se voit en dehors du Conseil et de nos réunions. » Des propos confirmés par Laurence Mauler et Roger Noutcha, fonctionnaires de la Ville responsables du Conseil des jeunes : « Au début, ils s'asseyaient par petits groupes en fonction de leurs quartiers et collèges d'origine. Mais après quelques mois, le brassage s'est fait. La première séance plénière les a soudés car ils ont dû se battre pour leurs projets. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces projets sont leur plus grande fierté. Ce sont eux qui leur ont permis d'honorer les professions de foi les ayant fait élire et leur ont démontré qu'ils avaient bien un rôle à jouer à Strasbourg. Beaucoup sont en cours de réalisation : une carte culture qui permettrait aux collégiens de bénéficier de promotions analogues à celles des lycéens, des films sur le handicap, une journée-découverte de sports peu pratiqués... D’autres ont déjà abouti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« Sensibiliser les gens »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eline faisait partie de la commission Solidarité. Elle et ses camarades ont mis en place une campagne d'affichage dans toute la ville pour sensibiliser les gens aux problèmes de l'exclusion et du racisme. « Bien sûr, ça n'a pas révolutionné les choses – il y aura toujours des racistes – mais ça permet d’en parler », affirme-t-elle. Marion, également membre de cette commission, témoigne : « Quand je prenais le bus, j’en profitais pour demander aux autres passagers leurs avis sur notre campagne d’affichage. Les retours étaient positifs. » Pour tous, cela ne fait aucun doute : « Oui, nous avons été écoutés et utiles. » Pour l'ensemble des jeunes collégiens qu'ils représentent, mais aussi pour eux-mêmes, ce mandat aura été bénéfique : « Ça m'a permis d'avancer, ça nous a permis à tous d'avancer », dit Vincent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette expérience aura été une excellente introduction à un engagement plus poussé dans la Cité. La visite des institutions européennes, les rencontres avec les membres de l'équipe municipale... Autant de moments-clés pour ces futurs citoyens, décidés à persévérer dans cette voie. « On nous a donné la parole, alors nous l'avons prise. Je pense continuer à m'engager plus tard, dans des associations, puis, pourquoi pas, en politique », explique Lauranne, quinze ans. Un seul regret : celui de devoir abandonner leurs fonctions en juin, alors que certains de leurs projets n'ont pas encore abouti. « Mais même s'ils ne peuvent pas se représenter pour un nouveau mandat, ils pourront rester associés et suivre l'évolution de leurs projets », rassure Laurence Mauler. Ce qui ne les empêchera pas de ressentir une « grande sensation de vide » lorsqu’arriveront les mercredis après-midi. Moments pendant lesquels ils se réunissaient depuis un an et demi.&lt;span style=";font-family:Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size:85%;"  &gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-6839908987225161172?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/6839908987225161172/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=6839908987225161172' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/6839908987225161172'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/6839908987225161172'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/04/adopolis.html' title='Adopolis'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/SBT-ml_BjRI/AAAAAAAAAGQ/VrHwi3nk2UA/s72-c/conseiljeunes.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-4402644357930145190</id><published>2008-04-28T00:24:00.002+02:00</published><updated>2008-04-28T00:26:36.775+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citation'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;"Dans la pénombre de la salle de café le patron dispose les tables et les chaises, les cendriers, les siphons d’eau gazeuse; il est six heures du matin.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Il n’a pas besoin de voir clair, il ne sait même pas ce qu’il fait. Il dort encore. De très anciennes lois règlent le détail de ses gestes, sauvés pour une fois du flottement des intentions humaines; chaque seconde marque un pur mouvement : un pas de côté, la chaise à trente centimètres, trois coups de torchon, demi-tour à droite, deux pas en avant, chaque seconde marque, parfaite, égale, sans bavure. Trente et un. Trente-deux. Trente-trois. Trente-quatre. Trente-cinq. Trente-six. Trente-sept. Chaque seconde à sa place exacte.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Bientôt malheureusement le temps ne sera plus le maître. Enveloppés de leur cerne d’erreur et de doute, les événements de cette journée, si minimes qu’ils puissent être, vont dans quelques instants commencer leur besogne, entamer progressivement l’ordonnance idéale, introduire çà et là, sournoisement, une inversion, un décalage, une confusion, une courbure, pour accomplir peu à peu leur oeuvre : un jour, au début de l’hiver, sans plan, sans direction, incompréhensible et monstrueux.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Mais il est encore trop tôt, la porte de la rue vient à peine d’être déverrouillée, l’unique personnage présent en scène n’a pas encore recouvré son existence propre. II est l’heure où les douze chaises descendent doucement des tables de faux marbre où elles viennent de passer la nuit. Rien de plus. Un bras machinal remet en place le décor.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Quand tout est prêt, la lumière s’allume…&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Un gros homme est là debout, le patron, cherchant à se reconnaître au milieu des tables et des chaises. Au-dessus du bar, la longue glace où flotte une image malade, le patron, verdâtre et les traits brouillés, hépatique et gras dans son aquarium.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;De l’autre côté, derrière la vitre, le patron encore qui se dissout lentement dans le petit jour de la rue. C’est cette silhouette sans doute qui vient de mettre la salle en ordre; elle n’a plus qu’à disparaître. Dans le miroir tremblote, déjà presque entièrement décomposé, le reflet de ce fantôme; et au-delà, de plus en plus hésitante, la kyrielle indéfinie des ombres : le patron, le patron, le patron… Le Patron, nébuleuse triste, noyé dans son halo."&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Alain Robbe-Grillet, Les Gommes, 1953&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-4402644357930145190?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/4402644357930145190/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=4402644357930145190' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/4402644357930145190'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/4402644357930145190'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/04/chapitre-un-dans-la-pnombre-de-la-salle.html' title=''/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-6306855162161893067</id><published>2008-03-17T22:48:00.002+01:00</published><updated>2008-03-17T22:54:11.482+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Billet'/><title type='text'>Les aveux de Noreaga</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R97oZtduw6I/AAAAAAAAAGI/VxFs4FWCcVg/s1600-h/noreaga.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R97oZtduw6I/AAAAAAAAAGI/VxFs4FWCcVg/s400/noreaga.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5178832149921317794" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Billet publié sur le blog &lt;a href="http://detailsmatter.wordpress.com/"&gt;Details Matter&lt;/a&gt; en mars 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Hardcore comme reconnaître ses torts&lt;/i&gt;", rappait Kery James en 1998 sur l’album &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Le Combat Continue"&lt;/span&gt; de son groupe Ideal J. Pas facile, en effet, de reconnaître qu’on s’est planté, et que si c’était à refaire, assurément on ferait autrement.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;C’est ce qui rend le rappeur Noreaga, membre avec Capone du binôme C-N-N (Capone &amp;amp; Noreaga) si attachant. En 2000, le duo sort son second album, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"The Reunion"&lt;/span&gt;. Au début du meilleur titre de l’opus, 'Invincible', Noreaga lâche une phase incroyable. Quand j’ai saisi ce qu’il disait, j’ai dû me repasser le passage une bonne dizaine de fois pour être sûr d’avoir bien entendu.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;"&lt;i&gt;I can’t believe I fucked up and made a half-assed album&lt;/i&gt;" (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Je n’arrive pas à croire que j’aie déconné et fait un album naze&lt;/i&gt;")&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Premier temps. Déjà dingue. Noreaga avoue que son album solo précédent, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Melvin Flynt – Da Hustler" &lt;/span&gt;était foireux. Je n’avais jamais entendu ce genre de confession dans le rap. Ni ailleurs. Il semble être le premier déçu, abasourdi par ce qu’il estime être un album à peine écoutable. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J’ai merdé&lt;/span&gt;", semble-t-il nous dire, et se dire à lui-même. Mais la suite est encore plus forte.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;i&gt;My excuse is : my pop’s just died. And I ain’t wanna make music : my pop’s just died.&lt;/i&gt;" (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Mon excuse : mon père venait de mourir. Et je n’avais plus envie de faire de musique : mon père venait de mourir.&lt;/i&gt;")&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Deuxième temps. Non seulement Noreaga reconnaît ses torts, mais en plus il s’en excuse auprès de ses fans (pour info, la suite du couplet dit : "&lt;i&gt;My fans stuck with me, my shit still went gold&lt;/i&gt;", c’est-à-dire : "&lt;i&gt;Mes fans ont continué à me soutenir, mon truc a quand même fait disque d’or&lt;/i&gt;"). Mais il y a dans sa façon de le dire quelque chose de presque bouleversant. Je pense qu’il s’agit de la répétition de "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;My pop’s just died&lt;/span&gt;". Répétée et assénée comme une évidence, comme si Nore se trouvait face à un fan déçu lui demandant des comptes. Sans hausser la voix, presque sur le ton de la confidence. Pas besoin de crier pour toucher.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Il ne s’agit que de deux ou trois petites phrases perdues dans une carrière forte, à vue de nez, d’une grosse centaine de couplets. Mais elles méritent de résonner pour l’éternité dans la tête des auditeurs de rap, fans de Noreaga et de C-N-N ou non. Parce qu’une telle sincérité est rare. Même si elle n’empêcha pas que &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"The Reunion"&lt;/span&gt; soit aussi un "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;half-assed album&lt;/span&gt;".&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-6306855162161893067?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/6306855162161893067/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=6306855162161893067' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/6306855162161893067'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/6306855162161893067'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/les-aveux-de-noreaga.html' title='Les aveux de Noreaga'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R97oZtduw6I/AAAAAAAAAGI/VxFs4FWCcVg/s72-c/noreaga.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-6178204840953309813</id><published>2008-03-16T15:03:00.003+01:00</published><updated>2008-03-16T15:06:16.466+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Billet'/><title type='text'>Les Quick Time Events</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R90pGJ4kM2I/AAAAAAAAAGA/siX4vuBpyHg/s1600-h/qte.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R90pGJ4kM2I/AAAAAAAAAGA/siX4vuBpyHg/s400/qte.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5178340332255064930" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Billet publié sur le blog &lt;a href="http://detailsmatter.wordpress.com/"&gt;Details Matter&lt;/a&gt; en mars 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt; J’ai découvert les Quick Time Events (QTE) il y a quelques années, en jouant à &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Shenmue&lt;/span&gt;, sur Dreamcast, la dernière console sortie des labos de Sega. Comme l’explique le lexique du site GameKult, “&lt;i&gt;les QTE désignent une séquence cinématique interactive où le joueur doit presser une série de boutons dans le bon timing pour poursuivre l’action&lt;/i&gt;“.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;En gros : vous jouez, puis soudain le symbôle d’une touche de la manette apparaît à l’écran. Puis une autre. Etc. Vous avez un temps limité pour appuyer sur chaque touche indiquée. Ce système met à l’épreuve la vivacité d’esprit du joueur, teste ses réflexes. Et ses nerfs. Car la moindre erreur, le moindre temps de réflexion trop long de quelques centièmes de seconde ne sont pas pardonnés. Et rater trois fois de suite ces séquences tape violemment sur le système. Des manettes ont déjà été fracassées contre des murs pour moins que ça.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Mais ce détail de gameplay était génial. Il permettait une nouvelle façon de jouer, sollicitant le joueur d’une toute nouvelle manière. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Resident Evil 4&lt;/span&gt; ou encore &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;God Of War&lt;/span&gt; ont par la suite réutilisé ce système de jeu. J’ai par ailleurs appris récemment que les QTE n’ont en fait pas été inventés par &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Shenmue&lt;/span&gt; mais par les créateurs du jeu &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dragon’s Lair&lt;/span&gt;, en 1983, et que les équipes responsables de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Shenmue&lt;/span&gt; ont simplement popularisé et réactualisé un concept alors vieux de plus de quinze ans.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-6178204840953309813?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/6178204840953309813/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=6178204840953309813' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/6178204840953309813'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/6178204840953309813'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/les-quick-time-events.html' title='Les Quick Time Events'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R90pGJ4kM2I/AAAAAAAAAGA/siX4vuBpyHg/s72-c/qte.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-4855611398320238670</id><published>2008-03-15T19:24:00.004+01:00</published><updated>2008-03-15T19:28:30.853+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Billet'/><title type='text'>A l'époque, tout le monde voulait tuer le rock. Et maintenant ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R9wU8Z4kM1I/AAAAAAAAAF4/KgbaldilN54/s1600-h/ntm.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R9wU8Z4kM1I/AAAAAAAAAF4/KgbaldilN54/s400/ntm.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5178036699542074194" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Billet publié sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en mars 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Je me trouve donc en ce moment-même au tribunal d'Aix-en-Provence pour l'affaire qui oppose le groupe Suprême NTM au temps qui passe. Les juges viennent à l'instant de rendre leur verdict.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Visages burinés et baggies jeans. Cris rauques et souffle court. Jeudi soir, Kool Shen et Joey Starr annonçaient officiellement sur Canal + la reformation du Suprême NTM. Dix ans après son dernier album solo, le groupe remontera sur scène à Bercy les 18, 19 et 20 septembre prochains. Le prix des places serait situé entre 45 et 99 euros. Sans commentaires.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour cette annonce, ils avaient choisi le plateau du Grand Journal, animé par Michel Denisot. Le même qui avait plus ou moins lancé leur "carrière télévisuelle" il y a une grosse quinzaine d'années. Omar &amp;amp; Fred, Ramzy, Julia Channel, Olivier Besancenot, Jérôme Le Banner, Clothilde Courau et Pascal Obispo en invités-amis (sic) : autant dire que ça sentait les paillettes, contexte oblige. Tout le monde était &lt;em minmax_bound="true"&gt;vachement&lt;/em&gt; ému ; nous aussi, forcément un peu quand même. &lt;em minmax_bound="true"&gt;Enfants du rap&lt;/em&gt;, quoi. C'était mignon tout plein. Et triste en même temps. Comme un goûter d'anniversaire où tout le monde ferait un peu semblant, qui rappelle surtout que les années tuent, que le plus beau est derrière et ne pourra pas être vécu à nouveau.  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Alors pourquoi ce come-back ? Besoin d'argent ? Réelle envie de remonter sur scène ? Nostalgie ? Sans doute un mélange de tout cela. Toujours est-il que cette annonce, habilement transformée en événement musical de premier ordre, a éclipsé l'autre actualité rapologique surréaliste du moment : le concert égyptien d'IAM pour fêter les vingt ans du groupe, aux pieds des pyramides, qui avait lieu hier après-midi. Best ofs, compilations, concerts-anniversaires pharaoniques, reformation... C'est comme si les deux plus grands groupes de rap français étaient rattrapés par le temps et, pour NTM, par la necessité de faire savoir qu'&lt;em minmax_bound="true"&gt;on est encore là&lt;/em&gt;. Sans le dire, même si la phrase de Joey Starr sur la médiocrité scénique du rap français actuel et la nécessité pour les vieux tontons "&lt;em minmax_bound="true"&gt;de montrer ce que c'est de faire bouger&lt;/em&gt;" [citation de mémoire, donc faillible] le laissait penser. Sous les pavés, la plage. Sous les fanfaronnades, l'ego.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Au final, deux constats s'imposent. Déjà, au vu de leur prestation live, Kool Shen et Joey Starr ont intérêt à taffer d'ici septembre, parce que c'est pas gagné, notamment pour le "funky babtou", en manque de souffle et presque largué sur 'Seine Saint-Denis Style'. Ensuite, ce genre de reformation-événement rappelle méchamment les procédés des vieux groupes de rock &amp;amp; roll, les mêmes sur lesquels il était de bon ton de cracher des années plus tôt. Le retour au même schéma, malgré tout. Reste que les regards joyeux que Shen lançait à son acolyte pendant le live ne trompaient pas : il était réellement heureux d'être là.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-4855611398320238670?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/4855611398320238670/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=4855611398320238670' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/4855611398320238670'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/4855611398320238670'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/lpoque-tout-le-monde-voulait-tuer-le.html' title='A l&apos;époque, tout le monde voulait tuer le rock. Et maintenant ?'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R9wU8Z4kM1I/AAAAAAAAAF4/KgbaldilN54/s72-c/ntm.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-5718414807583421376</id><published>2008-03-14T11:51:00.004+01:00</published><updated>2008-03-14T11:56:10.403+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Billet'/><title type='text'>L'âme de George Pelecanos</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://detailsmatter.files.wordpress.com/2008/03/pele600.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px;" src="http://detailsmatter.files.wordpress.com/2008/03/pele600.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Billet publié sur le blog &lt;a href="http://detailsmatter.wordpress.com/"&gt;Details Matter&lt;/a&gt; en mars 2008.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;George Pelecanos aime la musique noire américaine. Dans ses romans, elle occupe une place prépondérante. Il ne se contente pas de signaler que ses personnages écoutent la radio ou un disque, mais les fait discuter de musique, théoriser, acheter des albums, les classer par labels et années de sortie…&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;"&lt;i&gt;- C’est ce passage-là, dit Quinn en montrant du doigt le lecteur de cassettes de la Chevrolet de Strange.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;- Il dit : “Hug her”.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Strange fredonna les paroles :&lt;br /&gt;- “Makes you want to love her, you just got to hug her, yeah.”&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;- “You just got to &lt;b&gt;fuck&lt;/b&gt; her.”, dit Quinn. C’est ce qu’il dit. Rembobine la chanson et écoute-la encore une fois.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;(…)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;- Ecoute, Terry, tu t’obsèdes sur des détails. Par une si belle journée, tu ferais mieux de te laisser porter par la chanson. C’est avec cet album que les Spinners ont débuté chez Atlantic. Certains disent que c’est le plus bel album de soul philadelphien qu’on ait jamais enregistré.”&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;- Oui, je sais, produit par Taco Bell.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;- THOM Bell !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;- Et ces deux mecs dont tu parles tout le temps, Procter et Gamble ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;- Gamble et Huff. N’empêche, cette musique, c’est le pied. Bon dieu, Terry, il aurait fallu que tu sois…&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;- … que je sois là, je sais.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;- Exactement. Il suffit de rassembler tous les groupes qui jouaient surtout des chansons langoureuses en ce temps-là, les Chi-Lites, les Stylistics, Harold Melvin et Earth, Wind &amp;amp; Fire quand ils faisaient des morceaux lents, et on obtient la plus magnifique période de pop music de toute l’histoire. C’est comme si l’Amérique avait enfin créé… sa forme d’opéra à elle, tu vois.&lt;/i&gt;"&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;(George Pelecanos, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Soul Circus"&lt;/span&gt;, 2003)&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;C’est un détail de son style d’écriture qui doit, à la longue, agacer plus d’un lecteur. Mais qui m’enchante. Mieux : Pelecanos écrit les livres que je rêve d’écrire. De la même manière que Tarantino réalise les films que je rêve de réaliser. Et il y a du Tarantino dans Pelecanos, et vice versa. Dans cette manie du détail, dans cette volonté de placer des références culturelles populaires. Les discussions entre Derek Strange et son ami Terry Quinn ne sont pas foncièrement différentes de celles entre les gangsters de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Reservoir Dogs"&lt;/span&gt; sur le sens caché d’un morceau de Madonna ou de Pam Grier et Robert Forster sur les Delfonics (&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Jackie Brown"&lt;/span&gt;). Il s’agit toujours de digressions n’ayant rien à voir avec l’intrigue centrale, mais qui permettent de mieux cerner les personnages et leur "background".&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;C’est ce détail qui fait toute la saveur des romans de Pelecanos, leur âme. Qui permet un prolongement du roman, si l’on est un peu curieux. Et nous devons être un certain nombre dans ce cas-là, puisque les traducteurs de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Soul Circus"&lt;/span&gt; avaient pris la peine de lister, à la fin de l’ouvrage, tous les titres de chansons cités.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-5718414807583421376?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/5718414807583421376/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=5718414807583421376' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/5718414807583421376'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/5718414807583421376'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/lme-de-george-pelecanos.html' title='L&apos;âme de George Pelecanos'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-6014199038243347134</id><published>2008-03-07T18:37:00.003+01:00</published><updated>2008-03-07T18:43:53.596+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Billet'/><title type='text'>Les Portes de Racoon City</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://detailsmatter.files.wordpress.com/2008/03/porte_resident_evil.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://detailsmatter.files.wordpress.com/2008/03/porte_resident_evil.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Billet publié sur le blog &lt;a href="http://detailsmatter.wordpress.com/"&gt;Details Matter&lt;/a&gt; en mars 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai toujours détesté me lever tôt. Pourtant, plus jeune, il est arrivé que je programme mon réveil une heure avant l’horaire habituel. C’était en 1998, j’étais collégien, et le jeu vidéo &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Resident Evil 2"&lt;/span&gt; venait de sortir. C’est dire s’il était passionnant. &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Pour ceux qui ne le savent pas, la saga &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Resident Evil"&lt;/span&gt; a traumatisé une génération de joueurs de PlayStation. Il reste aujourd’hui encore l’exemple parfait du survival horror, ce genre vidéoludique dans lequel l’objectif est simple : sauver sa peau dans un environnement hostile.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Dans &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"RE 2"&lt;/span&gt;, l’environnement hostile consiste en une armée de zombies et d’autres bestioles mutantes infectées par un virus. Je vous passe les &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Resident_Evil_2#Synopsis"&gt;détails du scénario&lt;/a&gt;. Rappelons seulement l’un des grands principes de ce survival horror : tuer zombies &gt;&gt; ouvrir porte &gt;&gt; si porte fermée, résoudre énigme et trouver clé pour ouvrir porte et pouvoir tuer nouveaux zombies.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Comme dans tout jeu video, il faut subir, entre chaque séquence de jeu, des temps de "loading", pendant lesquels les décors et autres éléments du jeu se chargent. Dans &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"RE 2"&lt;/span&gt;, ces temps de latence interviennent entre chaque changement de pièce. Les programmateurs du jeu ont eu la bonne idée d’illustrer ces temps par un plan de la porte que l’on vient d’ouvrir : on entend les pas du personnage, puis la porte s’ouvre, sur un fond noir. Et l’on revient alors au jeu.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ce détail m’a beaucoup marqué parce que pendant ce plan, il arrivait que des éléments sonores se mêlent à l’image. Le son du vent et des couinements si la porte donnait sur l’extérieur d’un bâtiment. Une musique d’accompagnement parfois : selon la tonalité de cette musique, on pouvait deviner si l’on arrivait dans un endroit hospitalier ou qui nécessiterait quelques coups de fusil à pompe en guise de crémaillère. Il me semble même - mais il y a bien longtemps que je n’ai pas rejoué à la saga &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Resident Evil"&lt;/span&gt; - que l’on entendait parfois le bruissement fourbe de zombies rampants ou la course de dobermans décidés à vous bouffer. Mais je n’en suis même plus certain ; il se peut que j’aie été trop pris par le jeu et que mon cerveau malade ait inventé cela.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Il fallait donc rester constamment sur ses gardes, &lt;i&gt;même pendant les temps de chargement&lt;/i&gt;. L’immersion totale. Et des souvenirs inoubliables pour tout "gamer". Aujourd’hui encore il m’arrive de repenser à tout cela au moment d’ouvrir une porte. A part ça, je vais bien.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-6014199038243347134?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/6014199038243347134/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=6014199038243347134' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/6014199038243347134'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/6014199038243347134'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/les-portes-de-racoon-city.html' title='Les Portes de Racoon City'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-7453580584608350461</id><published>2008-03-05T19:42:00.007+01:00</published><updated>2008-03-06T00:05:34.383+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chronique de livre'/><title type='text'>Donald Goines - Street Players (1973)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R87qvCjafZI/AAAAAAAAAFw/T1ZTKs5SPr8/s1600-h/street1.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R87qvCjafZI/AAAAAAAAAFw/T1ZTKs5SPr8/s320/street1.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5174331115755437458" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est en 1971, alors qu'il était en prison, que Donald Goines a écrit ses deux premiers romans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet écrivain américain ne fera pas de vieux os : né en 1937, il sera abattu avec sa femme en 1974, apparemment pour une histoire de deal de drogue. Entre 1971 et 1974, il aura cependant trouvé le temps d'écrire une quinzaine de livres. Dans chacun d'eux, il retranscrit la vie des habitants des ghettos noirs d'Amérique, à Los Angeles, Detroit ou New-York, en prenant souvent pour personnages principaux des criminels, macs ou/et toxicos. Une vie &lt;a href="http://www.kirjasto.sci.fi/goines.htm"&gt;que lui-même connaissait bien&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Street Players"&lt;/span&gt; (1973) est son cinquième roman. Avec ce style toujours aussi froid et direct, il raconte la période de gloire puis la déchéance d'Earl The Black Pearl, maquereau de Detroit. Moins passionnant et marquant que &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Enfant de Putain"&lt;/span&gt; (&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Whoreson : the story of a ghetto pimp"&lt;/span&gt; en V.O.), paru l'année précédente, ce nouveau bouquin sur le thème de la prostitution et des rapports entre putes et maquereaux n'en reste pas moins un livre coup-de-poing.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Coup-de-poing, parce que Goines se refuse à tout effet de style : il ne cherche pas à en mettre plein la vue mais se contente de décrire des successions de scènes de la vie d'un pimp. La glandouille et les tournées de bars. Les relations difficiles avec la famille et les femmes. Le deal de drogue en dernier recours quand les fins de mois sont vraiment difficiles à boucler. Les amis jaloux dont il faut systématiquement se méfier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La violence éclate mais reste froide, et les relations avec les autres (amis, prostituées, concurrents, flics) sont toujours dictées par des rapports d'autorité. Sans insiter lourdement, Goines parvient à nous faire ressentir ce que ce milieu a de malsain. Car l'auteur ne porte jamais de jugement moral sur ce monde et sur ce qui s'y trame. Il ne donne pas dans le commentaire mais dans la narration, dans la description. Le résultat est donc d'autant plus frappant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chute d'Earl est liée à ses rapports avec les femmes. C'est au fond ce qui reste de plus fascinant et surprenant dans les livres de Goines. Il existe une sorte de code de l'honneur implicite la plupart du temps, puis explicite lorsqu'il est transgressé, qui régit ces rapports. Une pute, même battue, préférera être fouettée à coups de ceintres plutôt que d'être virée - parce que cela ruinerait sa réputation dans la rue, mais aussi parce qu'elle est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;réellement&lt;/span&gt; attachée à son "homme". Et en cas de renvoi, sa réaction peut être terrible...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la même façon, un mac doit éviter de tomber amoureux de ses employées, toujours rester distant pour conserver sa lucidité. Mais c'est l'une de ses ex-prostituées qui viendra en aide à Earl quand il sera au plus bas. La ligne entre amour, haine et soumission est ténue.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-7453580584608350461?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/7453580584608350461/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=7453580584608350461' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/7453580584608350461'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/7453580584608350461'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/donald-goines-street-players-1973.html' title='Donald Goines - Street Players (1973)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R87qvCjafZI/AAAAAAAAAFw/T1ZTKs5SPr8/s72-c/street1.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-9092963688394737241</id><published>2008-03-05T00:06:00.009+01:00</published><updated>2008-03-05T00:30:24.521+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Billet'/><title type='text'>Burn it down !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R83XDijafYI/AAAAAAAAAFo/UUIqhZk1NDQ/s1600-h/immeuble+incendie.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R83XDijafYI/AAAAAAAAAFo/UUIqhZk1NDQ/s320/immeuble+incendie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5174028002733489538" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai vraiment découvert Looptroop il y a deux ans, quand un ami - qui est aujourd'hui trop occupé pour donner de ses nouvelles - m'a fait écouter &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"The Struggle Continues"&lt;/span&gt;, le deuxième album de ce groupe de rap suédois. Un très beau disque, basé sur les sentiments des trois MC's alors que le précédent (&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Modern Day City Symphony"&lt;/span&gt;) était plus spontané et axé sur le hip-hop et que le troisième (&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Fort Europa"&lt;/span&gt;) était mené par un discours politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, le quatuor est devenu trio. Et il s'apprête à sortir son quatrième album studio, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Good Things"&lt;/span&gt;, le 23 avril prochain. Sa promotion, pour la France, s'est organisée autour de deux axes. Le premier ne concerne pas seulement notre pays mais le monde entier : il s'agit de la diffusion du clip du premier single de l'album, 'The Building'. Le second est moins direct mais sert quand même la promo de Looptroop : Promoe, Supreme et Embee ont pris part à un festival réunissant une quinzaine d'artistes et groupes suédois et qui est passé par l'Elysée Montmartre le jeudi 28 février.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce festival, The Scandinavian Hip-Hop Invasion, s'est avéré être ce qu'on appelle dans le jargon une grosse carotte. Déjà, des pigeons (hum) ont payé leurs places quinze euros alors qu'une grande partie du public avait été, semble-t-il, invitée. Le DJ qui meublait l'heure et demi de retard avec laquelle a démarré le show a d'ailleurs présenté la soirée comme étant gratuite. Sourcils qui se froncent. Poings qui se crispent. Ambiance. Wouhou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au même instant au Glaz'Art, à quelques stations de métro de là, débutait le concert des Cunninlynguists et de Tonedeff. Qui a été mortel, si j'en crois les différents échos parvenus à mes oreilles dépitées. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;On a vite fait les mauvais choix&lt;/span&gt;", dixit Sako.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inutile donc de s'attarder pendant des paragraphes sur ce concert. La plupart des artistes étaient médiocres. Une chanteuse de r'n'b dont on retient plus les formes que la voix (qui a dit "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;normal&lt;/span&gt;" ?). Un MC crécelle. Un rappeur backé par un aryen bodybuildé avec des refrains calamiteux. Quelques bons points malgré tout : Chords et Timbuktu entre rap et reggae ont mis le feu ; Lazee aime &lt;span style="font-style: italic;"&gt;beaucoup&lt;/span&gt; Jay-Z et Young Jeezy mais a de bonnes prods ; Junior Natural, 13 ans, est un sing-jay qui a du potentiel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand les Looptroop Rockers débarquent finalement à 23h passées, les plus optimistes s'enflamment : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tu vas voir, ils vont jouer au moins une heure. C'est quand même eux les têtes d'affiche !&lt;/span&gt;". Têtes d'affiche ou pas, en quatre titres leur "performance" sera pliée. Et sans faire d'étincelles. Le beat de 'Long Arm of the law' est massacré et faire lever le majeur en criant "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;nique les flics&lt;/span&gt;" fait définitivement pitié. Alors oui, ils avaient de l'énergie. Mais soit les prestations précédentes et une faim grandissante m'avaient coupé les pattes, soit ils n'avaient vraiment pas l'air d'être &lt;span style="font-style: italic;"&gt;dedans&lt;/span&gt;, malgré leur dynamisme. Tout semblait trop calé. Trop froid et mécanique, en fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le contraire de leur single 'The Building'. Comme le laissaient supposer les évolutions respectives de Promoe et d'Embee, il est assez éloigné de ce que l'on entend généralement en rap. Pour être franc, on est pas très loin d'un tube de pop festif. Ce qui n'est pas un mal, en soi. Mais ce morceau, tant dans sa prod que dans les lyrics, mi-chantés, mi-rappés, respire la spontanéité. La joie, même, voire le bonheur de vivre et les matins ensoleillés, mais je m'emballe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur un beat saccadé et rapide agrémenté de ce qui ressemble à un sample de cornemuse et de quelques notes de guitare, Promoe et Supreme racontent l'ignorance dans laquelle nous nous trouvons les uns vis-à-vis des autres. Pour cela, ils réduisent le monde à un immeuble, dans lequel les gens se croisent et se jugent, sans pour autant se connaître. Un immeuble qu'il faut incendier. Le concept est périlleux, mais finalement bien mené et porté par une production impressionnante. Résultat : ce single est redoutable et a tendance a squatter les baladeurs une fois qu'on l'a écouté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré ce concert foireux, 'The Building' entretient donc la flamme : &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Good Things"&lt;/span&gt; devrait être un bon disque. Plus inspiré que le décevant &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Fort Europa"&lt;/span&gt;, en tout cas. On croise les doigts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="355" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/2wGHptgLC28"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/2wGHptgLC28" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" height="355" width="425"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-9092963688394737241?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/9092963688394737241/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=9092963688394737241' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/9092963688394737241'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/9092963688394737241'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/burn-it-down.html' title='Burn it down !'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R83XDijafYI/AAAAAAAAAFo/UUIqhZk1NDQ/s72-c/immeuble+incendie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-1311157549086948680</id><published>2008-03-02T16:55:00.008+01:00</published><updated>2008-03-02T17:26:39.786+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Billet'/><title type='text'>Frank Lucas va-t-il détrôner Tony Montana ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8rOmU7oHeI/AAAAAAAAAFQ/Z-icDMSfT7k/s1600-h/american_gangster.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8rOmU7oHeI/AAAAAAAAAFQ/Z-icDMSfT7k/s320/american_gangster.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5173174279837588962" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;"American Gangster"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, le dernier film de Ridley Scott, laissera des marques sur le monde du rap. Il a déjà inspiré à Jay-Z un album entier. So gangster, baby !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pitch ardissonien express : &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"American Gangster"&lt;/span&gt; est l'histoire de Frank Lucas, baron de la drogue new-yorkais. S'inspirant de faits réels, Scott filme l'ascension, le règne et la chute (puis la "rédemption") de celui qui fut le premier noir à contrôler le monde new-yorkais de la came.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Où l'on apprend pourquoi Frank Lucas enterre Tony Montana et pourquoi les rappeurs vont l'aimer&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rap avait trouvé son gangster de chevet en la personne de Tony Montana, héros-Icare de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Scarface"&lt;/span&gt; (Brian De Palma, 1983). Mais Tony n'avait que ses couilles et sa parole pour faire sa place. Frank Lucas, en plus, a la classe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les MC's américains connaissent déjà bien son histoire, ce gangster méconnu dans nos contrées a tout pour devenir une icône dans le rap français. La preuve en cinq points :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. D'une part, il est un "entrepreneur" révolutionnaire. Bousculant les habitudes des drug lords italiens, Lucas va chercher directement sa came, sans intermédiaires, dans l'Asie du sud-est alors bouleversée par la Guerre du Viêtnam. Son héroïne est pure à 100%, revient via les avions militaires américains, planquée dans les cercueils des "boys". Et il la vend moins cher que ses concurrents. Un produit deux fois meilleur, à un prix inférieur. Non mais sérieusement, qui peut le tester ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. D'autre part, Lucas est son propre chef, le boss de son organisation, indépendant et autonome. Il n'appartient à aucune grande famille de la pègre, ne se met pas au service, par exemple, des Italiens. Il monte son business et impose sa marque – la "Blue Magic", nom donné à son héroïne. Bref, Frank Lucas n'a &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pas à cirer les pompes d'un enculé pour avoir de quoi vivre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. Une scène le montre avertissant "amicalement" un dealer parce que ce dernier, après avoir acheté de la Blue Magic, se permet de la couper et de la revendre ensuite sous le même nom. Une pratique intolérable pour le baron de la drogue, car elle lui fait perdre de la street-crédibilité. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Street is watching&lt;/span&gt;", comme dirait Jay-Z et, avant lui, Carlito Brigante (&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Carlito's way"&lt;/span&gt;). Et la rue doit être satisfaite. Encore un point commun entre cet american gangster et le rap.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://files.list.co.uk/images/2007/11/15/american-gangsters1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://files.list.co.uk/images/2007/11/15/american-gangsters1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5173174279837588962" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La famille. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un rappeur se cache sur cette photo, sauras-tu le découvrir ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. Lucas est un homme de valeurs pour qui la famille importe plus que tout. Bien sûr il participe directement à la mort de milliers de personnes transformées en junkies, mais le rappeur ne s'embarrasse pas de tels détails. La première chose qu'il fait, une fois installé ? Il téléphone à sa famille, vivant dans un bled paumé, et la fait emménager dans une splendide demeure ; puis il intègre ses frères et cousins à son empire naissant. Un célèbre adage ne dit-il pas : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Si si, la famille&lt;/span&gt;" ?&lt;br /&gt;Détail d'importance : la mère de Lucas est sans doute la personne qu'il aime le plus. Il prend toujours la peine d'accompagner sa maman à la messe, tous les dimanches, et la comble d'attention. On se rappelle des relations pour le moins tendues entre Tony et sa maman. Et le rappeur, humain malgré son baggy, aime profondément sa génitrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5. Au final, Lucas chute. Mais moins que Tony Montana, qui finit le pif plein de coke et la chemise pleine de sang, dans le bassin ornant le hall de son palais. Lucas, lui, finit en taule, mais permet de purger momentanément la police new-yorkaise de ses flics ripoux. Une revanche symbolique pour celui qui avait été humilié dès ses six ans par ces hommes supposés, à la base, protéger chaque citoyen. Car oui, comme un rappeur, Lucas n'aime pas la police. Dingue, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;"Celui qui parle le plus fort dans une pièce est en fait le plus faible."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les apparences, la vantardise et les démonstrations de force, voilà de quoi se méfie Frank Lucas. Les apparences, la vantardise, et les démonstrations de force, voilà ce qui remplit beaucoup de 16 mesures de rap.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'une certaine façon, c'est un manteau de fourrure qui aura perdu Frank Lucas. Celui, offert par sa femme (entre nous soit dit beaucoup plus belle que cette junkie d'Elvira), qu'il portera lors du combat Muhammad Ali Vs Joe Frazier, et qui attirera sur lui l'attention des flics, corrompus et incorruptibles. Attirer l'attention sur soi, voilà encore la préoccupation de beaucoup de rappeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est sans doute là que se situe le hic entre le personnage de Lucas et une partie du monde du rap.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est un homme simple, n'aime pas en faire des tonnes, s'habille simplement, sort peu. Pas de vagues, à moins que cela s'avère absolument nécessaire. Quand l'un de ses proches se la joue pimp avec lunettes de soleil et fringues excentriques, Lucas lui rappelle que c'est ce genre d'accoutrement qui peut faire perdre à quelqu'un crédibilité et liberté. Honnêteté, loyauté et discretion. Telle est la voie du parfait gangster. C'est ce qu'ont tendance à oublier certains proches de Frankie, encourant le risque de finir avec la tronche coincée dans le piano.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loin de ces préoccupations, le rap français, en ce moment, ressemble trop souvent à un concours de zigounettes, où celui qui a la plus grosse remporte la palme d'or. Et les MC's susceptibles de faire référence à un baron de la drogue dans leurs textes sont plus à chercher chez les adeptes actuels de rap de bourrin que chez les rappeurs-qui-aiment-bien-le-jazz. No offense, j'aime les deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, si Frank Lucas pouvait apporter un peu de sobriété dans le monde du rap, il serait sans nul doute l'un des personnages de la décennie. En tout cas pour moi. En attendant, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"American Gangster"&lt;/span&gt; a tout pour devenir un film-culte du rap.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-1311157549086948680?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/1311157549086948680/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=1311157549086948680' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/1311157549086948680'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/1311157549086948680'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/frank-lucas-va-t-il-devenir-le-nouveau.html' title='Frank Lucas va-t-il détrôner Tony Montana ?'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8rOmU7oHeI/AAAAAAAAAFQ/Z-icDMSfT7k/s72-c/american_gangster.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-3560627438275896427</id><published>2008-03-02T16:45:00.003+01:00</published><updated>2008-03-02T16:49:03.526+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>DMX - It's dark &amp; Hell is hot (1998)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8rMLE7oHdI/AAAAAAAAAFI/zDZH4H3iC9s/s1600-h/dmx.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8rMLE7oHdI/AAAAAAAAAFI/zDZH4H3iC9s/s320/dmx.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5173171612662898130" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en mars 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Earl Simmons était un personnage de cinéma, ce serait Bud White, le flic sanguin et ténébreux de&lt;strong&gt; "L.A. Confidential"&lt;/strong&gt;, avançant tant bien que mal avec son lourd passé en bandoulière. Un animal ? Facile : un pit ou un rotweiller - la bave aux lèvres, déchiqueteur de jugulaires, du genre à ne jamais lâcher prise. Un parfum ? Celui du souffre, le même qui semble émerger de la pochette ocre de son premier opus. Pour DMX, le rap n'est pas un jeu mais une lutte à mort. Il suffit d'écouter ses albums pour le comprendre.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;em minmax_bound="true"&gt;I want the money, give me the honeys with big asses, the most expensive champagne you got in big glasses.&lt;/em&gt;" ('Stop being greedy', 1998)   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;em minmax_bound="true"&gt;Home of the brave, my home is a cage and I'm a slave 'til my home is the grave&lt;/em&gt;" ('Ruff Ryders' Anthem', 1998)   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;em minmax_bound="true"&gt;The dark, the light. My heart, the fight. The wrong, the right. It's gone, aight !&lt;/em&gt;" ('Who we be', 2001)   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fin des années quatre-vingt dix, alors que le rap s'adoucit et se clubise de plus en plus, le Dark Man X pète les scores avec une musique brute et crue, &lt;em minmax_bound="true"&gt;raw &amp;amp; uncut&lt;/em&gt;. Pleine de bruit(s), de cris et de fureur. Matérialiste dans le fond, mais blessée dans son ego et ingérable. Le rêve et le cauchemar américains réunis en un seul homme. X recherche la paix en prônant la guerre ; il veut Dieu et le fric, les filles à gros culs bien bombés et la rédemption. Résultat : un dédoublement de personnalité quasi maladif. Pas la fausse schizophrénie surjouée, mais le déchirement intérieur, le vrai, que beaucoup de titres de &lt;strong&gt;"It's dark and Hell is hot"&lt;/strong&gt; traduisent (mises en scènes, changements de voix, prières, discussions avec son double ou avec Dieu). La joie et l'optimisme sont bannis, et ce premier album est le plus sombre de toute la carrière de DMX, pourtant bien éloignée du Daisy Age.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour tout exploser et traumatiser les esprits des petits Français plantés devant les chaînes musicales, il suffira de deux clips. 'Ruff Ryders' Anthem' et 'Stop being greedy' : des grosses bécanes, des quads, des meutes de chiens, des fenêtres défoncées ; la violence transpire des images, du flow, des instrus. Le choc est rude. La découverte de l'album, en cette année de coupe du monde, laisse sur le cul. De son 'Intro', incroyable mise sous pression de l'auditeur, à 'Niggaz done started something', invitant Mase et les Lox en guise de conclusion, &lt;strong&gt;"It's dark and Hell is hot"&lt;/strong&gt;, appuyé par les productions impeccables des Ruff Ryders affiliates Dame Grease et PK, ne connaît pas de temps mort. Même lorsque X rappe sur un sample cramé de Phil Collins ('I can feel it'), il troue les tympans.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;em minmax_bound="true"&gt;How can I maintain with mad shit on my brain ?&lt;/em&gt;, se demandait Earl Simmons. Torturé, c'est en devenant le Dark Man X qu'il combattit avec ses démons. En rappant les nuits de pleine lune, toujours sur le fil du rasoir et "&lt;em minmax_bound="true"&gt;trapped inside a cage&lt;/em&gt;". Avec Prodigy, il est sans doute le rappeur qui aura su le mieux retranscrire la souffrance.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1998, le rap américain était orphelin de leaders au potentiel commercial. 2Pac et Biggie venaient de se faire plomber. DMX, après un paquet d'années passées à traîner dans les couloirs du rap new-yorkais, arrivait à point. Une grande gueule incontrôlable, des rugissements incessants, une imagerie de mec à ne pas emmerder et, en plus, une capacité à adoucir le ton, à créer des tubes, qu'ils soient hardcore ('Ruff Ryders' Anthem', 'Get At Me Dog', 'Stop being greedy') ou laidback ('How's it going down'). Le chien de Yonkers avait ce qu'il fallait pour cartonner.    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sera le cas. &lt;strong&gt;"It's dark and Hell is hot"&lt;/strong&gt;, malgré ses airs de journal d'un damné décidé à en découdre, finira au sommet des charts. Ses successeurs suivront le même chemin. Mais DMX restera toujours un artiste titubant sur la frontière ténue entre raison et folie.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-3560627438275896427?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/3560627438275896427/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=3560627438275896427' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/3560627438275896427'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/3560627438275896427'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/dmx-its-dark-hell-is-hot-1998.html' title='DMX - It&apos;s dark &amp; Hell is hot (1998)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8rMLE7oHdI/AAAAAAAAAFI/zDZH4H3iC9s/s72-c/dmx.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-7520497646057204736</id><published>2008-03-02T15:12:00.006+01:00</published><updated>2008-03-02T15:36:35.791+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Billet'/><title type='text'>Hors du temps</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8q7R07oHcI/AAAAAAAAAFA/aiEjBWUh2CI/s1600-h/Ghost+Dog.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8q7R07oHcI/AAAAAAAAAFA/aiEjBWUh2CI/s400/Ghost+Dog.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5173153036929342914" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le film &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Ghost Dog"&lt;/span&gt; regorge de détails qui font référence au hip-hop. Le moment où le personnage joué par Forest Whitaker croise RZA. La scène où Timbo King, Dreddy Krueger et d'autres freestylent dans un parc sur l'instrumental d''Ice Cream'. Le couplet de Public Enemy rappé par un vieux mafieux... Mais il est un détail qui ne se contente pas d'être un clin d'oeil plaisant, qui donne au film une profondeur insoupçonnable si l'on n'y prête pas attention.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Au début du film de Jim Jarmusch, Ghost Dog vole une voiture pour aller remplir un contrat – il est tueur à gages. Une fois au volant, il glisse un disque dans l'autoradio du véhicule. Le morceau démarre : il s'agit de 'From then till now', de Killah Priest. Il le laissera durant tout le trajet, qui dans le film dure environ deux minutes. Le temps, donc, de bien laisser le spectateur s'en imprégner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Killah Priest est un rappeur new-yorkais, proche du groupe Wu-Tang Clan. Son premier album, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Heavy Mental"&lt;/span&gt; (1998), est une merveille, un disque d'une force incroyable, dense, complexe, explosif et planant à la fois. Priest a une forme d'écriture très particulière : il avance par images très brèves, les additionnant les unes aux autres pour finalement créer un paysage en rimes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Guns, shootouts and crack sales, black males who pack jails, trapped in Hell. No peace, cold streets, surrounded by police...&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le résultat est très fort : la description se complète petit à petit, de nouveaux éléments venant la préciser. Comme quand on entre dans une pièce sombre et que les yeux s'habituent lentement à l'obscurité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;'From then till now', porté par un instrumental mélancolique et hypnotique, fonctionne ainsi. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le genre de morceau qu'on écoute la nuit, les yeux dans le vague, l'esprit nulle part&lt;/span&gt;", écrivait E.I.A.I.S., chroniqueur-fantôme sur le site Abcdrduson. Il avait raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'un point de vue esthétique, le morceau est en parfaite adéquation avec les scènes qu'il habille. La promenade en voiture, les rues froides, les lampadaires, les passants, les feux clignotants, la route, les aboiements d'un chien. Tout défile, et, sous l'effet de la musique, prend une connotation mystérieuse, étrange, belle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais plus que les rues de sa ville, c'est son époque que Ghost Dog traverse. C'est en ayant cela en tête que l'on comprend à quel point le choix de 'From then till now' est judicieux. Killah Priest y fait, comme souvent, un parallèle entre le passé et le présent, comparant la situation actuelle des Noirs avec ce qu'elle était des siècles (voire des millénaires) auparavant, remontant jusqu'aux temps bibliques. Le fond du propos est sombre, comme l'est l'évolution : de rois à esclaves, de sages à dealers, des contrées magnifiques aux rues crasseuses des ghettos. Ghost Dog, lui, vit selon les préceptes d'un samouraï du XVIIème siècle, Jocho Yamamoto, compilés dans un ouvrage, le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Hagakure"&lt;/span&gt;. Il vit son temps en spectateur ascétique, constatant la disparition des valeurs, la lâcheté des êtres, la futilité du monde s'il n'est pas balisé par un code de l'honneur et une Voie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Now we act retarded, we forsook the wisdom of the fathers.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux personnages d'un autre temps, perdus dans une époque qui n'est, au fond, pas la leur. Killah Priest et sa Bible. Ghost Dog et son &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Hagakure"&lt;/span&gt;. Ce parallèle implicite est un coup de maître de la part de Jim Jarmusch et RZA. Film à détails et à clés, Ghost Dog est une oeuvre énigmatique dont les richesses se révèlent avec le temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="355" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/hqpEXI5C3Ck"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/hqpEXI5C3Ck" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" height="355" width="425"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-7520497646057204736?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/7520497646057204736/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=7520497646057204736' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/7520497646057204736'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/7520497646057204736'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/hors-du-temps.html' title='Hors du temps'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8q7R07oHcI/AAAAAAAAAFA/aiEjBWUh2CI/s72-c/Ghost+Dog.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-8948506216919599417</id><published>2008-03-02T12:26:00.003+01:00</published><updated>2008-03-02T15:36:58.743+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Interview'/><title type='text'>Interview Al'Tarba (décembre 2007)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.abcdrduson.com/images/features/logobig/al-tarba.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://www.abcdrduson.com/images/features/logobig/al-tarba.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voici l'histoire d'un jeune homme dont les principaux centres d'intérêt sont le rap, l'ultra-violence et la confection de beats crados. Bienvenue dans le monde d'Al'Tarba.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.abcdrduson.com/interviews/feature.php?id=158"&gt;Lire l'interview&lt;/a&gt;.&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-8948506216919599417?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/8948506216919599417/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=8948506216919599417' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/8948506216919599417'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/8948506216919599417'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/interview-altarba-dcembre-2007.html' title='Interview Al&apos;Tarba (décembre 2007)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-330080019130295808</id><published>2008-03-02T12:21:00.003+01:00</published><updated>2008-03-02T12:28:58.186+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Interview'/><title type='text'>Interview Antes (mai 2006)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.abcdrduson.com/images/features/logobig/antes.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://www.abcdrduson.com/images/features/logobig/antes.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Beatmaker du groupe aixois CAS, Antes nous en dit plus sur sa passion, sa façon de travailler et ses influences. Rencontre avec ce producteur jeune et talentueux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.abcdrduson.com/interviews/feature.php?id=87"&gt; Lire l'interview&lt;/a&gt;.&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-330080019130295808?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/330080019130295808/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=330080019130295808' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/330080019130295808'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/330080019130295808'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/interview-antes-mai-2006.html' title='Interview Antes (mai 2006)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-9152082825728010625</id><published>2008-03-02T12:16:00.002+01:00</published><updated>2008-03-02T12:19:28.809+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Necro - Death Rap (2007)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8qNNE7oHaI/AAAAAAAAAEw/hvzncJNOAZM/s1600-h/NECRO_DeathRap_cvrFINALJULY.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8qNNE7oHaI/AAAAAAAAAEw/hvzncJNOAZM/s320/NECRO_DeathRap_cvrFINALJULY.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5173102377790086562" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en décembre 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Comme tous les artistes un tant soit peu &lt;em&gt;différents&lt;/em&gt;, Necro déclenche haines et passions – "&lt;em&gt;il ne laisse personne indifférent&lt;/em&gt;", comme disent les communiqués de presse foireux. "Déclenchait" et "laissait" seraient sans doute plus appropriés.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; Il y a quelques années, à l'époque où les rappeurs blancs semblaient représenter une alternative valable pour l'avenir du rap (Cage, Copywrite, Non Phixion, la clique Anticon...) avant de rater quelques marches, le nom de Necro suffisait à éveiller l'intérêt des amateurs de hip-hop. &lt;strong&gt;"I Need Drugs"&lt;/strong&gt; puis &lt;strong&gt;"Gory Days" &lt;/strong&gt;sortirent : deux gros disques venant tout droit des égoûts de la Grosse Pomme et surtout deux classiques qui imposèrent Ron Braunstein comme une figure incontournable pour tous ceux qui aimaient la musique cradingue, simple et efficace. Et comme un antéchrist pour les tenants d'un rap moral, conscientisé et intelligent - à message . &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le tournant (aka "l'overdose") se situe sans doute au tournant de l'année 2004. "Overdose", car Necro devînt omniprésent, produisant à la pelle (l'intégralité des disques d'Ill Bill, Goretex, Sabac Red et Mr. Hyde) et rappant toujours sur les mêmes thèmes, mais sans l'effet de surprise des premiers temps. De projet en projet (&lt;strong&gt;"The Pre-Fix For Death"&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;"The Sexorcist"&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;"The Circle Of Tyrants"&lt;/strong&gt; avec Ill Bill, Goretex et Mr. Hyde), toujours le même refrain : du cul et de la violence teintée de sadisme. Une bonne partie de la base de fans originelle finit par se lasser et lui tourna le dos. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En septembre 2007, le voilà une nouvelle fois de retour, avec &lt;strong&gt;"Death Rap"&lt;/strong&gt;, son quatrième album solo. Qui ne semble pas déchaîner les foules. Ce qui est dommage, car nous tenons là le plus ambitieux album de Necro depuis... longtemps. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Mais pour pas mal de monde, ce disque est une sombre merde. Trop assourdissant, trop répétitif. Car Necro, qui fit partie d'un groupe de metal dans sa jeunesse, exploite maintenant ce filon : le mélange de rap et de rock "dur", à base de hurlements gutturaux et de gros riffs de guitare électrique. &lt;strong&gt;"The Pre-Fix for Death" &lt;/strong&gt;(2004) proposait déjà, via quelques collaborations avec des artistes de la scène metal et hardcore, quelques pistes. Ceux qui l'ont écouté se souviendront longtemps du démentiel 'Push it to the limit' et de son refrain. Sur &lt;strong&gt;"Death Rap"&lt;/strong&gt;, il approfondit ces voies et les synthétise. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Une synthèse, ce nouvel opus l'est à plusieurs titres. Par sa longueur, premièrement : 14 titres, 37 minutes de musique. Exit les 25 titres de l'album précédent. La formule est plus ramassée, moins brouillonne, plus maîtrisée. Elle gagne en efficacité. Pas le temps de s'ennuyer : l'auditeur est pris dans un tourbillon de haine, de violence et de menaces dont il ne ressort que lorsque démarre 'Portrait of a death rapper', le dernier titre, avec son sample vocal presque doux et ses notes de basse vibrantes. Etrange conclusion, pour un périple tout aussi surprenant : le fond reste le même mais la forme lui confère une ampleur nouvelle. Necro ne fait pas plus peur qu'un nerd écrivant en "caps lock" avec des tonnes de points d'exclamation mais, ici, ses tombeaux d'injures et d'atrocités giflent autant que les guitares électriques furieuses et les refrains hurlés par ses compères des Cro-Mags ('Belligerant Gangsters'), des Twelve Tribes ('Keeping it Real') ou des Shadows Fall ('Suffocated To Death by God's shadow'). &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Synthèse au niveau des styles, donc : le grand écart entre rap et rock est parfaitement réussi, même si Necro n'est évidemment pas le premier à le tenter. Pas une fusion boiteuse, comme nous le disait le producteur toulousain Al'Tarba en interview, mais un disque à la fois pour rappeurs et metaleux - deux publics différents, que le producteur et MC brooklynite peut sans doute se vanter de parvenir à rassembler. Du Necro classique, on retrouve le goût pour les instrus glauques et simples ('Exploitation', 'As Deadly as can be', 'Technician of Execution', 'Forensic Pathology'), les textes bardés de références à la "sous-culture" occidentale, les enchaînements de rimes décrivant divers châtiments physiques. Du Necro nouveau, on apprécie les changements de flow, les collaborations avec des artistes metal et hardcore punk, les expérimentations et les prises de risques. Bref, une nouvelle façon d'exprimer les mêmes choses ; une évolution appréciable et un renouvellement salutaire. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ceux qui disent que Necro tourne en rond se trompent donc. Le rappeur et beatmaker new-yorkais ne répète pas sans cesse la même formule. Le fond reste identique, oui, mais la forme varie considérablement. Et Necro ne se trompe pas en empruntant ces chemins :  ses menaces et sa hargne fusionnent parfaitement avec ses nouvelles orientation musicales. &lt;strong&gt;"Death Rap" &lt;/strong&gt;en est la preuve.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-9152082825728010625?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/9152082825728010625/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=9152082825728010625' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/9152082825728010625'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/9152082825728010625'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/necro-death-rap-2007.html' title='Necro - Death Rap (2007)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8qNNE7oHaI/AAAAAAAAAEw/hvzncJNOAZM/s72-c/NECRO_DeathRap_cvrFINALJULY.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-4656091036232000362</id><published>2008-03-02T12:11:00.002+01:00</published><updated>2008-03-02T12:16:32.261+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Necro - I Need Drugs (2000)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8qMgE7oHZI/AAAAAAAAAEo/dij2W0226HI/s1600-h/necr+i+need+drugs.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8qMgE7oHZI/AAAAAAAAAEo/dij2W0226HI/s320/necr+i+need+drugs.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5173101604695973266" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en décembre 2005.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Hip-hop's too nice, it's too pretty. Take a razor and slice it !!"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Necro est vraiment un enfoiré. Après avoir découvert le rap au début des 90's par l'intermédiaire de son grand frère Ill Bill, le bonhomme a su se tailler une solide réputation de self made-man dans le monde du hip-hop et d'homme à tout faire assurant raps, productions (le maxi &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Agent Orange"&lt;/span&gt; de Cage, et d'autres sons pour Al Tariq ou encore Missin' Linx), mix, distribution et direction de label. Ce blanc-bec originaire des Glenwood Projects de Brooklyn sait ce qu’il veut : du fric, et beaucoup ! Pour cela il crée à la fin des années 1990 le label Psycho+Logical-records (".&lt;span style="font-style: italic;"&gt;..'cause it’s logical to be a psycho...&lt;/span&gt;") et monte peu à peu son business en tirant profit de tous les médias à sa disposition : le net, qui lui permet de fonder le site necrohiphop.com, véritable boutique en ligne de ses produits, ou encore les livrets des sorties estampillées P+L-records, qui deviennent des vitrines de sa structure, plus proches du catalogue exhaustif que du simple livret. Et comme si le rap ne suffisait pas à remplir son compte en banque, Necro donne aussi dans le porno (&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Sexy Sluts"&lt;/span&gt;...) et dans le court-métrage trash (&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Devil made me do it"&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"187 reasonz Y a pig should die"&lt;/span&gt;). Musicalement parlant, il sort en 1996 un premier maxi, le fameux &lt;span class="oeuvre"&gt;"Get On your knees/Underground"&lt;/span&gt;, suivi début 1998 d'un EP comprenant les titres 'Cockroaches', 'I'm sick of you', 'Burn the Groove to death', 'Fuck you to the track' et 'S.T.D.' qui lui permirent de se créer un buzz non négligeable à la fois en tant que MC et producteur dans le milieu underground new-yorkais. Mais la première grosse sortie discographique qui fit connaître cette structure est l’album solo de Necro, le démentiel &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"I Need Drugs"&lt;/span&gt;, rassemblant anciens titres, freestyles en radio et inédits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Impossible de parler de ce premier album de Necro sans s’attarder sur sa pochette. Celle-ci annonce immédiatement la couleur. On y voit Uncle Howie, oncle de Necro, camé notoire et mascotte de la clique Non Phixion (il intervient quasi-systématiquement sur les opus des membres du crew pour des skits à chaque fois plus gonflants), tapotant la seringue pleine d’héroïne qui lui permettra de s’envoyer au 7ème ciel tandis que le titre du disque, I Need Drugs, s’étale à côté de son visage cadavérique. Peut-être la jaquette la plus crade de l’histoire du rap.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Necro, disions-nous, est vraiment un enfoiré. Mélange d'Alex, personnage principal de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Orange Mécanique"&lt;/span&gt;, pour son sadisme et son humour noir, du maquereau interprété par Harvey Keitel dans &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Taxi Driver"&lt;/span&gt; pour ses relations aux femmes et de n’importe quel Gérard du PMU du coin pour sa beauferie, le jeune R. Braunstein se distingue par ses textes dignes d’un film gore de série Z que même Jean Rollin n’aurait pas assumé. Pour la faire courte (jetez un coup d’œil au tracklisting pour vous en convaincre), Necro "va fendre ton crâne de pédale et baiser ta femme jusqu’à ce qu’elle en crève, enculé de ta mère !". C'est son fond de commerce, sa marque de fabrique. L’homme refuse d’ailleurs d’être photographié lorsqu’il rit. Un texte de Necro se doit de parler de putes, de torture, de violence gratuite et de drogues. Si un morceau commence comme une histoire à l’eau de rose, par un homme rencontrant par une belle journée une jeune femme magnifique, c’est pour apprendre quelques rimes plus loin que cette &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"salope avait la syphilis"&lt;/span&gt; ('S.T.D.'). On écoute pourtant cet être qui semble si répugnant avec un plaisir non feint. Pourquoi ? Parce que c’est souvent marrant, ne nous voilons pas la face. Mais pas seulement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’affaire serait en effet vite réglée si Necro était mauvais derrière le micro. Il amuserait la galerie cinq minutes, serait ce "whitey we love to hate" pendant un moment puis tout le monde finirait par l’oublier après avoir écouté deux ou trois fois son disque. Il retomberait dans les tréfonds de l’underground new-yorkais et irait rapper ses textes à ses potes au cerveau aussi déglingué que le sien lors de leurs soirées alcoolisées et enfumées. Seulement voilà, Necro rappe comme un malade tout au long de cet album. Il se lance dans d’interminables phases sans se soucier des caisses qu’elles soient grosses ou claires, s’arrête seulement lorsqu’il n’a plus de souffle, puis repart immédiatement et retombe toujours sur ses pattes, même s'il doit pour cela accrocher quelques branches au passage. Il joue avec le beat, chantonne le temps de travestir un refrain connu (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"and another blunt filled with dust !"&lt;/span&gt;), semble vraiment se faire plaisir. 'Underground' est d’ailleurs, à ce titre, un track complètement dingue. Necro ne se contente pas de rapper ses textes, il les interprète, changeant de ton, de rythme. A l’exception du mauvais 'Cockroaches' et du banal 'STD', qui paraît avoir été réalisé lors d’un bad trip tant il est torturé, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"I Need Drugs"&lt;/span&gt; ne comporte que des tueries, ne souffre d'aucun temps mort. De 'The Most sadistic' en compagnie de son grand frère Ill Bill (seul invité de l’album), rappeur au sein de Non Phixion et auteur d’un couplet d’anthologie sur l’énorme 'You're dead', au terrible 'Fuck you to the track' en passant par 'I need drugs' où Necro parodie le mou-du-gland 'I need love' de LL Cool J, transformant celui-ci en un récit glaçant de toxicomane, ou encore le très chaud 'Get on your knees', on ne compte plus les réussites. Résultat : &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"I Need Drugs"&lt;/span&gt; est un album vers lequel on reviendra, qui ne prendra pas la poussière sur une étagère. Il serait vraiment trop simpliste de réduire Necro à un connard homophobe, misogyne et détraqué (ce qu’il est indéniablement) comme le font certains, et ceux qui l’apprécient à des ados boutonneux en manque de gros mots et de gore. Il est également un rappeur d’exception lorsqu’il s’en donne la peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réputé en tant que beatmaker autant, sinon plus, qu’en tant que rappeur, Necro n’a pas son pareil pour créer des atmosphères à la fois oppressantes, sombres et épiques. &lt;span class="oeuvre"&gt;"I Need Drugs"&lt;/span&gt; est l'illustration parfaite de la palette musicale de Necro, plus large que l'on pourrait penser au premier abord. Il sample aussi bien quelques notes de pianos lugubres ('The Most Sadistic', 'Rugged Shit'), des riffs de guitare électrique ('Your fuckin' head split'), des violons angoissants, ou encore des trompettes victorieuses ('Fuck you to the Track'). Des lignes de basse lourdes et étouffantes soutiennent cet édifice instrumental tantôt franchement glauque, aux relents de caveau humide et de vieux donjon, tantôt faussement enjoué pour mieux souligner et mettre en avant le sadisme des lyrics de Necro. Mais celui-ci est aussi adepte d'échantillons vocaux, comme il le démontre sur 'Get on your knees', 'Burn the groove to death' ou encore 'Underground', sur lequel il sample impitoyablement les Bee Gees. Il reproduira cette formule musicale sur tous les albums qu’il produira par la suite, à commencer par son second solo, de bonne facture bien qu'un cran en deçà de ce "&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;I Need Drugs"&lt;/span&gt;, &lt;span class="oeuvre"&gt;"Gory Days"&lt;/span&gt; qui paraîtra en 2001, avant de s'orienter vers des sons plus rock comme le laissent penser ses instrus récents. Necro, et c'est une part non négligeable du personnage tant il semble prolifique depuis quelques années (il se charge en effet de l'intégralité des instrus de la quasi-totalité des sorties Psycho+Logical-Records), s'avère donc également être un excellent producteur, tissant des ambiances convenant parfaitement à son style de rap et à celui de ses proches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus qu’une réussite, Necro réalise avec ce &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"I Need Drugs"&lt;/span&gt; un véritable coup de maître. On pourra lui reprocher d’être plus proche de la compilation de maxis sortis précédemment que d’un véritable album, mais cela s’entend finalement assez peu et l’ensemble ne souffre aucunement d’hétérogénéité ou d’incohérence. Necro imposait son style au coupe-coupe dans la jungle des sorties new-yorkaises et marquait les esprits avec cet opus noir, trash et sanglant. Il se cantonna malheureusement à ce style, oubliant de se renouveler et d’évoluer, ce qui l’amena rapidement à tourner en rond, lassant le public qui avait pu soutenir cette première sortie. Car ce qui est plaisant et surprenant sur un album peut s’avérer lourdingue, voire très chiant, sur une carrière. Le rythme de production quasi industriel de Necro dans les premières années du XXIème siècle et des lyrics ainsi qu’un flow virant à l’auto-caricature eurent raison de l’engouement suscité par &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"I Need Drugs"&lt;/span&gt;, qui reste de loin la meilleure sortie du label Psycho+Logical-Records.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-4656091036232000362?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/4656091036232000362/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=4656091036232000362' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/4656091036232000362'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/4656091036232000362'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/necro-i-need-drugs-2000.html' title='Necro - I Need Drugs (2000)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8qMgE7oHZI/AAAAAAAAAEo/dij2W0226HI/s72-c/necr+i+need+drugs.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-8253646013159847968</id><published>2008-03-02T12:06:00.003+01:00</published><updated>2008-03-02T12:10:43.361+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Le Rat Luciano - Mode de vie... Béton Style (2000)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8qLKE7oHYI/AAAAAAAAAEg/I0zonthWl8M/s1600-h/rat+luciano.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8qLKE7oHYI/AAAAAAAAAEg/I0zonthWl8M/s200/rat+luciano.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5173100127227223426" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en novembre 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;       "&lt;i&gt;J'écris la naissance et la mort de chaque sentiment. Recueille mes dernières confidences avant mon enterrement.&lt;/i&gt;"&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;  Mars 1999. Le Côté Obscur vole en éclats. La rupture entre IAM et la Fonky Family est consommée avec la sortie du &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Hors-Série volume 1"&lt;/span&gt; : le morceau d'ouverture, 'Sans Titre', exprime le ressentiment de la deuxième génération marseillaise vis-à-vis de ses aînés. Problèmes d'argent. Mais aussi d'ego, malmené par l'appellation "petits-frères-d'IAM" collant aux micros de Sat, du Rat Luciano, de Don Choa et de Menzo.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;  Octobre 2000. Sort le premier album solo d'un membre de la FF : &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Mode de vie... Béton style"&lt;/span&gt;, du Rat Luciano.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; Au cours de l'an et demi qui sépare ces deux dates, le groupe marseillais a encore connu le succès - 'Si je les avais écoutés', extrait de leur EP, tournait à longueur de journée sur Skyrock.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;  'Bad Boys de Marseille'. &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Si Dieu Veut... Inch'Allah"&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Hors-série volume 1"&lt;/span&gt;. Une génération d'auditeurs de rap a été bercée et transportée par ces disques, a levé en l'air son frêle majeur en murmurant "Nique Tout !" tard le soir, a écrit "Nique la musique de France" sur ses classeurs en haïssant du fond du coeur des chanteurs qu'elle n'avait jamais vraiment écoutés. Heureusement que les téléphones portables et Dailymotion n'existaient pas à l'époque – autant de preuves et de souvenirs embarrassants en moins. [Aparté sociologique : les jeunes d'aujourd'hui ne sont pas plus débiles que nous à l'époque, ils ont juste plus de moyens techniques de s'afficher.]&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;  "&lt;i&gt;Les gens ont changé&lt;/i&gt;"&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; Dilemme pour Le Rat, comme pour tous les rappeurs ayant "réussi" : le succès amène l'argent, mais aussi médisance et jalousie. D'une certaine façon, il se retrouve dans la même situation qu'Akhenaton quelques années plus tôt, sous le feu du même genre de reproches. Critiques, ragots, rumeurs... Malgré leurs différends, les deux hommes se ressemblent : tous deux mettent au premier rang l'amitié et la famille, et tous deux auront laissé entendre à leur manière dans leurs textes à quel point les propos tenus sur eux les touchaient.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;   "&lt;i&gt;Ils ont beau parler de moi mais ils ne savent rien. A quel monde j'appartiens ? Peut-être le même qu'eux&lt;/i&gt;."&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; Leurs réactions sont pourtant bien différentes. Akhenaton aura répondu avec 'Reste Underground', une claque sur la bouche des "petits juges de l'underground". Le Rat, de son côté, se réclame toujours de ce même underground, rejette la "vie d'artiste". Mieux, il cherche à comprendre les attaques en se (re)mettant à la place de ses détracteurs : "&lt;i&gt;J'aime parler de la rue et ça déplaît à certains petits jeunes. Pourtant je pourrai placer ma vie entre leurs mains. Quoi qu'il arrive, je les comprendrai s'ils m'attaquent avec des allusions – peut-être que j'étais pareil quand je voyais rien à l'horizon&lt;/i&gt;."&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;  Entendu de cette façon, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Mode de vie..."&lt;/span&gt; est un album touchant, comme peu le sont. Parler de sincérité et d'authenticité à propos d'un rappeur paraît galvaudé, et beaucoup l'ont fait pour décrire Le Rat Luciano. Difficile pourtant de ressentir autre chose en écoutant ses titres. Et quasiment impossible de trouver un autre terme pour définir cette sensation. Simplicité, toujours : jamais d'egotrip, l'impression constante d'écouter quelqu'un se livrant entièrement, décrivant sa vie sans chercher à en faire des punchlines. &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Mode de vie... Béton style"&lt;/span&gt; se situe là, quelque part entre le reportage dans les rues de la "zone" et le journal intime d'un jeune adulte un peu paumé dans cette sous-France. Remis en cause par les critiques, le rappeur marseillais clame son appartenance au monde des laissés pour compte.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; Car Le Rat est avant tout un rappeur du prolétariat, sans que cela sous-entende qu'il possède une conscience marxiste réfléchie. Mais il représente ce milieu, le défend, le met en avant dans ses textes et appelle à son unité. Snobs et bourgeois sont haïs et ridiculisés ; le monde des pauvres, des ouvriers et des "marginaux" a droit à de multiples éloges - "&lt;i&gt;vivre comme eux, c'est la classe, la vraie.&lt;/i&gt;". La rue, omniprésente, est sa source d'inspiration première et sa résidence principale. Même dans certains instrus, son univers transparaît. Sur 'Mode de vie complexe' par exemple : le sample planant de Millie Jackson rappelle cette atmosphère si particulière des nuits estivales dans les villes du sud.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;   Déjà sur &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Si Dieu veut..."&lt;/span&gt;, Le Rat se démarquait par son écriture et son style. Les autres n'étaient pas mauvais, mais lui était à part. Technique sans en faire étalage. Nonchalant. Explosif sans brailler. Toujours les nerfs à vif, les mains sales, et plein d'humanité. Du genre à pointer l'hexagone du doigt, du shit sous un ongle. C'est toujours le cas sur &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Mode de vie... Béton style"&lt;/span&gt;. De ses interludes haletants ('De un', 'De deux' et 'De trois') à son implosion sur 'Niquer le bénef', il montre qu'il est passé au niveau supérieur et laisse ses invités loin derrière – à l'exception de Don Choa, énorme sur 'Le jeu'.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Mode de vie... Béton style"&lt;/span&gt; est le disque le plus abouti sorti par un membre de la Fonky Family en solo, et même le seul vrai bon disque. Si beaucoup ont été désarçonnés par les productions très "années 1980" de Pone, cet album mérite que l'on se repenche dessus : il serait malheureux de passer à côté des écrits de Christophe Carmona, alias Le Rat Luciano.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;  "&lt;i&gt;J'espère que tu reçois, que tu ressens ou que tu vois ce qu'il y a de caché entre les lignes.&lt;/i&gt;" 'Derrière les apparences'.       &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-8253646013159847968?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/8253646013159847968/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=8253646013159847968' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/8253646013159847968'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/8253646013159847968'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/le-rat-luciano-mode-de-vie-bton-style.html' title='Le Rat Luciano - Mode de vie... Béton Style (2000)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8qLKE7oHYI/AAAAAAAAAEg/I0zonthWl8M/s72-c/rat+luciano.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-8047070163477689302</id><published>2008-03-02T12:01:00.005+01:00</published><updated>2008-03-02T15:53:39.879+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Apathy - Eastern Philosophy (2006)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8qJxU7oHXI/AAAAAAAAAEY/TLa7yQbvjKc/s1600-h/apathy+eastern+philosophy.jpeg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8qJxU7oHXI/AAAAAAAAAEY/TLa7yQbvjKc/s320/apathy+eastern+philosophy.jpeg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5173098602513833330" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en juin 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      "&lt;em minmax_bound="true"&gt;I'm from the home of a million legends.&lt;/em&gt;"&lt;br /&gt;Rakim - 'Streets Of New-York' &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du speech chiant à l'avalanche de scratches en passant par les samples de films, il existe une multitude de manières d'introduire un album de rap. Apathy, lui, a opté pour le clin d'œil d'initié, ouvrant &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;&lt;span class="oeuvre"&gt;"Eastern Philosophy"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; de la même manière que le B.D.P. de KRS One démarrait &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"By All Means Necessary"&lt;/span&gt; dix-huit ans plus tôt – par la question ayant, entre autres subtilités, façonné la légende de l'humilité du "teacher" : "&lt;em minmax_bound="true"&gt;So you're a philosopher ? Yes...&lt;/em&gt;", le MC du Connecticut nous épargnant cette fois le fameux "&lt;em minmax_bound="true"&gt;I think very deeply !&lt;/em&gt;". Plus qu'un détail, c'est un symbole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier solo d'un MC même pas trentenaire, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Eastern Philosophy"&lt;/span&gt; a pourtant des airs de coup d'œil jeté par-dessus l'épaule avec un brin de nostalgie. Il prend même par moments l'allure d'un constat d'échec, malgré le dynamisme dégagé par les beats. "&lt;em minmax_bound="true"&gt;I feel like a preacher man and someone burnt down my church&lt;/em&gt;", glisse Apathy au détour d'un couplet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les incendiaires ? Internet, entre autres, les backpackers, et tous ces débutants qui se mirent à rapper à tort et à travers à partir des années 2000, jurant être des "microphone masters" alors qu'ils n'étaient que des nazes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son église ? Le hip-hop de la côte est des années quatre-vingt dix et la mentalité d'alors, évoqués par le grand nombre de scratches et de références qui jalonnent le disque, ou plus directement dans 'Me &amp;amp; my friends', par un couplet de grande classe : "&lt;em minmax_bound="true"&gt;I remember in the 90's it was all about 40's and blunts, Nas' cassettes, Das EFX and Reebok Pumps / punk motherfuckers that were claimin' they got Tecs and rockin' ski masks like Q-Tip in 'Hot Sex' / Before, them underground rappers were complex, when Mobb Deep and Jay still lived in the projects...&lt;/em&gt;". C'est en partie à cette fondation rap et au style de vie de la East Coast qu'entreprend de rendre hommage Apathy, tout en racontant sa propre histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un scratch peut n'être qu'une simple citation illustrant le thème d'un morceau. Mais il établit le plus souvent une forme d'intertextualité entre les différentes œuvres de rap, les groupes et les époques – démontrant si besoin était que le hip-hop constitue bien une culture, avec ses codes, ses traditions et ses références. C'est le cas ici, lorsque la "&lt;em minmax_bound="true"&gt;eastern philosophy&lt;/em&gt;" revendiquée, quasi fil rouge de l'album, est étayée par les voix de Guru, Lauryn Hill, Notorious B.I.G., Jay-Z, Buckshot, Jeru ou Nas. C'est encore plus flagrant quand un morceau entier est développé autour d'un sample d'Onyx ('All About Crime', sur une bonne production d'un autre Demigod, Celph Titled). Enfin et surtout, débuter un disque intitulé &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Eastern Philosophy"&lt;/span&gt; sur un clin d'œil à KRS One et le clore en invitant celle qui illumina les jours pluvieux de Raekwon et Ghostface une décennie plus tôt ne peut être totalement fortuit. Ainsi, sans distribuer bons et mauvais points ni se lancer dans de grandes tirades vengeresses, Apathy fait indirectement revivre avec une certaine subtilité, en 2006, une époque désormais révolue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, comme Maste Ace et les Cunninlynguists contemplant le cycle des saisons du hip-hop, Apathy observe son église en flammes, capuche rabattue sur la tête, Timb's aux pieds et mains enfoncées dans les poches de son baggy. Puis, des souvenirs plein le crâne et malgré la lassitude et les déceptions ("&lt;em minmax_bound="true"&gt;that shit hurts...&lt;/em&gt;"), il revient aux affaires pour construire un nouvel édifice, sur le même modèle. Qu'il se rassure, les fondements sont solides : la "langue d'alien" qui se fit remarquer aux côtés de Jedi Mind Tricks il y a une dizaine d'années n'a rien perdu de sa verve ni de son talent – que les morceaux soient thématiques ou egotrip -, et pose sur des productions bien plus inventives et diversifiées que la moyenne du genre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-8047070163477689302?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/8047070163477689302/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=8047070163477689302' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/8047070163477689302'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/8047070163477689302'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/apathy-eastern-philosophy-2006.html' title='Apathy - Eastern Philosophy (2006)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8qJxU7oHXI/AAAAAAAAAEY/TLa7yQbvjKc/s72-c/apathy+eastern+philosophy.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-5211570432654636263</id><published>2008-03-02T11:56:00.003+01:00</published><updated>2008-03-02T11:59:58.396+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Shabazz The Disciple - The Book Of Shabazz (Hidden Scrollz) (2003)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.abcdrduson.com/images/pochettes/shabazz_-_the_book_of.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.abcdrduson.com/images/pochettes/shabazz_-_the_book_of.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en novembre 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;"&lt;i&gt;La vie met des crampes.&lt;/i&gt;"&lt;br /&gt;Oxmo Puccino – 'Mine de cristal'&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sur sa page myspace, Shabazz The Disciple affirme n'être similaire à aucun autre artiste. Mieux, il estime avoir influencé pas mal de monde, Big Pun en tête. Cela peut sembler pour le moins prétentieux. Pourtant en réécoutant 'Crime Saga' (1995), l’un des premiers maxis de Shabazz, les similitudes frappent : débit, thème, façon de raconter et de mener son récit, style… La ressemblance est flagrante.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Repéré par RZA dès 1991, celui qui se faisait alors appeler Scientific Shabazz, par ailleurs cousin de Freestyle (ex-Arsonists), faillit faire partie du Wu-Tang Clan. En France, ce MC originaire de Brooklyn est quasiment inconnu. Quelques auditeurs de rap marseillais se souviennent peut-être de ses apparitions sur deux titres du projet &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Sad Hill Impact"&lt;/span&gt; de Kheops, en 2000. Les fans de rap américain, eux, ont encore en tête son premier couplet lâché sur le 'Diary of a Madman' des Gravediggaz, ou son implication temporaire dans le groupe Sunz Of Man. En dehors de cela, il reste perdu dans la masse grouillante de Wu-Affiliates ayant proliféré à partir de 1993 sans jamais vraiment parvenir à se faire une place au soleil.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Officiellement, il a à son actif deux disques :  (2003) et &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Book Of Shabazz  (Hidden Scrollz)""The Passion of the Hood Christ"&lt;/span&gt; (2005), un album plutôt moyen, malgré quelques textes touchants consacrés à la mort de proches ('Preme', 'Marion').&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Book of Shabazz"&lt;/span&gt;, sorti en 2003, est donc à ce jour le meilleur disque de Shabazz The Disciple. Malheureusement pour lui, il ne s'agit que d'une compilation/rétrospective mélangeant anciens titres et inédits. Pas suffisant pour défoncer les portes du Panthéon hip-hop ; seulement une trace rappelant qu'un énième rappeur archi-talentueux passa par là et tailla son lot de gemmes dans son coin.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Car &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Book Of Shabazz"&lt;/span&gt; est une succession de morceaux incroyablement bons. Seule l'absence du classique 'Death be the Penalty' est regrettable. Mais du tubesque 'Red Hook Day' au lugubre 'Street Parables', du rapide 'Cremate 'Em' au sautillant 'BKBS', le Disciple s'impose par sa versatilité. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Et c'est bien dans toute sa diversité que ce disque permet de découvrir Shabazz. Guerrier impitoyable et mystique. Simple être humain confronté aux aléas de la vie dans les rues de Brooklyn. Fan de hip-hop respectueux des aînés ("&lt;i&gt;I love Wu-Tang forever, 'cause the RZA discovered me&lt;/i&gt;") et démuni face à l'industrie du disque. Elève en perpétuelle quête de sagesse, toujours : ce n'est pas pour rien qu'il abandonna l'arrogance du Scientific pour l'humilité du Disciple. Loin de s'être cantonné au registre horrorcore de 'Diary of a Madman', il a su composer entre introspection et montées nerveuses, réalité et imaginaire. Deux constantes, néanmoins : une écriture de grande qualité, dense ou limpide selon les thèmes ; et cette voix légèrement éraillée, dégageant une rage naturelle, comme contenue sous pression.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sombres et discrètes le plus souvent (à l'exception notable des voix joyeuses qui servent de refrain à 'Red Hook Day' et du sample de cuivre sur 'BKBS'), les instrus développent juste ce qu'il faut pour installer une atmosphère noire, sans jamais prendre le pas sur le rap de Shabazz. Juste le nécessaire, donc, dans les beats de Lord Jamar, Q-Unique ou Baby J. Pas d'effets de manches : pianos, cordes, quelques voix par moments, une basse, une rythmique. Ce minimalisme suffit.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Essentiel pour tout amateur de rap east coast du milieu des années 90, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Book Of Shabazz"&lt;/span&gt; est d'une intensité rare. Seuls quelques skits drôles à la première écoute puis très chiants par la suite (comme souvent) font office de temps morts sur ce disque qui, autrement, ne souffre d'aucune baisse de régime. Si la vie met effectivement des crampes, Shabazz peut néanmoins se vanter d'avoir écrit quelques belles pages du rap new-yorkais, conservées ici. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-5211570432654636263?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/5211570432654636263/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=5211570432654636263' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/5211570432654636263'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/5211570432654636263'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/shabazz-disciple-book-of-shabazz-hidden.html' title='Shabazz The Disciple - The Book Of Shabazz (Hidden Scrollz) (2003)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-8307272340996941320</id><published>2008-03-02T11:40:00.003+01:00</published><updated>2008-03-02T11:44:57.001+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Hell Razah - Renaissance Child (2007)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8qFEk7oHWI/AAAAAAAAAEQ/op-1II9BieY/s1600-h/hell+razah.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8qFEk7oHWI/AAAAAAAAAEQ/op-1II9BieY/s320/hell+razah.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5173093435668176226" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en octobre 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;       "&lt;i&gt;It's a poor legacy, but it's all I have…&lt;/i&gt;"&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; Au cours de la dernière décennie du vingtième siècle, un groupe de neuf guerriers émergea des bas-fonds new-yorkais et transforma Staten Island en un gigantesque champ de bataille le temps d'un chambara musical sanglant. Les cous morflèrent, les larmes coulèrent. Dans son sillage, un second collectif - les Sunz Of Man - fit de Brooklyn une terre mystique, sombre et froide, traversée de nuit par les rescapés de la Tribu de Juda et seulement éclairée par l'éclat des lames de ces soldats de l'ombre. Il résulta de ces coups de force deux grands disques de rap : &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Enter The Wu-Tang : 36 chambers"&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Last Shall Be First"&lt;/span&gt;, suivis d'une nébuleuse de solos plus ou moins mémorables. Ceux des membres du Wu-Tang ne sont plus à citer. Quant à ceux des Sunz Of Man, il en restera au moins l'œuvre imposante de Killah Priest, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Heavy Mental"&lt;/span&gt;, sommet de hip-hop ésotérique et dense, à la fois planant et incisif.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; Hell Razah fut l'un des piliers de l'aventure Sunz Of Man avec Prodigal Sunn, Killah Priest et 60 Second Assassin. Lui et le prêtre tueur évoluaient dans des registres proches, partageant un goût pour des métaphores bibliques qui rendaient leurs textes mystérieux, difficilement pénétrables et donc facilement envoûtants. Rien d'étonnant, par conséquent, à ce qu'ils se côtoient encore au sein de deux autres groupes : les Maccabeez (Hell Razah, Killah Priest, Timbo King) et la Black Market Militia (Razah, Priest, Timbo King, Tragedy Khadafi, William Cooper).&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;   Aujourd'hui, le MC de Red Hook (Brooklyn) revient avec un second album solo, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Renaissance Child"&lt;/span&gt;, successeur de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"When All Hell Breaks Loose"&lt;/span&gt; (2001).&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; Toujours aussi grave, la voix exempte de joie, le débit peu enclin aux accélérations, il s'y montre fidèle à lui-même. Rarement flamboyant, certes. Parfois un peu trop monotone et manquant de panache, aussi. Mais chez Hell Razah l'essentiel n'est pas là. Il s'agit plus d'une question de présence, d'attitude et d'atmosphère. Déclamant ses anathèmes à l'encontre de l'industrie du disque (comme au temps d''Illusions'), empilant les références religieuses et les délires opaques de "Maccabees", "black jews" et "israelites" - notamment dans la seconde partie de l'album -, ou rappelant que son peuple fut bâtisseur de pyramides avant d'être rat des ghettos ('Runaway Sambo', 'Millineuim Warfare'), il se trouve là où on l'attendait, d'autant plus ferme et déterminé qu'il considère ce disque comme une renaissance.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; Les pianos, les violons tremblotants, les samples de soul mélancoliques font le plus souvent place à de grosses boucles de cuivres, voix pitchées et rythmiques péchues. L'ensemble y gagne en dynamisme. Forcément, le charme opère moins que lorsque les instrus plantaient des ambiances nocturnes en trois notes, mais la qualité du travail de Bronze Nazareth et des autres producteurs éclipse petit à petit ce détail. Au cœur de cette tornade sonore montant en puissance à partir de 'Chain Gang', Hell Razah reste le plus souvent de marbre, stoïque et droit comme un i, même lorsque la musique s'emballe méchamment pour prendre un tour épique ('Musical Murdah', magnifique, 'Lost Ark'). Sans forcer, il sait jouer de ses intonations pour transmettre un sentiment d'urgence ou donner à certains titres un rythme haletant.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;  Ce &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Renaissance Child"&lt;/span&gt;, efficace de bout en bout, rappelle donc que les vieux soldats ne sont pas seulement bons à ressasser leurs faits d'armes passés et à parler de leurs heures de gloire autour d'une table. Il réserve même de très bonnes surprises : les prestations des invités et de R.A. The Rugged Man en premier lieu ; un 'Yours Truly' plus léger et pas désagréable ; quelques changements de thématiques bien sentis, comme le storytelling de 'Los Pepes'. En 2007, l'Enfer remonte à la surface. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-8307272340996941320?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/8307272340996941320/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=8307272340996941320' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/8307272340996941320'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/8307272340996941320'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/hell-razah-renaissance-child-2007.html' title='Hell Razah - Renaissance Child (2007)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8qFEk7oHWI/AAAAAAAAAEQ/op-1II9BieY/s72-c/hell+razah.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-7773307648378056600</id><published>2008-03-02T11:35:00.002+01:00</published><updated>2008-03-02T11:40:34.593+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Westside Connection - Bow Down (1996)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8qEGU7oHVI/AAAAAAAAAEI/ezvakN0w7jQ/s1600-h/westside+connection.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8qEGU7oHVI/AAAAAAAAAEI/ezvakN0w7jQ/s320/westside+connection.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5173092366221319506" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en avril 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Super-groupe californien fondé en 1996, trois ans après la sortie de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Lethal Injection"&lt;/span&gt;, la Westside Connection est composée de trois membres : Ice Cube, Mack 10 et WC (à prononcer Dub-Cee pour éviter le ridicule). L’année même de sa formation, le groupe sort un premier album,&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Bow Down"&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"It’s gangsta rap in its highest form. A style invented on the West Coast. You’re welcome."&lt;/span&gt; Pour l’auditeur qui n’aurait pas saisi le message exprimé par les trois visages peu avenants sur la pochette, le groupe prend la peine de repréciser les choses dans le livret. L’aspect revendicatif et politique des premiers albums d’Ice Cube est complètement laissé de côté. Les trois rappeurs se présentent comme des gangsters. Des durs, des vrais. Ceux qui font tourner le monde. Ceux qui ne dansent pas. Ceux qui ne pleurent pas, aurait rajouté Just Ice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leur but ? En pleine guerre East Coast / West Coast, il est simple : que l’ouest californien domine le monde (on réécoute ainsi le sourire aux lèvres 'World Domination', le speech introductif de l’album). Les doigts croisés en "W", les cojones sur la table, les trois compères toisent le reste de la scène hip-hop (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Fuck every rapper from the east and the west coast ; new school, old school, I hate you motherfuckers"&lt;/span&gt;, rappe WC dans 'Cross 'em out and put a 'K' ). Les choses sont claires. La Westside Connection est là pour s’imposer, par la force, et donc par le beef.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont tout d’abord les critiques new-yorkais, accusés de ne pas respecter la scène West Coast, qui en prennent pour leur grade, et par la même occasion l’ensemble du milieu hip-hop de la Grosse Pomme : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Fuck all the critics in the NYC, tryin’ to get a east hip-hop monopoly. But I’ve been writing gangsta shit since ’83, when y’all was still scared to use profanity"&lt;/span&gt; (Ice Cube, 'All The Critics in New York').&lt;br /&gt;Ice Cube et Mack 10 n’oublient pas de faire le ménage dans les rangs du rap angelinois lui-même en clashant à deux reprises Cypress Hill (deux couplets à la fin de 'Cross 'em out and Put a 'K', WC choisissant, lui, de s’attaquer à Q-Tip, et le brûlant 'King of the Hill'). Morceaux choisis : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"I got a voice you should fear. I’ll drink a beer, bust a rap and end your fuckin’ career"&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Sen Dog you can’t rap from the guts, and B.Real’s sounding like he got baby nuts"&lt;/span&gt;. Certes ça ne vole pas haut. Mais c'est drôle, et ça défoule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La production de l’album frôle la perfection. Les lignes de basse, graves et pesantes, constituent la colonne vertébrale de chaque titre. Bud’da, qui signe la moitié des beats du disque, les complète avec des sirènes et autres sons extraits de son synthé ('Bow Down', 'Do You Like Criminals ?', 'Cross 'em out and Put a 'K', '3 Time Felons'), ou des samples (dont le 'Hurt' des Nine Inch Nails, utilisé sur le meilleur titre de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Bow Down"&lt;/span&gt;, 'The Gangsta, the Killa and the Dope Dealer'). Des batteries sèches viennent rythmer et charpenter le tout. Ice Cube, Binky et QDIII produisent les cinq morceaux restants, eux aussi très bons. Musicalement massif et carré, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Bow Down"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;convainc donc également sur ce plan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On retrouve peu d’invités sur cet album. La grosse voix et le flow évolutif de WC, le rap hargneux d’Ice Cube et celui plus basique de Mack 10, parfaitement complémentaires, se suffisent la plupart du temps à eux-mêmes. Seul 'Do You Like Criminals ?' voit la Westside Connection se faire accompagner de K-Dee, également présent sur le terrible posse-cut 'Hoo-Bangin' avec les Comrads et All Frum Tha I.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Bow Down"&lt;/span&gt; s'avère être, au final, un disque tout simplement exceptionnel bien qu’un peu court. Musicalement solide, excellemment rappé, il n’a, en dix ans, pas pris une ride. L’écouter en 2006 est encore un réel plaisir. Le seul risque est que vos voisins appellent la police, exaspérés de vous entendre crier "Westsiiiiiiiide" à tue-tête.&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-7773307648378056600?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/7773307648378056600/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=7773307648378056600' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/7773307648378056600'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/7773307648378056600'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/westside-connection-bow-down-1996.html' title='Westside Connection - Bow Down (1996)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8qEGU7oHVI/AAAAAAAAAEI/ezvakN0w7jQ/s72-c/westside+connection.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-4336387161786624162</id><published>2008-03-02T11:31:00.003+01:00</published><updated>2008-03-02T11:35:17.253+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Wax Tailor - Tales of the forgotten melodies (2005)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8qC3U7oHUI/AAAAAAAAAEA/kIBnA-TTxUU/s1600-h/wax+tailor.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8qC3U7oHUI/AAAAAAAAAEA/kIBnA-TTxUU/s320/wax+tailor.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5173091009011653954" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en avril 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"What would you give for an escape?&lt;/span&gt;" &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe deux façons bien distinctes   d'apprécier l'album &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Tales Of The Forgotten   Melodies"&lt;/span&gt; du producteur français Wax   Tailor, successeur du EP &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Lost The Way"&lt;/span&gt;   (2004).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ecouté sur une chaîne Hi-Fi, en simple   fond sonore, il se révèle être un bon disque   d'ambiance, down-tempo et posé ; juste ce qu'il faut   pour créer une atmosphère calme sans être pour autant   envahissante. Seuls les morceaux rappés ('Where My   Heart's at' et 'Walk The Line', par le groupe   américain The Others) ou l'hommage au hip-hop 'Damn   That Music Made My Day', compilant en moins d'une   minute des phases des Jungle Brothers, EPMD, Kool G Rap,   Rakim, LL Cool J, Q-Tip ou encore Jeru The Damaja   attireront véritablement l'attention. Le reste de   l'album, harmonieux et plaisant, s'écoulera sans   accrocs. Mais s'en tenir à cette écoute superficielle   priverait l'auditeur des multiples richesses et   subtilités contenues dans ces "contes des mélodies   oubliées".&lt;br /&gt;Ecouté au casque, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;le regard fixé au plafond et   le dos collé au plumard&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Tales Of The Forgotten   Melodies"&lt;/span&gt; prend une toute autre dimension.   Passé l'examen de son intrigante pochette – un entrepôt   désaffecté, une lumière quasi-surnaturelle filtrant à   travers un toit perforé, et un homme, Wax Tailor, planté   au milieu, comme hébété -, c'est dans un univers   musical grave et mélancolique que l'on pénètre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adepte de vieilles bobines poussiéreuses, Wax   Tailor pioche dans celles-ci musiques et petites phrases   pour composer ses titres. Morceau phare de l'album,   'Que Sera' naît ainsi de l'alliance d'un plan de   guitare signé Galt McDermot - dont le travail a   récemment servi de base au producteur américain Oh No   pour l'album &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Exodus into unheard   rhythms"&lt;/span&gt; - avec un échantillon de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"L'Homme qui   en savait trop"&lt;/span&gt; (le fameux "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Que sera, whatever will   be&lt;/span&gt;" chantonné par l'actrice Doris Day dans sa   chambre d'hôtel) et de dialogues extraits d'autres   films, comme la voix off de la scène initiale du &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"To Be Or Not   To Be"&lt;/span&gt; d'Ernst Lubitsch.&lt;br /&gt;Ces   dialogues constituent ainsi le fil conducteur de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Tales Of The   Forgotten Melodies"&lt;/span&gt;. Introduits par un   scratch discret, placés tels quels au sein d'un   interlude ou au début d'un morceau, résonnant en écho   ou instaurant une fausse discussion entre des   personnages de films différents, ils créent les   histoires que les musiques de Wax Tailor prolongent et   illustrent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne reste alors plus qu'à se   laisser transporter au gré d'une voix féminine soutenue   par une ligne de basse et interrompue par une envolée de   cuivres et quelques notes de xylophone ('A woman's   voice'), d'un sample hypnotique ('Am I Free') ou du   chant "bristolien" de Charlotte Savary ('Our Dance').   Décrire chaque titre en détail ne rendrait service ni à   cette œuvre, ni au lecteur. Mieux vaut découvrir par   soi-même les multiples variations de ces instrus et se   familiariser peu à peu avec le talent et l'habileté de   ce tailleur de cire lorsqu'il s'agit d'agencer des   samples. Attirons seulement l'attention sur le   magnifique 'How I Feel' – que n'aurait sans doute pas   renié le Moby de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Play"&lt;/span&gt; -, sur ses cuivres,   ses cordes, sa basse ronflante ; et par-dessus tout sur   la voix flottante et triste de Nina Simone...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le   rideau se referme finalement sur le violoncelle de   Marina Quaisse ('Behind the disguise (closing)'). Wax   Tailor, ancien MC et beatmaker du groupe La Formule   vient de réaliser un coup de maître : un très bel album,   plein d'émotion. Capable de transformer de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;bons&lt;/span&gt; échantillons en   un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;beau&lt;/span&gt; morceau,   il captive en redonnant vie à ces mélodies mystérieuses,   certes oubliées mais toujours magnifiques.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-4336387161786624162?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/4336387161786624162/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=4336387161786624162' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/4336387161786624162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/4336387161786624162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/wax-tailor-tales-of-forgotten-melodies.html' title='Wax Tailor - Tales of the forgotten melodies (2005)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8qC3U7oHUI/AAAAAAAAAEA/kIBnA-TTxUU/s72-c/wax+tailor.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-2018397944438790063</id><published>2008-03-02T11:26:00.003+01:00</published><updated>2008-03-02T11:31:02.583+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Nautilus Recordz - Touché Coulé 2 (2007)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.abcdrduson.com/images/pochettes/nautiluz-touche_coule2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.abcdrduson.com/images/pochettes/nautiluz-touche_coule2.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en mars 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Label sous-marin d'Orléans, Nautilus Recordz présente une nouvelle fois (après &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Touché Coulé 1"&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Nautilus Torpille"&lt;/span&gt;) l'ensemble de ses artistes via la compilation &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Touché Coulé 2"&lt;/span&gt;. L'équipage comprend un pool de producteurs – Astronote, Looping, KennetiK, B&amp;amp;K, Split – et une volée de rappeurs : le groupe Antipode (Nemo, Postillon, Robin Weed), Bionic &amp;amp; Split, Kolick, Ruff, Le Grincheux. Quelques invités de marque viennent apporter leur concours à la bonne marche du vaisseau : Fisto, Enz, D'Oz, Moudjad, Dabaaz, Drixxxé, Grems, Ben (Puzzle), Konskouz, Keno et Falgas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et maintenant, si vous voulez visiter le Nautilus, je suis à vos ordres...&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la salle des machines, les beatmakers s'activent pour que le Nautilus avance à bonne allure. Attendu au tournant suite à ses dernières productions de grande qualité (le 'Dis-moi' de Mike, Daz-Ini et Fisto, deux titres sur le projet &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Juste Nous"&lt;/span&gt; dont l'excellent '1000 Efforts' de Casey et Bunzen, ou encore deux autres titres, non moins bons, sur l'album &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Alternate Invention"&lt;/span&gt; de Seven Star), Astronote réalise une fois de plus du très bon travail, en particulier au niveau des boucles, fines et soigneusement sélectionnées, et des basses, ne se contentant pas d'accentuer la profondeur des grosses caisses mais créant une mélodie secondaire ('Prélude', 'Pass Da Bridge' notamment).&lt;br /&gt;Dans des styles variés, les autres producteurs s'illustrent également : les B&amp;amp;K (Battle &amp;amp; Keno) livrent deux belles prods entre jazz ('Tu sais où nous trouver') et soul ('Lonely'), Looping une séduisante balade nocturne ('Vol de nuit') et le duo KennetiK des instrus plus rentre-dedans, entre électro/funk (le toujours aussi efficace 'Lèche mes pompes') et rock ('Toujours Frais').&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans être fins lyricistes ou punchliners explosifs, les rappeurs de la clique Nautilus Recordz se distinguent par la diversité de leurs flows et par leurs délires. Difficile en effet de résister à leurs trips de blousons noirs losers et notamment à l'enchaînement 'Ice Club(bing)' / 'Qu'as-tu fait hier soir ?' ou encore à la rock &amp;amp; roll attitude de bistrot de 'Toujours Frais'. Cette dose d'humour bienvenue, qu'on retrouve également dans les transitions, ajoutée à quelques morceaux moins surprenants mais tout aussi efficaces ('Vol de nuit', 'Tu sais où nous trouver'...) et à des concepts plus originaux (les déjà connus 'Lèche mes pompes', 'Zombie' et 'Ambiguïté') fait de ce &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Touché Coulé 2"&lt;/span&gt; une belle réussite.&lt;br /&gt;Parmi les invités, on retiendra surtout les prestations de Moudjad ("&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ces mecs n'ont pas de tête et des sexes trop fins donc ils peuvent s'enculer entre eux, ça leur fait trop rien. Et ça se branle quand je rappe, c'est pour ça que je les checke avec l'autre main...&lt;/span&gt;", 'Butter Flight'), ainsi que les bons couplets de Fisto ('Pass Da Bridge') et de D'Oz ('Vol de nuit').&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Touché Coulé 2"&lt;/span&gt; le jeune label Nautilus Recordz réussit son pari : présenter et mettre en valeur ses membres à travers un projet varié et frais. C'est avec intérêt que l'on suivra son évolution au cours des années à venir, et notamment celle de ses divers producteurs, certains d'entre eux montrant un gros potentiel.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-2018397944438790063?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/2018397944438790063/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=2018397944438790063' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/2018397944438790063'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/2018397944438790063'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/nautilus-recordz-touch-coul-2-2007.html' title='Nautilus Recordz - Touché Coulé 2 (2007)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-4843333317291705111</id><published>2008-03-02T11:21:00.004+01:00</published><updated>2008-03-02T11:25:17.832+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Mr. Live - The Bang Theory (2007)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.abcdrduson.com/images/pochettes/mrlive-thebang.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.abcdrduson.com/images/pochettes/mrlive-thebang.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en juin 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques dates résument Mr Live. En 1988, il commence à rapper dans les rues de Fort Greene, à Brooklyn, sous le nom de Jae Live. En 1995, le jeune MC quitte son premier groupe, E &amp;amp; Jae, et intègre un nouveau collectif, The Vibe Khameleonz. En 1996, de retour d'une tournée européenne, il réalise qu'un autre MC évolue sous le pseudonyme de J-Live. Il cherche à le clasher, en vain, et finit par opter pour le nom de Mr Live – à ne pas confondre non plus, donc, avec le bostonien Mr Lif. Alors qu'il se croit fini, il croise la route de Bobbito Garcia et enregistre le maxi 'Supa Dupa' qui, sorti chez Fondle 'Em, rencontre un franc succès. Après quelques apparitions (albums de Mr Len ou des Nextmen...) et six maxis en dix ans, il sort son premier solo, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Bang Theory"&lt;/span&gt;, en février 2007. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;em minmax_bound="true"&gt;Ne comptez pas sur moi pour y trouver des beats tordus et des rimes sur les extra-terrestres. Je n'ai pas cette vision de l'underground !&lt;/em&gt;". C'est ce qui s'appelle être clair. Malgré une superbe pochette dont la portée onirique est évidente, Mr Live est un rappeur très terre-à-terre, les pieds sur le bitume et la tête sur les épaules. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de rimes sur les extra-terrestres, donc, mais des considérations musicales, sexuelles, personnelles, politiques ou sociales pleines d'ironie, plus ou moins intéressantes selon les morceaux ; et selon le "&lt;em minmax_bound="true"&gt;degré de naïveté devant les Etats-Unis&lt;/em&gt;" de l'auditeur. Pas de beats tordus, non plus, mais des instrus diversifiés allant du quelconque au bon, du boom-bap le plus basique ('Brooklyn 2.0', 'Hip Hop') à une espèce de mélange de reggaeton et de dancehall assez désarçonnant ('Bend &amp;amp; Flex', 'Make it rowdy'). Un seul point commun : l'impression d'un ensemble manquant globalement d'ampleur et de relief, malgré l'originalité évidente de certaines productions d'Earl Blaize (beatmaker pour Antipop Consortium) et la volonté de ne pas faire des choses déjà entendues cent fois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les bonnes prestations de Live parviennent toutefois à faire oublier cette relative déception musicale. A moins qu'elles ne rendent plus amer. Car Mr Live a en effet une manière de poser bien particulière, entre rap traditionnel et toasting. Les inflexions jamaïcaines de son phrasé vont même jusqu'à donner au MC de faux airs de sing-jay sur un bref passage de 'At the crossroads', permettant au morceau de décoller momentanément – avant d'être replaqué au sol par un refrain raté. Mais comme toute médaille, celle-ci a son revers, notamment sur les titres festifs : le slackness soft 'Bend &amp;amp; Flex' manque de rugosité pour faire mouche, et 'Make it rowdy' fait pschiiiiit pour les mêmes raisons. C'est donc au final sur les morceaux les plus classiques que Live montre le meilleur de lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;em minmax_bound="true"&gt;At the crossroads&lt;/em&gt;", aux croisements. C'est bien cette position que revendique Mr Live sur &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Bang Theory"&lt;/span&gt; : entre underground et mainstream ; expérimentation et accessibilité. L'intention est louable, mais le caractère inégal de ce disque peine à déclencher autre chose que de légers hochements de tête approbateurs ou des froncements de sourcils étonnés. Bon rappeur, à la fois original et ironique, Mr Live ne convainc pourtant pas pleinement et livre un album plutôt moyen, sympathique mais loin d'être renversant.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-4843333317291705111?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/4843333317291705111/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=4843333317291705111' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/4843333317291705111'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/4843333317291705111'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/mr-live-bang-theory-2007.html' title='Mr. Live - The Bang Theory (2007)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-739681851350987026</id><published>2008-03-02T11:14:00.003+01:00</published><updated>2008-03-02T11:20:41.499+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Kohndo - Deux pieds sur Terre / Stick To Ground (2006)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.abcdrduson.com/images/pochettes/kohndo_deuxpieds.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.abcdrduson.com/images/pochettes/kohndo_deuxpieds.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en février 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Relax your mind, let your conscience be free.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;EPMD - 'You Gots To Chill' (&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Strictly Business"&lt;/span&gt;, 1988)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois années se sont écoulées depuis la sortie du premier album de Kohndo, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Tout est écrit"&lt;/span&gt;. Depuis, à l'exception d'une compilation-bilan (&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Blind Test"&lt;/span&gt;) et de quelques apparitions ('Qu'est-ce qu'on fout là ?' sur le &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Street CRADibility"&lt;/span&gt; de Rachid Wallas...), l'homme s'est fait discret sur disque, privilégiant la scène. C'est seulement courant 2006 qu'un nouveau maxi estampillé Kohndo a atteint les bacs. Il avait de quoi surprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, alors que Kohndo avait développé sur &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Tout est écrit"&lt;/span&gt; une vibe soul/jazz posée, voilà que sur ces deux titres, 'Dis-moi ce qu'elles veulent' et 'Deux Pieds Sur Terre / Stick To Ground', respectivement produits par 20Syl et par lui-même, il se montrait nettement plus offensif. Accompagné de Slum Village et du bostonien Insight, l'ex-MC de La Cliqua montrait également son intention de partir à l'assaut du marché international.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces deux bons titres se retrouvent sur son second LP, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Deux Pieds Sur Terre / Stick To Ground"&lt;/span&gt;, mais ils constituent des exceptions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que trois producteurs (Jee2Tuluz, Stix, Ivon) se partageaient la conception de l'album précédent - à l'exception de 'La Chute', produit par Kohndo -, KOH a ici fait appel à une dizaine de beatmakers et livre lui-même quatre sons. Malgré cette plus grande diversité, la tonalité de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Deux Pieds Sur Terre"&lt;/span&gt; est dans la lignée de celle de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Tout est écrit"&lt;/span&gt; ; une nouvelle balade dans un univers empreint de jazz et de soul. Néanmoins ce second LP se fait, notamment par les rythmiques, globalement plus percutant que son prédécesseur : la mélancolie y est moins présente, au profit d'un plus grand dynamisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien qu'il s'accorde comme d'habitude quelques titres plus énergiques ('L'Antidote', 'Microphoné sans holster', 'RER'), c'est cette impression d'harmonie cotonneuse et de calme qui marque tout de même l'esprit. Celle-ci est autant le fait des instrus que du style du MC lui-même. Maîtrisant toujours l'art de la technique microphonique, Kohndo ne cherche pas à placer une punchline inoubliable à chaque strophe ou à délivrer un couplet coup de poing par morceau. Son rap s'inscrit plus dans une vision à long terme, captivant par sa musicalité et sa fluidité plutôt que par son aspect "tranchant". Adaptant son flow, sa voix et son ton (comparer 'Hey Papi' et 'Bad Trip' pour s'en convaincre) aux différents instrus et aux jeux de rythmiques, il offre, par exemple lors de son troisième couplet sur 'So Much Trouble', quelques passages magnifiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Présents mais trop rares sur &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Tout est écrit"&lt;/span&gt;, les scratches occupent ici une place centrale. Inscrivant au même titre que certains samples (le 'Save The Children' de Marvin Gaye sur 'Un Idéal', le "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Actions speak louder than words&lt;/span&gt;" de Chocolate Milk sur 'Qui nous représente ?' ou encore les premières secondes de 'Hey Papi' reprenant le début du 'Get off my dick and tell yo bitch to come here' d'Ice Cube) l'album dans une tradition musicale par un système de références, ils créent sans cesse une complicité entre le MC et son public. Si convoquer Nas, EPMD, M.O.P., Chuck D, Common ou encore Q-Tip sur un album de rap peut paraître affreusement banal et commun, les cuts de DJ Kosi prennent, dans ce disque incontestablement inscrit dans l'héritage hip-hop des années 90, une dimension d'hommage vraiment intéressante et efficace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Impressionniste plus que réaliste&lt;/span&gt;" : voilà comment se définissait Kohndo au cours de son couplet sur 'Du sable sur les paupières' de Hocus Pocus. Toujours adepte de fresques urbaines et humaines et d'une écriture basée sur les impressions sensorielles, il n'oublie pas non plus les egotrips qui firent la réputation de La Cliqua. Sur une bonne production de Jee2Tuluz (une batterie rebondissant sur un sample de cuivres et agrémentée sur le refrain d'une sirène rappelant à la fois le film &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Kill Bill"&lt;/span&gt; et le titre 'Murder Rap' d'Above The Law), il lâche un texte revenchard et offensif ('L'Antidote') ou met en valeur ses qualités de MC sur l'un des meilleurs titres de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Deux Pieds Sur Terre"&lt;/span&gt;, le terrible 'Microphoné sans holster'. Pourtant, si son environnement parisien reste une inépuisable source d'inspiration ('RER'...), le MC prend le pari de se renouveler en abordant d'autres thématiques : outre quelques titres à connotation politique ('Faut qu'on leur dise' avec Enz, 'Qui nous représente ?', 'So Much Trouble'), on trouve dans cet album un exercice de style ('D'un mot à l'autre'), un texte sensible sur l'éloignement pour cause d'incarcération ('D'un monde parallèle') ou encore un morceau dans lequel Kohndo se met à la place d'un journal intime ('Je serais là').&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Privilégiant à tous points de vue la musicalité à une époque où le "gros son" est la norme, Kohndo offre à l'auditeur une escapade sonore, un de ces moments suspendus chers à Sako. L'album s'achève sur le beau 'Un Idéal', marqué par un mélange de mélancolie et d'optimisme – une sorte d'écho à la phrase "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Y'a comme de la noblesse à vivre reclus dans les tèces&lt;/span&gt;" posée sur un titre de &lt;span class="oeuvre"&gt;"Tout est écrit"&lt;/span&gt;, 'Loin des Halls'. C'est à ce moment que revient en tête la formule &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"voyage à travers sillage musical"&lt;/span&gt;, prononcée par Kohndo quelques années auparavant et reprise par Dreyf en conclusion de son EP &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Son d'automne"&lt;/span&gt;. Leitmotiv implicite de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Deux Pieds Sur Terre / Stick To Ground"&lt;/span&gt;, cette simple phase éclaire le voyage à plusieurs niveaux qui nous est proposé : une balade sonore, du classique 'Je serais là' bâti autour d'un piano jazzy et du break 'Impeach The President' au moderne 'Hey Papi', composition patate, risquée et hargneuse ; mais aussi une pérégrination au cœur des rues parisiennes, pour s'élever finalement "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;sur le toit du monde&lt;/span&gt;".&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-739681851350987026?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/739681851350987026/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=739681851350987026' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/739681851350987026'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/739681851350987026'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/kohndo-deux-pieds-sur-terre-stick-to.html' title='Kohndo - Deux pieds sur Terre / Stick To Ground (2006)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-6313415650030132968</id><published>2008-03-02T11:07:00.005+01:00</published><updated>2008-03-03T14:25:07.981+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Ice Cube - Death Certificate (1991)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8p9hE7oHTI/AAAAAAAAAD4/D-hp8Wh6QKk/s1600-h/ice+cube.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8p9hE7oHTI/AAAAAAAAAD4/D-hp8Wh6QKk/s320/ice+cube.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5173085129201425714" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en mai 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;       &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"J’ai regardé la télé ce matin. Ils disaient que le monde où on vit est violent, c’est un monde de violence. Et ils montraient tout plein de pays, avec des étrangers qui y vivent. Alors du coup je me suis mis à gamberger : ou ils veulent rien savoir, rien montrer ; ou ils se fichent pas mal de ce qu’il se passe ici."&lt;/span&gt; (Ice Cube alias "Doughboy", dans le film de John Singleton &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Boyz 'N The Hood"&lt;/span&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ceux qui ne voulaient rien savoir et rien montrer, Ice Cube -O’Shea Jackson pour l’état-civil- avait fourni un premier compte-rendu en 1990, l'explicite &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"AmeriKKKa’s Most Wanted"&lt;/span&gt;. Un "ghetto report" aux lyrics bruts et au funk gras réalisé sous la houlette des producteurs de Public Enemy, le Bomb Squad. Mais aussi un succès retentissant, certifié disque de platine en trois mois. Il enchaîna dans la foulée avec le EP &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Kill at Will"&lt;/span&gt; et le film &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Boyz 'N The Hood"&lt;/span&gt; avant de sortir fin 1991 ce &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Death Certificate"&lt;/span&gt;, brûlot social et politique jeté à la face de l’Amérique blanche ; un album annonciateur pour beaucoup des émeutes qui enflammeront Los Angeles en avril 1992 après l’acquittement des policiers ayant tabassé Rodney King.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les jheri curls rasées, la plume trempée dans l’acide, l’ex-Nigga With Attitude dresse le portrait de la situation alarmante des jeunes noirs américains en ces années républicaines (Reagan puis Bush). Pour cela, il divise son album en deux parties : d'un côté la "death side", &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"a mirrored image of where we are today"&lt;/span&gt; et de l’autre la "life side", &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"a vision of where we need to go"&lt;/span&gt;. Les maux dont souffre cette jeunesse sont multiples : tout d’abord les armes et la violence, que celle-ci vienne de l’extérieur (les brutalités policières dans l’interlude à la fin de 'My Summer Vacation') ou de l’intérieur, le fameux "black on black crime" ('My Summer Vacation', 'Man’s best friend', 'Alive On Arrival'), la came ('A Bird in the Hand'), les maladies sexuelles ('Look who’s burnin'' et l’interlude faussement humoristique à la fin de 'Givin’ Up The Nappy Dug Out'). Pour s’en sortir, la communauté noire devra resserrer les rangs (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Unite or perish"&lt;/span&gt;), avoir une vision claire de ses erreurs et les corriger ('Us') et ne pas oublier qui elle est ni d’où elle vient ('True To The Game'). En vue de cette élévation il lui faudra s'affranchir d'un certain nombre d'obstacles : l’Amérique blanche raciste dont l'Oncle Sam est le symbole ('I Wanna Kill Sam', la pochette est explicite), les communautés coréenne ('Black Korea') et juive (Cube lâche quelques rimes "ambigües" dans le diss track 'No Vaseline' dirigé contre ses anciens partenaires de NWA et encourage à la même période la lecture d'un ouvrage fumeux au titre évocateur, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Secret Relationships Between Blacks and Jews"&lt;/span&gt;). Ice Cube préconise l’adhésion à la Nation Of Islam de Louis Farrakhan (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"the best place for a young black male or female"&lt;/span&gt;), génératrice de meilleures valeurs et de nouveaux repères pour cette génération perdue et agonisante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Véritable chronique urbaine, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Death Certificate"&lt;/span&gt; transpire l’urgence et la colère. Quitte à heurter. On le taxe de racisme à cause de 'Black Korea' et de 'No Vaseline' ? &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Je n’ai pas le temps d’être anti-Juif, anti-Coréen ou ce que tu veux. Je suis trop occupé à être pro-Noir, tu piges ?"&lt;/span&gt;*, répond le principal intéressé. De même, la légendaire misogynie d'O'Shea Jackson, dénoncée par les associations féministes fatiguées d’entendre des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"bitch"&lt;/span&gt; à longueur de couplets, trouve son point d’orgue dans l’hilarant 'Givin' Up The Nappy Dug Out'. Bref, le "nigga you love to hate" a compris que le scandale lui permettait de décupler ses ventes, et il s’en sert. Passé maître dans l’art du story telling depuis les excellents 'You can't fade me', 'Once Upon A Time In The Projects' et autres 'A Gangsta’s fairytail' (&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"AmeriKKKa’s Most Wanted"&lt;/span&gt;), Cube enfonce ici le clou avec quelques nouveaux joyaux du genre ('My Summer Vacation', ou encore le glaçant 'Alive On Arrival', récit de sa propre mort).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il reste dans la droite lignée de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"AmeriKKKa’s Most Wanted"&lt;/span&gt;, ce second LP sonne néanmoins plus brut et dépouillé que son prédécesseur. Les Boogie Men (Bobcat, DJ Pooh, Rashad) ont remplacé les new-yorkais du Bomb Squad. Sir Jinx, le camarade de la première heure avec lequel Cube avait fondé le groupe C.I.A. avant l’épopée NWA, est toujours là. Les samplers, eux, restent gorgés de funk. Roger Troutman et son Zapp, George Clinton et son Parliament, le Gap Band et les Meters forment la colonne vertébrale de ce &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Death Certificate"&lt;/span&gt; dopé aux lignes de basse grasses et aux breakbeats claquants et ravageurs. A des années lumières de la nonchalance de la vague G-Funk dont accouchera la Californie quelques années plus tard, la musique est ici agressive et virulente, pleine de ruptures, prenant l’auditeur aux tripes et à la gorge. En un mot comme en cent : irrésistible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’appuyant sur un flow carré et impeccable, une voix énergique pleine de hargne et une écriture simple, précise et maîtrisée, Ice Cube s’impose à travers cet album comme LE modèle du rappeur : violent, conscient, engagé, cru et controversé.  &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"AmeriKKKa's Most Wanted" &lt;/span&gt;prouvait que le MC de South Central était l'un des tous meilleurs de sa génération. Véritable torpille sonore et lyricale, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Death Certificate"&lt;/span&gt; le fait tout simplement entrer au panthéon du hip-hop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*cité dans l'article de Toma! "Ice Cube, le dernier gangster", publié dans Radikal 74, juillet-août 2003.       &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-6313415650030132968?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/6313415650030132968/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=6313415650030132968' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/6313415650030132968'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/6313415650030132968'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/ice-cube-death-certificate-1992.html' title='Ice Cube - Death Certificate (1991)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8p9hE7oHTI/AAAAAAAAAD4/D-hp8Wh6QKk/s72-c/ice+cube.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-5732596913732002242</id><published>2008-03-02T11:01:00.002+01:00</published><updated>2008-03-02T11:06:20.110+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Full One  - Days Are Longer (2007)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8p7pE7oHSI/AAAAAAAAADw/_Q6hOAynCSw/s1600-h/full+o,ne.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8p7pE7oHSI/AAAAAAAAADw/_Q6hOAynCSw/s320/full+o,ne.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5173083067617123618" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en avril 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En proclamant que le hip-hop était mort, Nas n'a pas seulement tenté un coup marketing ayant permis à la nerderie internationale de débattre des heures durant sur ce sujet ô combien palpitant. Il a aussi offert à ces branquignols de chroniqueurs rap l'occasion de confectionner des intros vite torchées, pour pas cher. La preuve ici. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors comme ça le hip-hop serait mort, ma bonne dame ? Mais comment peut-on avoir l'audace d'affirmer ça, alors que se succèdent les petits projets (les mieux, c'est bien connu) indépendants (l'extase) de qualité ? Attention les yeux, voilà la transition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Décidément aux avant-postes lorsqu'il s'agit de mettre sur pied des collaborations internationales, la Suisse nous offre une fois de plus un très bon moment de rap. Déjà, la compilation du label helvète MXX Prod &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Street Selection volume 1"&lt;/span&gt;, parue en décembre 2006 n'avait pas fait grand bruit. En permettant à quelques MC français de croiser le fer avec leurs homologues étasuniens, elle avait pourtant donné lieu à de bons titres, comme la réunion de Sako, Alonzo, Buckshot et Smif N Wessun, ou encore celle de Dany Dan et J-Ro. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est aujourd'hui le label Full One qui, sans qu'on l'attende, vient nous régaler avec un maxi d'un excellent niveau. La raison de cet engouement ? Le premier morceau, éponyme, de ce &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Days are longer"&lt;/span&gt;. Soit, en 7'32, les couplets d'Akhenaton, Main Flow, King Solomon, Rockin' Squat et Masta Ace, introduits par Scorpio - MC au sein de Grandmaster Flash &amp;amp; The Furious Five - sur une prod boom bap soulful cuivrée des Dogz Of Shadow. Des vétérans français et américains, des MC performants et peu connus (le californien Main Flow et King Solomon), des scratches, de bons beats... Que demander de plus ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce premier morceau, Akhenaton domine les autres participants de la tête et des épaules. En "&lt;em minmax_bound="true"&gt;mode percutant&lt;/em&gt;", il lâche deux couplets bardés de punchlines acides et d'egotrip saignant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un exemple parmi tant d'autres :  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;em minmax_bound="true"&gt;J'passe à travers l'épreuve, mains dans mon jean neuf,&lt;/em&gt; &lt;em minmax_bound="true"&gt;&lt;br /&gt;Représente mon turf, MC du carré de 19.&lt;/em&gt; &lt;em minmax_bound="true"&gt;&lt;br /&gt;Tout gentiment, dans le sillon de Big Pun&lt;/em&gt; &lt;em minmax_bound="true"&gt;&lt;br /&gt;On a poussé le petit Nicolas en rendez-vous chez Nip/Tuck.&lt;/em&gt;"  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté américain, King Solomon confirme le gros potentiel que son &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Solstice EP"&lt;/span&gt; et ses quelques apparitions extérieures laissaient deviner : il balance deux gros couplets sur 'Days are longer' et a même droit à un morceau solo, 'The Edge', une fois de plus impeccablement produit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seul bémol, les variations quelque peu bizarres de l'instru de 'Days are longer', dont un changement de beat un brin étrange, en plein milieu de morceau (pour le couplet de Squat et le premier de Solomon), et une utilisation discutable de scratches issus des couplets d'Akhenaton et de Rockin Squat. DJ Grazzhoppa se rattrape néanmoins sur la fin en cuttant nerveusement quelques phases de rappeurs US. On pourrait aussi regretter que les différents intervenants n'aient pu enregistrer ensemble et donc rapper en passe-passe sur certains couplets, mais on imagine bien la difficulté d'un tel projet. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà donc un excellent maxi collector (1000 exemplaires), disponible seulement en vinyle. Après la compilation &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"To The Fullest"&lt;/span&gt; qui réunissait déjà en 2005 une belle palette de rappeurs français, suisses et américains sur des beats gorgés de soul, le label Full One persiste dans sa démarche d'ouverture sur l'international, avec une incontestable réussite.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-5732596913732002242?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/5732596913732002242/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=5732596913732002242' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/5732596913732002242'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/5732596913732002242'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/full-one-days-are-longer-2007.html' title='Full One  - Days Are Longer (2007)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8p7pE7oHSI/AAAAAAAAADw/_Q6hOAynCSw/s72-c/full+o,ne.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-8504050554587226042</id><published>2008-03-02T10:56:00.002+01:00</published><updated>2008-03-02T11:00:31.817+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Flynt - J'éclaire ma ville (2007)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8p6jU7oHRI/AAAAAAAAADo/gNpHcvTiNUI/s1600-h/flynt+ville.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8p6jU7oHRI/AAAAAAAAADo/gNpHcvTiNUI/s320/flynt+ville.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5173081869321248018" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en juin 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; Ekoué et Philippe nous avaient prévenus : Flynt, c'est du solide. Pourtant, à la veille de la sortie de son premier solo, la question que soulèvent tous les rappeurs s'étant illustrés sur maxis et compiles subsistait : tiendrait-il la longueur sur tout un album ?&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;En quinze titres et seulement cinq featurings – Sidi Omar sur 'La gueule de l'emploi', Ekoué, JP Mapaula, AKI et Mokless, tous impeccables sur le gros '1 pour la plume (version équipe)' + un interlude de Mourad déjà entendu sur &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Explicit Dix-Huit"&lt;/span&gt; - l'auteur du 'Choc Frontal' et de 'Fidèle à son contexte' fait taire les sceptiques et enchaîne les frappes plein cadre. Pas de fanfaronnade outrancière ni de misérabilisme pleurnichard ; si le MC du XVIIIème arrondissement parisien a choisi d'illustrer la vie de la "&lt;em minmax_bound="true"&gt;France qui gémit&lt;/em&gt;", il le fait avec une sobriété exemplaire.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;"&lt;em minmax_bound="true"&gt;Une vie en boucle, ici on perd ses illusions en route / l'impression qu'on est tous les jours en août.&lt;/em&gt;" ('J'éclaire ma ville')&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Si &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"J'éclaire ma ville"&lt;/span&gt; était une figure géométrique, il serait un cercle, tant l'image de la boucle prédomine ici. Celle de la routine quotidienne tout d'abord, omniprésente, marquée par l'impression désagréable que, comme dirait Ekoué, tous les itinéraires se mordent la queue. Des journées lassantes, entre rondes de voitures de police, trajets en métro ou RER, et monde du travail, avec ses discriminations et ses insuffisances – "&lt;em minmax_bound="true"&gt;le même appétit de thunes, les mêmes tafs de merde qui usent...&lt;/em&gt;", complèterait un rappeur cannois. Des soirées passées à rapper ou à discuter, autour d'un joint ou d'un flash, qui se finissent invariablement "&lt;em minmax_bound="true"&gt;à l'épicerie&lt;/em&gt;". Les échappatoires ? Le rap, donc, et le sport, domaines dans lesquels Flynt puise inspiration, métaphores et comparaisons, réjouissante constante de son écriture par ailleurs simple, fine et efficace.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Autres boucles : celles de soul, sur lesquelles le MC vient exposer sa vision de cet univers circulaire. Chatoyante et chaleureuses, agressives et énergiques ou froides et vaporeuses, elles constituent un support parfait à ses textes souvent désabusés. Par l'émotion qu'elles dégagent, elles permettent aussi de combler certains de ses défauts, notamment un flow un peu trop sec ou une voix un rien monocorde. Malgré le nombre de producteurs appelés (dont les Soulchildren, CHI, Drixxxé ou le Gang du Lyonnais), Flynt a su conserver cette ligne directrice et créer un album d'une grande cohérence musicale, dynamisé par ces rythmiques sèches éraflant échantillons de cordes et voix pitchées récurrentes. Drixxxé sort une nouvelle fois du lot en produisant le magnifique 'Tourner la page', tout en douceur, construit autour de quelques notes de vibraphone et d'un sample de cordes frémissantes ; le texte introspectif de Flynt achève de faire de ce titre le meilleur de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"J'éclaire ma ville"&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;On pourrait donc décortiquer cet album pendant des heures, le retourner dans tous les sens, en disséquer chaque morceau, en étudier chaque punchline... La conclusion serait la même : Flynt fait du rap français d'un très bon niveau. Notons au passage que si JP Mapaula confirme à l'avenir le potentiel qu'il laisse deviner ici, il ne sera pas loin non plus. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-8504050554587226042?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/8504050554587226042/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=8504050554587226042' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/8504050554587226042'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/8504050554587226042'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/flynt-jclaire-ma-ville-2007.html' title='Flynt - J&apos;éclaire ma ville (2007)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8p6jU7oHRI/AAAAAAAAADo/gNpHcvTiNUI/s72-c/flynt+ville.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-3004529140092297241</id><published>2008-03-02T10:50:00.004+01:00</published><updated>2008-03-02T10:55:55.708+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Darc Mind - Symptomatic Of A Greater Ill (2006)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8p5aE7oHQI/AAAAAAAAADg/avRjxQAbwMY/s1600-h/darc+mind.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8p5aE7oHQI/AAAAAAAAADg/avRjxQAbwMY/s320/darc+mind.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5173080610895830274" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en mai 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      A travers les sorties, en 2005, du &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Testament"&lt;/span&gt; de Cormega (prêt depuis 1997) et des &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Scars &amp;amp; Memories"&lt;/span&gt; de MF Grimm (rassemblant des titres de la période 1990-2004), New-York démontrait que son âge d'or avait connu son lot de pertes, de perles oubliées et de mises au placard. Fin 2006, une nouvelle sortie, passée presque inaperçue, sembla confirmer cette idée : celle de l'album &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Symptomatic of a greater ill"&lt;/span&gt;, de Darc Mind.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réalisée entre 1995 et 1997 par un binôme new-yorkais composé du MC Kev Roc et du beatmaker G.M. Web D (alias X-Ray), c'est grâce aux efforts du tant décrié label Anticon que cette pépite a pu finalement faire surface, une dizaine d'années après sa conception. A la fin des années 1990, le groupe subit en effet de plein fouet le crash de son label, Loud Records. Résultat : la seule apparition marquante de Darc Mind en plus d'une décennie d'existence fut le superbe 'Visions Of Blur', placé sur la bande originale de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Soul In The Hole"&lt;/span&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La musique de Darc Mind joue la carte du minimalisme. Pas le minimalisme fainéant, mais plutôt l'efficacité sobre. Ici, trois notes grondantes de basse suffisent à nous plonger dans des abîmes brumeux et opaques comme les rues désertes de Silent Hill. Les cuivres, déchirants, tournoyants, ou mis en sourdine, sonnent comme des cornes de brume, ou des appels à l'aide tourmentés ('Covert Op', angoissant). Les onze titres de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Symptomatic Of A Greater Ill"&lt;/span&gt;, produits ou co-produits par G.M. Web D, fonctionnent essentiellement sur le couple beat sec/basse grave : les samples, à de rares exceptions près (notamment 'BMOC', porté par une nappe de cordes), apparaissent sporadiquement, dans le seul but d'appuyer un refrain ou d'apporter quelques variations à l'instru de base. Les deux excursions old-school plus rapides ('Knight Of The Roundtable' et 'Fever Pitch') sont d'utiles aérations dans cet album pesant. A partir de là, il fallait au beatmaker un partenaire lyrical d'une bonne carrure pour ne pas gâcher cette atmosphère. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, indéniablement, G.M. Web D a trouvé en Kev Roc le MC idéal. Non seulement celui-ci parvient à se fondre dans l'univers musical proposé, mais il le renforce même, et le transcende. Avec sa voix sépulcrale et ses rimes complexes, Kev Roc aurait pu s'imposer sans problème au sein des Gravediggaz. Sur &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Symptomatic Of A Greater Ill"&lt;/span&gt;, il démontre qu'il ne possède pas seulement une stature et une présence imposantes - l'illustration parfaite du rappeur torturé, ésotérique et ténébreux - mais qu'il est aussi un MC technique impressionnant. Hautement appréciables, ses roulements et ses brèves accélérations sur 'Visions Of Blur', 'Outside Looking In' et 'I'm ill' – les trois chefs-d'œuvre de l'album – ou alors le sprint de 'Knight Of The Roundtable' sont autant de preuves que Kev Roc ne s'est pas contenté du minimalisme rigide auquel aurait pu l'inciter la noirceur monocorde de ce disque. Il va même jusqu'à modifier complètement le ton de sa voix, pour devenir presque plaintif sur 'Rhyme Zone'.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le papier, il était étonnant que cet album, somme toute classique, trouve sa place dans le catalogue d'Anticon au vu de la démarche du label depuis la fin des années 1990. En l'écoutant, on comprend ce qui a pu les séduire. Homogène, excellent, sombre, à la fois riche et magnifiquement simple, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Symptomatic Of A Greater Ill"&lt;/span&gt; a plus de dix ans mais n'a pas pris une ride. Une seule question hante l'esprit lorsque l'on en sort : combien d'autres joyaux, d'autres trésors enfouis de cette trempe dorment-ils au fond de tiroirs ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-3004529140092297241?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/3004529140092297241/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=3004529140092297241' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/3004529140092297241'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/3004529140092297241'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/darc-mind-symptomatic-of-greater-ill.html' title='Darc Mind - Symptomatic Of A Greater Ill (2006)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8p5aE7oHQI/AAAAAAAAADg/avRjxQAbwMY/s72-c/darc+mind.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-5853365442401932226</id><published>2008-03-02T10:44:00.003+01:00</published><updated>2008-03-02T10:50:24.733+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Dabaaz - Moi, ma gueule et ma propre personne (2007)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8p3907oHPI/AAAAAAAAADY/PokocvxmrGA/s1600-h/dabaaz.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8p3907oHPI/AAAAAAAAADY/PokocvxmrGA/s320/dabaaz.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5173079026052898034" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en juin 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; Après quelques retours réjouissants (El-P, Redman, Hell Razah...) ou inespérés (Faf Larage), 2007 nous offre, avec la sortie du premier solo de Dabaaz, un nouveau spectacle étonnant : celui d'une métamorphose.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le titre du disque, déjà, donne une première indication. &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Moi, ma gueule et ma propre personne"&lt;/span&gt; n'est pas qu'un simple clin d'œil au classique 'Me, myself and I' de De La Soul. Il traduit la révolution qui se joua pour Dabaaz entre 2003, date de sortie de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"TR-303"&lt;/span&gt;, dernier album studio de Triptik avant son split, et aujourd'hui. Ou comment passer du "nous" au "je" et du sentiment collectif à l'individualisme complet malgré les plaies, les bosses, les souvenirs et les habitudes ; "&lt;em minmax_bound="true"&gt;Triptik c'est mort et j'en porte encore le deuil&lt;/em&gt;".&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;On a beaucoup reproché à ce disque sa légèreté, en comparant le style actuel du MC avec celui qu'il avait au sein de son groupe – et Dabaaz semble dans les interviews avoir anticipé cette critique. Il pourrait s'agir d'un autre pan de sa transformation. Pourtant, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Moi, ma gueule et ma propre personne"&lt;/span&gt; est moins marqué par un changement radical que par une simple évolution, le trio parisien ayant toujours été un groupe de forme plus que de fond. De &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"L'Ebauche"&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Microphonorama"&lt;/span&gt; et&lt;span class="oeuvre"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"TR-303"&lt;/span&gt;, on retiendra en effet plus les jeux sur les mots et les rimes que le traitement des thèmes, parfois originaux mais jamais transcendants.   Ici, Dabaaz mise effectivement beaucoup plus sur l'image qu'auparavant ; du choix des visuels (maxis, pochette...) jusqu'à certaines productions, plus synthétiques et même tape-à-l'œil que par le passé - l'évolution de Drixxxé et sa versatilité sont, à ce sujet, particulièrement impressionnantes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les textes recèlent moins de surprises, également, dans les rimes ou les thèmes choisis. A la fois galérien diurne et oiseau de nuit, le DA s'est focalisé sur l'univers parisien, ses soirées, ses filles, et, bien sûr, sur lui-même (egotrips et morceaux introspectifs). Moins superficiel et horripilant que les trois TTC, et ce bien que son personnage de clubber rappelle par moments Cuizinier, il s'impose grâce à son flow, aux influences plus ou moins flagrantes selon les titres, à ses gimmicks et ses concepts ('Paris' et 'Comme d'hab' sur deux grosses prods de Don, '76') et à l'énergie générale que dégage ce disque.  Car quoi qu'on en dise, l'essentiel de ce premier solo est là : &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Moi, ma gueule et ma propre personne"&lt;/span&gt; est un disque &lt;em minmax_bound="true"&gt;fun&lt;/em&gt;. C'est d'autant plus appréciable que l'autre grosse sortie de qualité cette année en rap français, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Du Cœur à l'outrage"&lt;/span&gt; de La Rumeur, ne brille pas par sa joie de vivre ou par son aspect festif. Là, Dabaaz lâche du flow sur des productions "à l'américaine" - hoodie violet, taille XXL ; l'Amérique des "&lt;em minmax_bound="true"&gt;steaks grands comme la Croatie&lt;/em&gt;" -, et à une ou deux exceptions près fait plaisir à entendre. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sur le morceau '5 Sens', Dabaaz se définissait comme "&lt;em minmax_bound="true"&gt;épicurien dans l'âme, jouisseur, fin gastronome&lt;/em&gt;". En solo, il suit sa voie et ses goûts et livre un album récréatif de bonne qualité, quitte à se mettre à dos certains ex-fans de Triptik. Son écriture est moins dense, mais semble également plus fluide et moins forcée : en délayant son rap, Dabaaz est devenu plus direct et a gagné en efficacité ce qu'il a perdu en complexité. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-5853365442401932226?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/5853365442401932226/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=5853365442401932226' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/5853365442401932226'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/5853365442401932226'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/dabaaz-moi-ma-gueule-et-ma-propre.html' title='Dabaaz - Moi, ma gueule et ma propre personne (2007)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8p3907oHPI/AAAAAAAAADY/PokocvxmrGA/s72-c/dabaaz.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-6490260438532961482</id><published>2008-03-02T10:39:00.003+01:00</published><updated>2008-03-02T10:44:14.576+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Casey - Hostile au stylo (2006)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.abcdrduson.com/images/pochettes/casey-hostileaustylo.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.abcdrduson.com/images/pochettes/casey-hostileaustylo.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en septembre 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Rétrospective /// De 1995 à 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soit en gros une dizaine d’années, qui ont permis à la rappeuse de Blanc-Mesnil d’imposer sa griffe et de marquer le rap français de ses couplets débordant d’allitérations et d’assonances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Une voix qui se-cau franco, hors des consensus, qui souvent élabore ses textes dans des abribus."&lt;/span&gt; ('3.30 pour un freestyle', sur la compilation &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"L432&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"&lt;/span&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dix ans à rapper dans l’indifférence du grand public. Un chemin rapologique underground classique, malgré quelques apparitions sur des projets de plus grande envergure (&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Première Classe"&lt;/span&gt;, l’album de La Clinique, celui de La Rumeur, les B.O. de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Samouraï"&lt;/span&gt; et de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Trafic d’influence"&lt;/span&gt;), avec son lot de mix-tapes, de maxis, de featurings et d’inédits dormants dans des tiroirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"J’ai cette rime urbaine qui rumine au bout de ma mine, ordonne à mes hormones, laisse dans mes organes cette épaisse violence efficace de hooligan"&lt;/span&gt; ('Comme un couteau dans la plaie', sur le EP &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Ennemi de l’ordre"&lt;/span&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dix ans à rapper grosso modo le même triptyque thématique que ses collègues de La Rumeur : la vie en cité, le fait d’être un Noir en France aujourd’hui (racisme subi, poids du passé, le label "rap de fils d’immigrés"), et le rap. Avec une dimension egotrip néanmoins plus importante que chez Ekoué, Hamé, Philippe et Mourad, notamment dans le cadre des freestyles collectifs (au sein d’Anfalsh ou, plus tôt, du Spécial Homicide). Et toujours ce mélange de rage contenue et d’amertume qui passent par le flow, les intonations et la voix, prenant l’auditeur à la gorge. Une ligne directrice stricte donc, mais nourrie par des qualités d’écriture telles que jamais Casey ne lasse ou ne donne l’impression qu’elle tourne en rond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La compilation/best-of &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Hostile au stylo"&lt;/span&gt; entend résumer ces dix années d’enregistrements épars, en 64 pistes. Se côtoient ainsi freestyles radio et couplets coup de poing posés sur tapes, extraits de concerts, gros classiques squattant aujourd’hui encore les playlists des émissions rap des radios associatives ('Chacun son raccourci' avec Ekoué, 'La parole est mienne', 'Décor Bâclé', 'La valse des enragés' toujours avec Ekoué et Less Du Neuf...) et inédits datant de différentes époques, inégaux. On retiendra particulièrement le constat glaçant de 'C’est l’histoire', posé sur l’instru du 'The Point of No Return' d’Immortal Technique, l’énergique 'Le Flow', le rageur 'A Visage découvert', les très bons 'Horreur et Guerre' avec B.James et 'Délit de faciès', mais encore et surtout le terrible 'Ma Haine' en compagnie de ses comparses d’Anfalsh B.James et Prodige, qui laisse présager le meilleur quant à l’album &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Tragédie d’une trajectoire"&lt;/span&gt; annoncé pour la fin de cette année 2006. On restera en revanche plus sceptique sur 'Ouvre tes yeux' qui, malgré un bon couplet de Casey, est plombé par le ragga enrhumé et simpliste d’Oxy (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Les Noirs se tuent dans le tto-ghe (...), c’est Babylone qui gouverne (...) wonanawooooo !"&lt;/span&gt;) et sur les autres inédits qui, sans être mauvais, retiennent au final assez peu l’attention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gros défaut de cette compilation reste indéniablement son mix, pour le moins chaotique. On aurait à la limite préféré que le CD ne soit pas mixé (certains débuts de morceaux sont tout simplement saccagés, comme par exemple la première piste ou encore le premier couplet de 'La Parole est mienne', inaudible) et que nous soient également épargnés les bruitages bas de gamme, du type sirènes (malgré un joli répertoire : police, pompiers, paquebots...), chaise électrique ou armes à feu qui viennent régulièrement parasiter l’écoute. Le choix de zapper systématiquement les noms de Sheryo et de Navea, anciens membres d’Anfalsh, surprend également, bien qu’il ne s’agisse que d’un détail de second ordre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ne boudons pas notre plaisir. Pour quiconque ne connaît pas très bien l’œuvre de la meilleure plume féminine du rap français (et d'une des meilleures plumes du rap français tout court), &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Hostile au Stylo"&lt;/span&gt; constitue un indispensable rappel des faits, en attendant (de pied ferme) l’album &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Tragédie d’une Trajectoire"&lt;/span&gt;. Après l’excellent EP &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Ennemi de l’ordre"&lt;/span&gt;, 2006 est décidément une grosse année pour Casey.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Car je ne me fie qu’à mon orgueil. Et il me semble encore trop fort pour se perdre dans un portefeuille. C’est intègre que je compte abriter la famille du besoin, peser lourd pour aller plus loin..."&lt;/span&gt; ('Chacun son raccourci', sur le maxi &lt;span class="oeuvre"&gt;"A Délivrer d’urgence"&lt;/span&gt;)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-6490260438532961482?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/6490260438532961482/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=6490260438532961482' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/6490260438532961482'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/6490260438532961482'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/casey-hostile-au-stylo-2006.html' title='Casey - Hostile au stylo (2006)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-7191152278547674222</id><published>2008-03-02T10:34:00.003+01:00</published><updated>2008-03-02T10:38:10.309+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>CAS - La récolte (2005)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.abcdrduson.com/images/pochettes/CAS_-_La_recolte.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.abcdrduson.com/images/pochettes/CAS_-_La_recolte.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en avril 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;       Originaires d'Aix-en-Provence où ils se sont rencontrés il y a six ans, les deux membres du groupe CAS, le rappeur Caserio et le beatmaker Antes, ont sorti en ce début d'année 2006 leur premier album, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"La Récolte"&lt;/span&gt;. Une première sortie relativement inattendue et discrète puisque le groupe n'a fait que peu de concerts et n'a pas sorti de maxis au préalable, contrairement au cheminement traditionnel des formations de rap.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi ses influences, le groupe cite la Cinquième Kolonne. Difficile en effet, à l'écoute de certains titres, de nier l'héritage des stéphanois. Caserio écrit souvent comme une "caméra urbaine", multipliant les thématiques lui permettant de se placer dans la peau d'un observateur neutre. C'est dans cette situation qu'il semble le plus à l'aise, comme sur les bons 'Dans le Bus' ou encore 'Assis Là part 1', dans lesquels il décrit des scènes observées respectivement dans un bus et dans un hall de gare.&lt;br /&gt;La principale qualité du rappeur est d'avoir de bonnes, voire très bonnes idées, et une écriture agréable à suivre. Il sait conter des histoires simples avec humour et efficacité. Ainsi, 'Bonnes vacances', avec ses quatre petits récits sous forme de lettres plaît immédiatement par son originalité, de même que 'Fallin', histoire de drague foireuse sur une prod jazzy d'Antes.&lt;br /&gt;En revanche, les titres moins "carrés", dans lesquels Caserio part dans des réflexions plus globales sur le monde, sur la nature humaine ou sur lui-même touchent beaucoup moins et paraissent même rater leur cible car le rappeur y force le trait, essayant vainement de régler son pas sur celui de Fisto ou de Sako. On en retient malheureusement des phrases qui sonnent souvent creux, comme sur 'Y Croire' (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"J'ai erré sans espoir aux détours de relation, quand on s'entoure de désolation autour des actions. J'ai erré traînant ma poire mais à force on se paume, vivre comme une ombre mais non sans voir qu'on n'est pas homme"&lt;/span&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'écriture de Caserio est plaisante, son flow et ses placements laissent en revanche parfois à désirer, donnant une impression de manque de confiance en lui ou simplement de maladresse. Cela est assez frappant dans le premier couplet de 'Du Fond de la classe', lorsqu'il prolonge par exemple le "a" de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"lucarnes"&lt;/span&gt; ou le "au" de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"au collège"&lt;/span&gt;. C'est d'autant plus regrettable qu'il se révèle bien plus habile sur d'autres titres, notamment sur les morceaux plus énergiques, réalisant de bons enchaînements de phases (l'excellent 'On The Rise' avec l'américain Nonsense). Ces quelques maladresses récurrentes ne plombent pas le disque mais empêchent néanmoins certains morceaux de décoller et de devenir excellents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car musicalement, il y a peu de reproches à faire. En creusant un peu, on regrettera le manque de dynamisme de certaines batteries, trop en retrait et effacées. Mais Antes s'affirme sur la totalité des titres de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"La Récolte"&lt;/span&gt; comme un beatmaker talentueux et inventif. Puisant ses samples dans le jazz, la soul ou le rock, il parvient systématiquement à créer une instru autonome, ayant sa propre atmosphère, à laquelle le texte de Caserio vient s'adapter sans problèmes, toujours en adéquation avec l'ambiance dégagée par le beat. N'hésitant pas à apporter diverses évolutions à ses instrus, il évite soigneusement les boucles ennuyantes se répétant telles quelles pendant trois minutes trente.&lt;br /&gt;Adepte des voix pitchées sans pour autant en abuser ('La Récolte', 'Y Croire' qui rappellera certaines prods de Kno, 'Fallin', l'excellent 'Assis Là part 2'), d'ambiances jazzy (là encore l'excellent 'Fallin' ou le très court 'Chez soi' avec son piano et ses cuivres discrets) et d'instrus tantôt mélancoliques (les divers échantillons de cordes qui parsèment le disque) ou dynamiques (les cuivres de 'On The Rise'), il bâtit un édifice musical varié, cohérent et extrêmement plaisant.&lt;br /&gt;Quatre pistes instrumentales lui permettent de s'illustrer et de développer son style sans la présence d'un emcee, pour un résultat faisant mouche à chaque fois. On retiendra notamment le magnifique 'Graine de Glace', épique et mystique à souhait avec ses accélérations de beat, ses samples de cordes envoûtants et ses échantillons vocaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, le groupe CAS livre avec &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"La Récolte"&lt;/span&gt; un bon album, très agréable à défaut d'être excellent. Cela s'annonce très prometteur pour la suite, l'essentiel étant là (des prods, un emcee sympathique ayant des qualités d'écriture indéniables et de très bonnes idées) les principaux défauts semblant tout à fait rectifiables (quelques maladresses techniques, et la nécessité pour Caserio de s'affranchir un peu plus de ses modèles dans le choix de certains thèmes). Mais pour peu que ces légers faux pas soient corrigés, Caserio et Antes, âgés seulement d'une vingtaine d'années, ont les moyens de réaliser un album d'un très bon niveau.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-7191152278547674222?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/7191152278547674222/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=7191152278547674222' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/7191152278547674222'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/7191152278547674222'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/cas-la-rcolte-2005.html' title='CAS - La récolte (2005)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-8532422023362117003</id><published>2008-03-02T10:28:00.002+01:00</published><updated>2008-03-02T10:33:12.386+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Ammo &amp; CHI - The Drama Setter (2005)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.abcdrduson.com/images/pochettes/ammochidramasetter.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.abcdrduson.com/images/pochettes/ammochidramasetter.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en juin 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Submergé par la vague South, le rap new-yorkais sera resté relativement discret en 2005. En dehors des albums de quelques grands noms, mais que l'on oubliera sans doute assez vite, peu de sorties auront véritablement marqué les esprits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ville fourmille pourtant toujours de rappeurs, une nouvelle scène de jeunes emcees se mettant progressivement en place. La mix-tape, ou plutôt le mix-cd, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Drama Setter"&lt;/span&gt; met en avant cette scène effervescente et donne un excellent aperçu des capacités de ces rappeurs, inconnus pour la plupart. Ce projet est l’œuvre de la structure française Little Italy, soit Ammo, se chargeant d’établir des connexions entre la France et New York, et CHI, producteur luxembourgeois, moitié du groupe Taï Chi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les titres composant &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Drama Setter"&lt;/span&gt; ne sont pas véritablement mixés. On ne retrouve pas de DJ aux manettes qui effectuerait pass-pass et scratchs furieux en jouant avec les rythmiques. Une explosion ou quelques coups de feu suffisent la plupart du temps à séparer et à enchaîner les titres, "hosted" par deux de ces rappeurs new-yorkais, Maino et Tru Life, signé depuis peu chez Roc-A-Fella. Ces bruitages et interventions des "ambianceurs" savent se faire discrets et n’empiettent pas sur les morceaux. A l’instar des tapes d’un Whoo Kid ou d’un Kay Slay, l’intérêt de ce projet réside dans ses "exclusive", "unreleased" et "new tracks". Vous l'aurez compris, tout repose donc sur le tracklisting.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui-ci relève du quasi sans-faute. Sur le papier, les rappeurs, groupes et producteurs ne vous diront sûrement rien. Seuls quelques noms attireront l’œil : Mobb Deep sur deux morceaux dont un en compagnie de Rah Digga ; AZ avec Raekwon et Ghostface pour le bon 'New York' ayant bien tourné en 2005 ; DJ Premier qui signe la prod de l’excellent 'I’ma kill this nigga' de Rosco P. On est également contents de retrouver Nas sur un beat d’Alchemist ('My Will') ou encore Kool G Rap se lançant dans un exercice de style avec Saïgon sur 'Letter P' produit par Just Blaze.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste, à part quelques noms croisés au gré des tapes de J.R. Ewing et Armeni Blanco (&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Son Of a Gun"&lt;/span&gt;) et des projets de Get Large, est relativement inconnu. Et pourtant... En dehors du déjà réputé Black Rob qui livre l’excellent 'B.L.A.C.K', sommet de rap nonchalant, les "rookies" présents sur cette tape sont ceux qui impressionnent le plus. Tout d’abord, les deux "ambianceurs" de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Drama Setter"&lt;/span&gt; prennent chacun le temps de gifler l’auditeur. Maino se montre impérial sur la prod cuivrée géniale de Nottz ('Make it hot'). Tru Life, lui, rend hommage au rap new-yorkais sur la prod du 'Song Cry' de Jay-Z, en profitant pour lancer un clin d’œil sympathique au classique '22’s twos' de ce même Shawn Carter. En fin de compte, tous les morceaux du disque vont du bon à l’excellent, à l’exception du morceau de celui de D.O.E., difficilement écoutable en entier, sur une mauvaise prod de Timbaland. Mais cette mauvaise surprise est l’unique accroc de ce très bon projet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’autre but avoué de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Drama Setter"&lt;/span&gt; est de mettre en lumière le travail de producteur de CHI, au travers de collaborations avec des rappeurs américains. C’est chose faite. Il est l’auteur de cinq instrus de qualité n’ayant rien à envier à ceux de ses homologues d’outre-Atlantique. Jeux sur les rythmiques ('We here' avec sa grosse caisse en rafales sur le refrain, ou encore l'alliance toujours efficace kick/cymbales sur plusieurs morceaux), samples entêtants (le sample vocal de 'Getaway' notamment) : du plus simple (le magnifique 'Die Young' de Coalition, l’un des meilleurs morceaux du disque) au plus chargé, l’efficacité est toujours au rendez-vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Drama Setter"&lt;/span&gt; a donc tout pour plaire. On y découvre une scène new-yorkaise de qualité, même si certains emcees pourront paraître fades, et des producteurs excellents, qu’ils soient confirmés ou non. Certains morceaux tourneront inévitablement en boucle, squattant walkmen et chaînes Hi-Fi pendant des semaines : le 'Make it hot' de Maino, 'Die Young' de The Coalition, 'New York' de Milano, 'B.L.A.C.K.' de Black Rob et '22’s twos' de Tru Life. Le rap new-yorkais est loin d’être mort, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Drama Setter"&lt;/span&gt; le démontre avec brio.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-8532422023362117003?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/8532422023362117003/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=8532422023362117003' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/8532422023362117003'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/8532422023362117003'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/03/ammo-chi-drama-setter-2005.html' title='Ammo &amp; CHI - The Drama Setter (2005)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-416462503396637219</id><published>2008-02-27T23:32:00.003+01:00</published><updated>2008-02-27T23:36:44.471+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Promoe - White Man's Burden (2006)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8Xl6ziEl1I/AAAAAAAAADQ/nMaIugwb0vc/s1600-h/promoe+white.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8Xl6ziEl1I/AAAAAAAAADQ/nMaIugwb0vc/s320/promoe+white.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171792545533171538" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en janvier 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Deux ans après &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Long Distance Runner"&lt;/span&gt;, le MC suédois Promoe sort en septembre 2006 son troisième LP solo, &lt;span class="oeuvre"&gt;"White Man's Burden"&lt;/span&gt;. Précédé de deux maxis, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Songs Of Joy"&lt;/span&gt; et le magnifique &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Headache"&lt;/span&gt;, ce nouvel album s'annonçait une fois de plus à part, le leader de Looptroop préférant définitivement les chemins de traverse aux sentiers balisés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Embee, au grand détriment de ses nombreux - tout est relatif - admirateurs, se fait une nouvelle fois rare. Ceux-ci apprécieront tout de même les trois sons qu'il livre ici, et en particulier le beau 'In The Morning'. Pourtant, sans le producteur attitré de son collectif, Promoe ne fait pas pâle figure. Entouré de son collègue de longue date DJ Large et de nouveaux venus comme Jimmy Ledrac ou Funky Loffe qui pallient l'absence de Break Mecanix, il explore de nouveaux univers sonores. Etonnant mais rapidement convaincant – bien qu'il faille parfois plusieurs écoutes pour que certains titres révèlent toutes leurs richesses – &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"White Man's Burden"&lt;/span&gt; n'en est que plus intéressant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir collaboré avec les pointures jamaïcaines Anthony B, Bushman ou le groupe Ward 21 sur son précédent opus, Promoe fait ici appel aux services, entre autres, du géant Capleton pour approfondir la voie reggae/ragga empruntée sur &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Long Distance Runner"&lt;/span&gt;. Ainsi, 'Songs Of Joy', 'Trapped', 'Identity Crisis', 'White Man's Burden' ou encore 'Time Travellin' sont dans cette même lignée. Elément révélateur, Chords, Timbuktu, Cos.M.I.C ou Supreme n'ont pas été conviés sur ce &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"White Man's Burden"&lt;/span&gt;, et à l'exception de Leeroy du Saïan sur le puissant 'Eurotrash' – l'alchimie entre les deux artistes est d'ailleurs frappante – aucun featuring hip-hop n'apparaît ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Promoe délaisse souvent la forme rap classique dans laquelle il s'illustrait sur les albums de Looptroop et sur &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Government Music"&lt;/span&gt;, il dépasse également, cette fois-ci, les limites du reggae. Malgré quelques problèmes de reprise de souffle qui parasitent par moments l'écoute, il fait exploser toutes barrières - musicales et personnelles - en variant sans cesse les exercices. Imbibé de rap, de toast et de chant, différent d'un morceau à l'autre, son flow transforme deux belles productions mélancoliques de DJ Large en joyaux ('Up !' et 'Headache') tandis que le MC accompagne les refrains de 'Long Sleeves In The Summer' et de 'Post Cards', pour un résultat plein d'émotion. Ces choix artistiques associés à une prise de risques constante - tant d'un point de vue technique que dans l'arrangement des morceaux - font de ce disque une œuvre d'une ambition admirable. Il serait pourtant injuste et faux de laisser entendre que cet album n'est pas hip-hop : globalement plus mélodieux que les précédents, il fait cependant toujours la part belle aux raps et toasts rugueux, comme sur les nerveux 'Musick Bi$$ Apocalypse' et 'Identity Crisis'.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De manière encore plus flagrante que sur ses précédents disques, Promoe paraît sur &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"White Man's Burden"&lt;/span&gt; chercher à s'émanciper des limites d'un rap qui serait devenu trop étroit pour lui. Le résultat ? Un album d'une immense fraîcheur et un artiste dont l'évolution est une constante source d'enthousiasme. Bien sûr, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"White Man's Burden"&lt;/span&gt; pourra par moments sembler peut-être trop ambitieux, et Promoe un brin laborieux, mais les quelques morceaux moins bons ne sauraient entacher la belle réussite que constitue ce disque. Ajoutez à cela quelques textes particulièrement bien écrits et vous obtenez une oeuvre essentielle.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-416462503396637219?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/416462503396637219/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=416462503396637219' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/416462503396637219'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/416462503396637219'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/promoe-white-mans-burden-2006.html' title='Promoe - White Man&apos;s Burden (2006)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8Xl6ziEl1I/AAAAAAAAADQ/nMaIugwb0vc/s72-c/promoe+white.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-6567665093549476348</id><published>2008-02-27T23:27:00.003+01:00</published><updated>2008-02-27T23:31:58.459+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Promoe - Off The Record (1999)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.abcdrduson.com/images/pochettes/promoe-offtherecord.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.abcdrduson.com/images/pochettes/promoe-offtherecord.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en septembre 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;       Maxi de présentation sorti alors que Promoe et Looptroop étaient quasiment inconnus à l'extérieur des frontières suédoises, &lt;span class="oeuvre"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Off The record"&lt;/span&gt; (1999)&lt;/span&gt; imposa son auteur comme le leader de son groupe.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; Loin des expérimentations de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Long Distance Runner"&lt;/span&gt; (2004) et de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"White Man's Burden"&lt;/span&gt; (2006), cette première "véritable" sortie solo est par contre dans le même esprit que le &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Modern Day City Symphony"&lt;/span&gt; de Looptroop, réalisé l'année suivante : hip-hop jusqu'à la moelle. Les seuls éléments reggae étant parvenus à s'infiltrer sur cette galette sont les références faites à Buju Banton, Bob Marley ou Junior Reid. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; En trois titres, Promoe présente deux facettes de sa personnalité. Le MC habitué aux battles et à l'egotrip dans un premier temps ; le MC intimiste dans un second. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;MC's spoke a lotta shit, I make 'em eat every word of it. I'm from the Looptroop crew : I bet you heard of it.&lt;/span&gt;"&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; 'Off The Record' et 'It's Promoe' sont deux titres sur lesquels Promoe marque son territoire et montre les crocs. Boucles imparables, en particulier sur le premier morceau, scratches de DJ TechNic, punchlines, ton hargneux, ironie... Les ingrédients classiques des bons morceaux egotrip sont présents. A quelques exceptions près, Promoe délaissera par la suite le battle rap total pour se concentrer sur des textes plus thématiques. A moins que l'un de ses pairs ne le défie, comme le fit récemment un rappeur allemand (voir 'Sag was' sur le disque bonus accompagnant le DVD &lt;span class="oeuvre"&gt;"Standard Bearer"&lt;/span&gt;).  "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I never stay long before I tag alone, take my big backpack and then I'm gone like a vagabond.&lt;/span&gt;"  &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; 'Poor Lonesome Homeboy', le troisième et dernier titre de ce maxi, est le plus intéressant. Sur un beat lent, marqué par une ligne de basse légère et une boucle calme et aérienne, Promoe adapte le concept du "Poor Lonesome Cowboy" à son activité de rappeur. Le texte, très personnel, traitant avant tout de solitude et d'errance, se distingue des provocations de 'Off The Record' et de 'It's Promoe'. C'est dans ce morceau que Promoe laisse le plus clairement deviner ses qualités d'écriture, tandis qu'affleurent au détour de quelques rimes certains des thèmes qui deviendront majeurs dans l'œuvre du MC suédois (rejet du mode de vie américain et/donc occidental, préoccupations altermondialistes, écologie : "(...) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;but I'm not sure I want part of a world that treats nature and a big percent of its population like shit. Don't mean that I'm righteous like Moses...&lt;/span&gt;"). 'Poor Lonesome Homeboy' reste l'un de ses morceaux les plus introspectifs, aux côtés de deux ou trois autres couplets posés sur &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Struggle Continues"&lt;/span&gt;, le second disque de Looptroop, et de 'Positive &amp;amp; Negative' (&lt;span class="oeuvre"&gt;"Government Music"&lt;/span&gt;, 2002).  Présentation efficace et prometteuse, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Off The Record"&lt;/span&gt; marquait un moment précis dans la carrière de Promoe. Un écho de la période du graffiti et du rap à l'arrache, qu'illustrent encore &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Modern Day City Symphony"&lt;/span&gt; de Looptroop et, dans une moindre mesure, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Government Music"&lt;/span&gt;, son premier LP solo. Le début de la fin de l'adolescence du rappeur, en quelque sorte.         &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-6567665093549476348?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/6567665093549476348/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=6567665093549476348' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/6567665093549476348'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/6567665093549476348'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/promoe-off-record-1999.html' title='Promoe - Off The Record (1999)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-4090010990685079290</id><published>2008-02-27T22:44:00.003+01:00</published><updated>2008-02-27T23:25:34.184+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Promoe - The long distance runner (2004)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8XjUDiEl0I/AAAAAAAAADI/g0DXaIGzYmg/s1600-h/promoe-thelongdistancerunne.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8XjUDiEl0I/AAAAAAAAADI/g0DXaIGzYmg/s200/promoe-thelongdistancerunne.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171789680789985090" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en novembre 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"It's 2004 : last year Tony and George started the war of the whores. Same year and the year before, plus the year before that, me and the Troop were on constant tours."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà de quoi planter le décor. En 2004, Promoe, membre le plus en vue de Looptroop (groupe suédois rappant en anglais), donne suite au très bon &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Government Music"&lt;/span&gt; : &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Long Distance Runner"&lt;/span&gt;, métaphore de son goût pour les tournées interminables et de sa conception du rôle du emcee – un porte-voix doublé d'un marathonien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les premières écoutes sont plutôt désarçonnantes, car si l'on sentait une très nette influence reggae chez Promoe, on ne s'attendait pour autant pas à ce qu'il explore cette voie de manière approfondie. Partiellement enregistré en Jamaïque, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Long Distance Runner"&lt;/span&gt; baigne dans cette atmosphère, des lyrics à la rythmique, des gimmicks à la liste des invités – le crew Ward 21, Bushman et Anthony B notamment. En dehors de la surprise que suscitent certains titres, tous ces éléments concourent à assurer à Promoe la sympathie de l'auditeur : le MC suit ses envies artistiques, étonne, intrigue, développe une identité forte ; pas de doute, nous tenons là un artiste qui prend des risques. Certes, tout n'est pas réussi : 'In The Jungle' lasse rapidement, de même que 'Fast Food World' et 'Mah Grrrl', malgré un excellent premier couplet ; mais l’intention est là et c'est, dans ce cas, l’essentiel. Ayant clairement décidé de se faire plaisir, le MC suédois va jusqu’à s’offrir le luxe de reprendre le mythique 'Fit You Haffe Fit' de Black Uhuru. Bien qu'en deçà de l'original, le résultat est d'une efficacité redoutable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Orientation artistique oblige, Embee (le beatmaker de Looptroop) est moins présent qu’à l'accoutumée. Mais s'il ne signe que trois instrus, ceux-ci sont reconnaissables dès les premières notes : enchevêtrements de samples courts, travail particulier sur les voix, kicks rebondissants comme des ballons de basket ou comme les balles de ping-pong de 'DM-87' ; hormis le décevant 'Calm Down', il fait mouche à chaque coup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre l'habituel hymne aux graffiti-artists auquel Promoe nous a habitués ('These Walls Don't Lie', &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"palapapapapaaa"&lt;/span&gt;), les textes sont globalement contestataires, avec des tendances altermondialistes marquées : dénonciation José Bovesque de l'industrie alimentaire ('Fast Food World'), de la guerre en Irak ('KKKampain', déboulonnant la "novlangue" de la Maison Blanche), protest-songs et constats larges ('Justice', 'Dog Day Afternoon', 'Constant Consumption'). On pourra reprocher au MC l'angle d’attaque parfois trop généralisant voire presque naïf, mais ses qualités d'écriture et son flow énergique font passer ces remarques au second plan. Les morceaux plus légers, comme 'A Likkle Supm Supm', sont autant de réussites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Œuvre d’un artiste suivant ses envies et profitant de ses escapades solo pour "tenter des choses", &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Long Distance Runner"&lt;/span&gt; est un très bon disque. Promoe mêle avec bonheur reggae et rap, toaste, change de flows (voir son terrible couplet sur 'Dog Day Afternoon' pour s’en convaincre), s'affranchit de son style habituel et prend ainsi l'auditeur à contre-pied – bref, il évolue. Surprenant puis convaincant, l'album se révèle au fil des écoutes être une franche réussite, quelques titres imparables ('These Walls Don't Lie', 'A Likkle Supm Supm', 'Fit You Haffe Fit', 'Long Distance Runner') et beaucoup de bons morceaux effaçant aisément les quelques déceptions.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-4090010990685079290?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/4090010990685079290/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=4090010990685079290' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/4090010990685079290'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/4090010990685079290'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/promoe-long-distance-runner-2004.html' title='Promoe - The long distance runner (2004)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8XjUDiEl0I/AAAAAAAAADI/g0DXaIGzYmg/s72-c/promoe-thelongdistancerunne.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-1444498552780772380</id><published>2008-02-27T20:43:00.003+01:00</published><updated>2008-02-27T20:48:08.176+01:00</updated><title type='text'>The Casual Brothers - Custumer's Choice (part 2) (2003)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8W-bjiElzI/AAAAAAAAADA/v_22TJfhCKY/s1600-h/CasualBro-customers_choice.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8W-bjiElzI/AAAAAAAAADA/v_22TJfhCKY/s200/CasualBro-customers_choice.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171749127708776242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en janvier 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       A moins que vous ne suiviez de près la carrière des membres du groupe suédois Looptroop, le nom The Casual Brothers aura peu de chance de déclencher chez vous autre chose qu'un froncement de sourcils étonné. Derrière cette intrigante appellation se cachent en fait le rappeur Cos.M.I.C et le producteur Embee (ex-DJ Embee) ; ils ont à leur actif deux EP, l'éponyme &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Casual Brothers EP&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"&lt;/span&gt; (2001) et, donc, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Custumer’s choice (part 2)"&lt;/span&gt;, sorti en 2003.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois titres composent ce disque, accompagnés de leurs versions instrumentales ; trois perles concoctées par Embee sur lesquelles Cos.M.I.C n’a plus qu’à poser sa voix claire et son flow aiguisé ; trois exercices bien distincts avec une seule constante : la qualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Coléreuse ou nostalgique, la plume du MC suédois reste fine et précise, qu’elle lui serve à fustiger la lobotomie publicitaire de la société de consommation occidentale ('Too Much', &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"They keep tellin' us how to stay in line and they know as long as the TV's on we'll stay blind, ‘cause it's a nonstop show straight in to your safe home with no chance and no way for you to say no…"&lt;/span&gt;), à raconter l’histoire de trois hommes courant après l'argent ('One Destiny'), ou à se remémorer certains épisodes de sa jeunesse ('A Bittersweet (Retrospective)', &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Ask my parents, they were first to know, they thought that I was gonna stick to rhymin', couldn't believe their son was criminal minded. But all I ever wanted was my name on the wall, sprayin' it all who are you sayin' I'm wrong ?"&lt;/span&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Embee, lui, compose d'une manière que l'on pourrait presque qualifier d'impressionniste : par petites touches, appliquant et combinant ses samples (guitares, cuivres, voix, claviers...) comme des couleurs, pour obtenir au final un ensemble d'une consistance imposant le respect. Virtuose, il parvient à susciter l’émotion sans avoir à l'extorquer à grands renforts de violons lancinants ou de pianos larmoyants. Systématiquement belles et lumineuses, ses productions reflètent à merveille les thèmes choisis par Cos.M.I.C, de telle sorte que raps et instrus s'accordent parfaitement : on sent une réelle complicité entre les deux Casual Brothers, et les quelques éléments extérieurs venant se greffer au projet – le guitariste John Grahn sur 'One Destiny' et le chanteur Christian Kjellvander sur 'A Bittersweet (Retrospective)' – parachèvent l'harmonie de l’ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux ans après l'excellent &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Casual Brothers EP"&lt;/span&gt;, Cos.M.I.C et Embee persistent et signent un projet de grande qualité, démontrant une nouvelle fois que le producteur suédois est incontestablement l'un des beatmakers les plus inventifs et talentueux de ce début de XXIème siècle.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-1444498552780772380?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/1444498552780772380/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=1444498552780772380' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/1444498552780772380'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/1444498552780772380'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/casual-brothers-custumers-choice-part-2.html' title='The Casual Brothers - Custumer&apos;s Choice (part 2) (2003)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8W-bjiElzI/AAAAAAAAADA/v_22TJfhCKY/s72-c/CasualBro-customers_choice.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-7512941055453758478</id><published>2008-02-27T20:30:00.002+01:00</published><updated>2008-02-27T20:36:17.560+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Piloophaz - Nature Morte (2004)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8W7nziElyI/AAAAAAAAAC4/VVJ8OWNV1uU/s1600-h/piloophaz+nature+mort.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8W7nziElyI/AAAAAAAAAC4/VVJ8OWNV1uU/s320/piloophaz+nature+mort.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171746039627290402" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en janvier 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Hello darkness my old friend, I’ve come to talk with you again"&lt;/span&gt;. C’est sur ces quelques paroles extraites du magnifique 'The Sound of Silence' de Simon &amp;amp; Garfunkel que débute le troisième projet solo de Piloophaz,&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt; "Nature Morte"&lt;/span&gt;. Après un premier album en 2000 (&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Noyau Dur"&lt;/span&gt;) suivi en 2001 du maxi 6 titres &lt;span class="oeuvre"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Hymne à la Folie"&lt;/span&gt;, l’ex-membre de la Cinquième Kolonne revient fin 2004 dans les bacs. La chasse est ouverte... &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="oeuvre"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="oeuvre"&gt;L’extrait de 'The Sound of Silence' ne se trouve pas en exergue de ce disque par hasard. Celui qui se définissait sur &lt;span class="oeuvre"&gt;&lt;span class="oeuvre"&gt;"Noyau Dur"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;comme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"l'éclipse, l’esprit sombre, cause et conséquence du déclic"&lt;/span&gt; n'a pas changé. La noirceur et le pessimisme constituent toujours la toile de fond de tous ses textes. Le rappeur stéphanois se met souvent en scène lui-même, devenant le personnage principal de ses fresques morbides, quitte à surjouer par moments. N'hésitant pas à se dévoiler avec sincérité et amertume ('Absence', 'Deadly Punk', 'Ethiliquement incorrect'), Piloophaz traite de thèmes personnels comme l’amitié, l’amour ('Sentiments sous verre') ou encore son attachement à sa mère ('Sans Toi') avec une écriture toujours impressionnante de lucidité ; la même lucidité glaçante qui frappait les oreilles et les esprits des auditeurs de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Derrière Nos Feuilles Blanches"&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand Piloophaz ne parle pas directement de lui, il rue dans les brancards contre la religion ('Le Faucheur') ou rappelle son amour pour le hip-hop d’origine en compagnie de quelques collègues ('Terres Perdues'). Mais le morceau qui retient le plus l’attention est sans nul doute 'Le Jour se lève', magnifique texte consacré à l’anorexie. En 1min30, il dresse le portrait d’une jeune fille touchée par cette maladie avec une justesse faisant froid dans le dos, inscrivant ce morceau dans la droite lignée de textes comme le 'Nids de guêpes' d'Akhenaton par le constat coup-de-poing qu’il inflige à l’auditeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'aspect répétitif de certains thèmes est comblé par les qualités d'écriture remarquables dont Piloophaz fait preuve tout au long de cet album. Conséquence : &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;&lt;span class="oeuvre"&gt;"Nature Morte"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;est un disque nécessitant de nombreuses écoutes pour révéler toutes ses richesses, tant les textes sont denses. Et c'est une qualité fort appréciable quand on voit la pauvreté lyricale de beaucoup d'albums de rap français dont on fait le tour en une écoute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors qu'il pourrait jouer l’artiste larmoyant regardant tomber la pluie assis sur le rebord de sa fenêtre, usant d’un flow monotone, Piloophaz rappe de manière très vive et énergique sur tous les titres. Son flow sec et haché, sa voix et ses intonations le rendent reconnaissable entre mille. Techniquement parlant, on ne s'ennuie pas un instant à l’écoute de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Nature Morte"&lt;/span&gt;. Les invités, des proches pour la plupart, ne font aucunement tache. Arom, sur 'Absence', livre un couplet d’une qualité telle qu’il nous fait regretter sa trop faible participation sur l'album collectif de la Cinquième Kolonne. 12mé et Romstick, tous deux membres du groupe Hasta Siempre, complètent efficacement la très bonne prestation de Piloophaz sur 'Ethiliquement Incorrect'. La remarque vaut aussi pour les couplets "sauvages" de Da'Pro, Maxx-R, Loco et Jojo sur l’épique 'Terres Perdues'.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme sur ses projets précédents, le style de Piloophaz se reconnaît à ses productions littéralement blindées de samples de toutes sortes. L'album est parsemé d'extraits de films, d'émissions, de scratchs assurés d'une main de maître par DJ O'Legg. En plus de créer une atmosphère unique sans être pesante ni lourde, cela confère à l’album un côté extrêmement ludique. Expliquons-nous. Dans le livret du disque, Piloophaz répertorie les films et artistes qu’il a samplé et scratché depuis qu'il fait du rap. L’auditeur un tant soit peu curieux ne manquera pas de se lancer à la recherche de ces samples en visionnant les films cités dès que l'occasion s'en présentera. Etait-ce aussi le but de cette liste non exhaustive présentée avant tout comme un hommage aux artistes et divers medias "utilisés" ? On n’en sait rien; toujours est-il que cette initiative s’avère être des plus heureuses et intéressantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tonalité musicale de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Nature Morte"&lt;/span&gt; est, logiquement, sombre. Certaines ambiances instrumentales rappelleront Jedi Mind Tricks ou encore, toutes proportions gardées, le travail remarquable effectué par Muggs sur le meilleur opus de Cypress Hill, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Temples of Boom"&lt;/span&gt;. Puisant ses samples dans les bandes originales de films, la soul américaine ou encore la variété française, Piloophaz, producteur de l’intégralité des instrus de l'album à l’exception du très bon 'Absence' (un classique mais efficace guitare sèche + sample vocal) signé Defré Baccara, ne se contente pas des pianos et violons qui auraient alourdi l'ensemble par une trop grande banalité. Les beats se font tantôt vifs et rapides (l'excellent 'Sans Toi' sur un sample du 'The World is empty without you' des Supremes, ou encore 'Terres Perdues' et 'Fils de Saul'), tantôt franchement lugubres et beaucoup plus lents ('Le Faucheur', 'Le Jour se lève'). Les instrus de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Nature Morte"&lt;/span&gt; forment donc un tout varié mais cohérent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Piloophaz livre donc avec &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Nature Morte"&lt;/span&gt; son projet solo le plus abouti. Il développe un univers vraiment particulier, fait d'introspection de colère et de lyrics inspirés par l'univers des films d'horreur (du Death Hip-hop, comme il se plaît lui-même à le souligner). Des qualités d'écriture indéniables, des beats efficaces, un flow capable de s'adapter aux instrus selon leur rapidité, voilà à quoi s’attendre avec ce rappeur talentueux. Il ne reste plus qu’à attendre la suite, en faisant tourner en boucle ce &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Nature Morte"&lt;/span&gt; et le disque-testament &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Derrière Nos Feuilles Blanches"&lt;/span&gt; de la Cinquième Kolonne.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-7512941055453758478?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/7512941055453758478/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=7512941055453758478' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/7512941055453758478'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/7512941055453758478'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/piloophaz-nature-morte-2004.html' title='Piloophaz - Nature Morte (2004)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8W7nziElyI/AAAAAAAAAC4/VVJ8OWNV1uU/s72-c/piloophaz+nature+mort.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-6683599851386606137</id><published>2008-02-27T20:25:00.003+01:00</published><updated>2008-02-27T20:30:03.751+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Romstick - Du Silence au vacarme (2006)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.abcdrduson.com/images/pochettes/romstick-silence.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.abcdrduson.com/images/pochettes/romstick-silence.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en avril 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je dis ce que je pense et ce   que je crois penser. Je dis ma petite vérité qui ne va   pas très loin, d'ailleurs, qui n'est pas à moi ; mais   je la dis avec mon caractère, avec ma nature. Je prends   des idées qui sont à tout le monde et je les traduis   selon ma propre nature. Ca ne va pas plus loin que ça :   je n'ai pas la prétention de changer le monde, je ne   sais pas comment il faut faire pour le changer.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces quelques phrases de Georges Brassens   pourraient résumer l'approche de "l'école   stéphanoise". En 2003, le magnifique &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Derrière nos feuilles   blanches"&lt;/span&gt; avait permis d'attirer   l'attention sur la scène rap de Saint-Etienne, d'en   déceler peu à peu les richesses autour de ses deux   groupes phares, feu la Cinquième Kolonne et Hasta   Siempre. Ceux-ci ont en commun un goût pour les   ambiances mélancoliques, les textes froids et désabusés   sur les relations humaines, l'introspection, tout en   conservant chacun leurs spécificités (l'autodérision et   les escapades jazz pour Fisto et 12Mé, l'horrorcore ou   death hip-hop pour Piloophaz...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappeur au   sein du collectif Hasta Siempre (12Mé, Mash, Mans, DJ   O'Legg, Zedka), Romstick est enfin mis en avant via un   EP sept titres, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Du Silence au Vacarme"&lt;/span&gt;.   Auparavant entendu notamment sur le 'Ethiliquement   Incorrect' de Piloophaz (&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Nature Morte"&lt;/span&gt;, 2004,   également présent en bonus track sur ce disque), le MC   stéphanois n'est pas du genre à passer inaperçu tant   son débit haché et sa voix écorchée le distinguent de   ses collègues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Du Silence au   Vacarme"&lt;/span&gt; confirme son talent. S'il   faudra plusieurs écoutes aux non-initiés pour   s'habituer à son style – ou le rejeter définitivement   -, l'atmosphère lugubre et le caractère écorché vif des   textes de ce "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;clown   rarement drôle, comme Krusty&lt;/span&gt;", parfaitement   véhiculés par son timbre de voix rauque, prennent à la   gorge et deviennent vite envoûtants. Rarement fond et   forme ont semblé en si parfaite adéquation : les instrus   signés Mans, Fleow ou Piloophaz évoluent logiquement   dans un veine sombre, des boucles variées de cordes   (piano, guitare, violons...) aux micro-samples de   cuivres et voix pitchées. DJ O'Legg est une nouvelle   fois très présent (six titres sur sept) et se montre   impeccable, qu'il cutte quelques phases de rap US   (Method Man, Mobb Deep...) ou scratche divers sons en   arrière-plan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux beats viennent néanmoins   apporter une touche un peu moins pesante : celui du   dynamique 'Tout sort du coffre', produit par Fleow à   base de samples du 'Come To Mama' d'Ann Peebles, et   ensuite celui de 'Une guerre éclate', aux faux airs de   'Shook Ones part.2' ralenti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Des Lumières   sous la pluie"&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Mille et un   fantômes"&lt;/span&gt; ou &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Derrière nos feuilles   blanches"&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Du Silence au   vacarme"&lt;/span&gt; parvient au bout de quelques   titres à retranscrire une atmosphère nocturne et froide,   pleine de spleen. Mettant en avant sa part d'ombre,   Romstick se montre convaincant sur les sept titres   composant ce disque solide. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Anti-star du phonographe&lt;/span&gt;", il se livre   via une écriture sèche fortement empreinte de   pessimisme, que la courte durée de ce EP empêche de   devenir trop étouffante pour l'auditeur. Dans la droite   lignée des ambiances créées par Piloophaz, le rappeur   stéphanois se démarque toutefois par sa voix grave et   son rap à la fois traînant et agité, comme s'il   craignait de suffoquer. Il prend des idées qui sont à   tout le monde et les traduit selon sa propre nature :   indéniablement, Romstick vise juste.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-6683599851386606137?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/6683599851386606137/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=6683599851386606137' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/6683599851386606137'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/6683599851386606137'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/romstick-du-silence-au-vacarme-2006.html' title='Romstick - Du Silence au vacarme (2006)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-8234696899477616618</id><published>2008-02-27T14:32:00.002+01:00</published><updated>2008-02-27T14:36:46.909+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>12Mé &amp; Raph - Headfones 0.1 (2006)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8VnYjiElxI/AAAAAAAAACw/YU94u8zyOOg/s1600-h/headfones.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8VnYjiElxI/AAAAAAAAACw/YU94u8zyOOg/s200/headfones.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171653418657552146" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en juin 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Les collaborations entre rappeurs et musiciens ont décidément le vent en poupe ces derniers temps. Le EP &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Headfones 0.1"&lt;/span&gt; est l’occasion pour le MC stéphano-lyonnais 12Mé de s’associer au saxophoniste Raph. Le nom de 12Mé ne vous sera pas étranger si vous suivez un tant soit peu l’évolution de la scène rap de Saint-Etienne : membre du collectif Hasta Siempre (12mé, Mash, Romstick, Man’s et DJ O’Legg notamment), il fut l’auteur d’un très bon album réalisé avec Mash en 2004, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Parmi tant d’autres"&lt;/span&gt;, et d’un EP en demi-teinte, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Le fruit de nos expériences"&lt;/span&gt;, sorti en 2005.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’écoute de ce &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Headfones"&lt;/span&gt;, on ne manquera pas d’établir des ponts entre le rap de 12Mé et celui de son aîné Fisto. Les liens sont en effet nombreux : même finesse d’écriture dans la description des rapports humains ('Monde Muet', 'La Folie' en compagnie de Man’s) ou la retranscription du spleen urbain (l’excellent 'Un tour en ville'), même humour/miroir ('Soirée étudiante'). L’écriture frappe par sa justesse, pleine d’humilité et de sincérité (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Je suis pas venu ici pour délivrer la bonne parole. Je taffe scred, fais mon truc, au mic je remplis aucun rôle."&lt;/span&gt;, dans 'La Bonne parole'). 12Mé prend un plaisir évident à rapper (ce qui ne semble malheureusement pas toujours être le cas chez les rappeurs, mais fermons la parenthèse), n’hésitant pas à prendre des risques en variant son flow, comme sur le beat saccadé du très réussi 'Tranches de vie'.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le EP &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Le Fruit de nos expériences"&lt;/span&gt; avait été l’occasion d’une première collaboration entre 12Mé et Raph, sur le morceau 'Nouvelle Donne'. Si 'Jazz Session' ou 'La Bonne parole' donnent lieu à un vrai "dialogue" entre le MC et le saxophoniste, Raph en est le plus souvent réduit à un rôle d’appoint, ponctuant certains morceaux de quelques notes lancinantes ('Monde Muet', 'Passe le mic', 'Un tour en ville', 'La Folie') mais partageant rarement le devant de la scène avec le emcee. Chacune de ses apparitions s’avère pourtant efficace et bienvenue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au niveau de la production, 12Mé et Raph bénéficient de nombreux renforts : un trompettiste, un pianiste, deux guitaristes, un bassiste (Julien Sarazin, déjà remarqué sur le 'Soliloque' de Fisto sur la compilation &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"A l’instinct vol.2"&lt;/span&gt;) et surtout un DJ, O’Legg, dont la présence s’avère une fois de plus déterminante ('Monde Muet', 'Passe le mic', 'Soirée étudiante', 'Un tour en ville', 'La Bonne parole', ou encore 'Tranches de vie', dont il assure la prod). &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Headfones 0.1"&lt;/span&gt; est bien entendu un album très jazzy, avec des rythmiques rap "classiques". Cette production impeccable est l’autre point fort du disque : 'Soirée Etudiante', 'Un tour en ville', 'Tranches de vie' ou encore 'La Folie' avec sa batterie sèche et ses quelques notes de vibraphone constituent de très bons moments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Headfones 0.1"&lt;/span&gt; est au final un projet très soigné (saluons au passage la qualité de l’artwork) et rondement mené. Raph reste souvent discret mais toujours efficace, et DJ O’Legg aurait mérité de voir son nom figurer sur la pochette aux côtés de ceux de ses collègues tant l’efficacité de son travail de scratchs est flagrante. 12Mé, lui, confirme qu’il est un rappeur à suivre de près. Il passe sans soucis de l’introspection à l’humour et sait capter, par sa voix et son flow, l'attention de l'auditeur. Mission accomplie : ce premier volume de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Headfones"&lt;/span&gt; est un album d’excellente facture, méritant décidément que l’on s’y attarde.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-8234696899477616618?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/8234696899477616618/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=8234696899477616618' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/8234696899477616618'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/8234696899477616618'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/12m-raph-headfones-01-2006.html' title='12Mé &amp; Raph - Headfones 0.1 (2006)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8VnYjiElxI/AAAAAAAAACw/YU94u8zyOOg/s72-c/headfones.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-4625440386196800551</id><published>2008-02-27T14:20:00.005+01:00</published><updated>2008-04-28T00:27:25.697+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citation'/><title type='text'></title><content type='html'>"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Never knew murder 'till I seen my man get popped.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;No blood soaking, laying there, eyes still open.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I got a little closer, put my hand on his palm&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;He was looking right through me, yo, staring beyond.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I wonder what he saw : the limoes, movies ans tours ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Did he die in vain and represent for the cause ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Now I put his name on everything I'm involved&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;And that's the game, y'all can't relate, fuck y'all.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Nas - My way&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-4625440386196800551?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/4625440386196800551/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=4625440386196800551' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/4625440386196800551'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/4625440386196800551'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/never-knew-murder-till-i-seen-my-man.html' title=''/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-6314663179717480759</id><published>2008-02-27T01:03:00.000+01:00</published><updated>2008-02-27T01:09:00.778+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Nas - It was written (1996)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8SqDjiElwI/AAAAAAAAACo/50WhriE5oFk/s1600-h/nas+it+was+written.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8SqDjiElwI/AAAAAAAAACo/50WhriE5oFk/s320/nas+it+was+written.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171445250182649602" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en février 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Prononcez le nom de Nas devant n'importe quel fan de rap new-yorkais, le résultat sera le même dans neuf cas sur dix. Un sourire, des yeux qui brillent, un "putain !" prononcé dans un soupir. Faîtes écouter 'New York State of Mind', 'Memory Lane', 'Represent' ou encore 'It ain't hard to tell' à n'importe quelle personne dont les oreilles fonctionnent à peu près correctement et à nouveau vous aurez droit à la même réaction, suivie de hochements de tête approbateurs. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"I rap for listeners, blunt heads, fly ladies and prisoners, Hennessey holders and old school niggas…"&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dix titres le jeune Nasir Jones, âgé de seulement vingt ans, marquait l'histoire du hip-hop. C'était en 1994. Deux années plus tard sortait &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"It was written"&lt;/span&gt;, son deuxième album.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le petit garçon joufflu de la pochette de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Illmatic"&lt;/span&gt; a laissé la place à un jeune homme impassible. Mais le fond reste le même : toujours les bâtiments en briques rouges des projects de Queensbridge (New York) et leur lot de galères, de petits gangsters et de gros dealers, de mômes paumés et de jeunes pousses avides de connaissance et de sagesse. Et toujours autant d’histoires, contées avec brio par un Nas adepte des fresques urbaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parler de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"It was written"&lt;/span&gt;, c'est inévitablement parler de la déception qu’il déclencha chez tous les amoureux de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Illmatic"&lt;/span&gt;. Nas avait changé. Il n’était plus ce gamin attachant, ce Nasty Nas, petite frappe assumée ne cherchant pas à jouer au gros trafiquant et se revendiquant même &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"young city bandit"&lt;/span&gt;. Il semblait sur le point d'accomplir sa mue pour devenir le Nas Escobar qui éclaterait au grand jour sur le projet &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Firm"&lt;/span&gt;. Non seulement au niveau de certains textes mais aussi musicalement. Le son brut et rugueux de&lt;span class="oeuvre"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; "Illmatic"&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;s’adoucissait sur &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;It was written"&lt;/span&gt;, parfois trop léché, trop sophistiqué, comme sur 'Watch dem niggas', 'Nas is coming' ou 'Black Girl Lost', également détruit par un refrain catastrophique. Sur l'équipe de producteurs responsables du premier album, seul DJ Premier était rappelé, pour un titre. Plus de Pete Rock, ni de Q-Tip. Encore moins de Large Professor. Mais un nom présent en tant que producteurs exécutifs : les Trackmasters, se chargeant presque de la moitié des productions du disque et alternant le meilleur ('The Message', 'Affirmative Action', 'Shootouts') comme le pire ('Street Dreams', clin d'œil aussi énorme qu’inutile au 'Sweet Dreams' de Eurythmics, 'Watch dem niggas').&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Havoc de Mobb Deep dont les instrus minimalistes et froides avaient le vent en poupe depuis le magnifique &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Infamous"&lt;/span&gt; de 1995 signait deux beats rugueux, le craquement du vinyl en toile de fond. Le groupe se retrouvait au complet pour un 'Live Nigga Rap' sombre à souhait avec son beat sec et son petit sample de piano en retrait. Enfin, toujours au rayon des têtes d’affiches, Dr Dre y allait aussi de sa petite contribution musicale, ne convenant malheureusement pas au style d’un Nas décidément plus à l'aise sur les instrus simples que sur les morceaux mièvres et surchargés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais parler de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"It was written"&lt;/span&gt; c’est aussi parler de véritables chef-d’œuvres rapologiques qui mériteraient presque qu’on leur réserve une chronique à chacun. C’est d'abord un 'Affirmative Action' tout simplement magique. Quatre rappeurs dans une forme olympique se passent le relai pendant environ quatre minutes. Et quels rappeurs ! AZ, Cormega, Nas et Foxy Brown. Rien que ça. Difficile pourtant de ne pas être amer à l’écoute de ce titre, qui laissait augurer du meilleur quant au projet &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Firm"&lt;/span&gt;. Mais le remplacement de Cormega par Nature (un remplacement d’autant plus douloureux que Cormega enterre la carrière entière de Nature rien qu’en lâchant un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Yo !"&lt;/span&gt; ou un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Real Shit !"&lt;/span&gt;) et des productions inégales eurent raison de la réussite musicale de ce super-groupe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"It was written"&lt;/span&gt;, c’est encore 'The Message' et le rap impeccable de Nas sur quelques accords de guitare, rap auquel Akhenaton fera un clin d'œil dans ce qui restera sans doute son meilleur morceau, 'Pousse au milieu des cactus ma rancœur' (le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"et tes propres frères deviennent étrangers, c’est comme ça"&lt;/span&gt; rappelant étrangement le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"and best friends become strangers, word up"&lt;/span&gt; de Nas). Autre excellent titre, 'I gave you power', produit par DJ Premier, dans lequel Nas se met dans la peau d’un flingue et raconte ce que pense et voit celui-ci (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"I've seen some cold nights and bloody days..."&lt;/span&gt;). Un morceau tout simplement magistral. Enfin, impossible de ne pas mentionner le terrible 'Take it in blood', produit par le Live Squad, et qui apporte une fois de plus la preuve que Nas n'est jamais aussi bon que lorsqu'il fait simple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autres très bons titres parsèment cet album, comme 'Shootouts' ou le tubesque 'If I ruled the world' en compagnie de Lauryn Hill, qui portera cet album haut dans les charts, mais aucun n'atteint la qualité de ceux précédemment cités. Les grandes déceptions proviennent donc essentiellement des titres orientés dancefloor ou low-tempo mièvre et sans relief.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Force est de constater que dix ans plus tard cet album s’écoute encore sans mal, et même avec un réel plaisir. Une certaine nostalgie n'est bien sûr pas étrangère à ce sentiment mais, malgré les maladresses et incompréhensions qui poursuivront Nas sur toute sa carrière (le tiraillement entre le succès commercial et la volonté de satisfaire la rue et les hip-hop headz attendant un nouveau &lt;span class="oeuvre"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Illmatic"&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;à chaque sortie) et que l'on trouve déjà en germe sur&lt;span class="oeuvre"&gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"It was written"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, ce disque tient indéniablement la route. On lui reprochera d’être trop hétérogène et inégal, mais les quelques excellents titres qui le composent justifient à eux seuls que l’on se penche à nouveau sur cet album et qu’il ne se contente pas de prendre la poussière aux côtés d’un &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Illmatic"&lt;/span&gt; sans cesse réécouté.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-6314663179717480759?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/6314663179717480759/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=6314663179717480759' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/6314663179717480759'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/6314663179717480759'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/nas-it-was-written-1996.html' title='Nas - It was written (1996)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8SqDjiElwI/AAAAAAAAACo/50WhriE5oFk/s72-c/nas+it+was+written.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-5914930100754277796</id><published>2008-02-27T00:58:00.000+01:00</published><updated>2008-02-27T01:03:26.672+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Nas - The Lost Tapes (2002)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8SoxDiElvI/AAAAAAAAACg/AUKaNlVHU0M/s1600-h/nas+lost+tapes.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8SoxDiElvI/AAAAAAAAACg/AUKaNlVHU0M/s320/nas+lost+tapes.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171443832843441906" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en mars 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Sorti en 2002, le projet &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;&lt;span class="oeuvre"&gt;"The Lost Tapes"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; est une compilation de titres enregistrés par Nas de 1998 à 2002, c’est-à-dire entre l’enregistrement de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"I am..."&lt;/span&gt;, son troisième album, et &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Stillmatic"&lt;/span&gt;, son cinquième. Les onze morceaux de ce disque (douze en comptant la piste cachée) sont donc des inédits, du moins sur le circuit commercial, car la plupart avaient pu être entendus par les fans sur différentes mix-tapes new-yorkaises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La qualité parfois douteuse de certains titres de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"I am..."&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;&lt;span class="oeuvre"&gt;"Nastradamus"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; ou  avait de quoi laisser songeur quant à ce que pouvaient valoir ces &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Stillmatic""Lost Tapes"&lt;/span&gt;. Si Nas n’avait pas jugé bon de placer ces titres sur ses albums, n’allait-on pas se retrouver face à des chutes de studio sans intérêt ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bien non. Malgré la volonté purement mercantile d'un tel concept, à peine camouflée par un petit texte dans le livret présentant la compilation comme un cadeau offert aux fans et ayant pour unique but de répondre à une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"incredible street demand"&lt;/span&gt;, Nasir Jones ne se fout pas du monde. Bien au contraire. On est loin des horribles 'We will survive', 'Dr Knockboot', 'Big Girl', 'You owe me' et autres 'Braveheart Party'. De par son contenu, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Lost Tapes"&lt;/span&gt; ne vise pas le public radio dopé aux gros singles. A l’écoute de cette compilation, on est même tenté d’affirmer qu’elle représente le projet de Nas le plus proche de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Illmatic"&lt;/span&gt;. Le Nas que l’on retrouve ici est à des lieues du mafioso mégalo de pacotille Nas Ecobar et de Nastradamus, le prophète des cages d’escaliers. Ca n’est pas non plus le Nasty Nas qui avait rendu accro plus d’un auditeur en 1994. C’est Nasir Jones, l’homme, qui rappe ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui-ci s'affirme à travers des textes souvent introspectifs, mêlant souvenirs personnels et messages adressés à l’ensemble de la communauté noire américaine. Avec cette écriture par succession d’images toujours aussi fascinante et percutante, Nas dépeint l’atmosphère des années 1980 sur 'Doo Rags', se rappelant des vieux jours à la manière de Raekwon et Ghostface, tout en critiquant l’armée et la situation des Noirs dans la société américaine. Dans 'My Way', il rend un hommage émouvant à son ami Ill Will tué sous ses yeux tout en s’interrogeant sur son succès (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Never knew murder ‘till I seen my man get poped. No blood soaking, laying there, eyes still open. I got a little closer, put my hand in his palm. He was looking right through me, staring beyond. I wonder what he saw: the limoes, movies and tours? Did he die in vain and represent for the cause? Now I put his name on everything I’m involved…"&lt;/span&gt;). 'Poppa was a playa' est l’occasion de rendre hommage à ses parents sur la boucle d’Eddie Kendricks déjà utilisée par Akhenaton sur son célèbre 'Bad Boys de Marseille'. 'Fetus', le morceau caché, est, comme l’indique le titre, le récit des quelques mois passés dans le ventre de sa mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On trouverait difficilement des reproches à faire à Nas sur le plan technique. Sa voix est toujours aussi agréable à écouter, reconnaissable entre mille, son flow s’adapte à tous les types de tempos, des plus lents au plus rapides. Son écriture, relayée à la perfection par son flow et sa capacité à faire passer toutes sortes d’émotions au travers de sa voix, se fait tantôt amusante ('Fetus') tantôt tragique ('My way'), tandis que ses intonations traduisent l’énervement ('Blaze a 50'), l’ivresse('Drunk by myself') ou la résignation ('Nothing Lasts Forever'). &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Lost Tapes"&lt;/span&gt; démontre une fois de plus que Nas est l’un des tous meilleurs emcees américains, donc du monde. Il lui suffit juste de poser sur de bons instrus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là encore &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Lost Tapes"&lt;/span&gt; surprend. On s’attendait à quelque chose d’incohérent, de décousu. Des producteurs très différents les uns des autres, des morceaux datés de 1998 à 2002. Les albums de Nas étant rarement homogènes, le résultat risquait ici d’être calamiteux. Mais il n’en est rien. La plupart des morceaux dégagent une impression de mélancolie, dans les thèmes traités comme dans les choix d’instrumentaux, rappelant 'Memory Lane' par leur atmosphère générale. Nas semble se plaire à rapper ses souvenirs et états d’âme sur quelques notes de pianos, que celles-ci soient l’œuvre de Precision, Alchemist ou L.E.S. Mais samples de pianos et de cordes sont aussi utilisés pour des morceaux plus énergiques comme sur 'Blaze a 50', 'Black Zombie' ou 'Everybody’s crazy'. Sans rien avoir d’exceptionnel, ses instrus ont le mérite de coller parfaitement au propos de Nas et de rester simples, ne venant pas parasiter son rap. La seule déception de cette compilation provient de la prod de 'No Ideas Original' signée Alchemist, recyclant un gros sample du 'I'm gonna love you just a little more babe' de Barry White. Mention spéciale pour l’auteur du beat de 'Fetus', tout simplement parfait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus qu’une simple compilation, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Lost Tapes"&lt;/span&gt; s’avère être, après &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Illmatic"&lt;/span&gt;, la meilleure introduction possible à l’œuvre de Nas. Cette compilation, plus cohérente que certains albums de Nasir Jones, est, même s'il peut sembler étrange d'affirmer cela, son deuxième meilleur disque. Au fil des écoutes il se révèle même envoûtant.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-5914930100754277796?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/5914930100754277796/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=5914930100754277796' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/5914930100754277796'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/5914930100754277796'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/nas-lost-tapes-2002.html' title='Nas - The Lost Tapes (2002)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8SoxDiElvI/AAAAAAAAACg/AUKaNlVHU0M/s72-c/nas+lost+tapes.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-3146093359846941441</id><published>2008-02-27T00:52:00.001+01:00</published><updated>2008-02-27T00:56:25.198+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Nas - I am... (1998)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8SnGjiEluI/AAAAAAAAACY/rjgU8zVbr_M/s1600-h/nas+iam.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8SnGjiEluI/AAAAAAAAACY/rjgU8zVbr_M/s320/nas+iam.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171442003187373794" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en octobre 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des albums dont on préfèrerait ne pas parler. On les évite, on fait semblant de ne pas les voir mais ces salauds vous reviennent toujours dans les pattes. Alors ils vous fixent avec leurs grands yeux humides et leurs têtes de chiens battus, l’air de dire : "Pourquoi tu m’esquives ? Je pue ?". Eh bien oui, tu pues, mais allons-y quand même puisque c’est ce que tu veux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"I am..."&lt;/span&gt; de Nas, donc. Sorti deux ans après le semi-échec commercial et musical de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Firm"&lt;/span&gt;, ce troisième solo du rappeur de Queensbridge devait à l’origine être un double album ; Nas préféra finalement le scinder en deux, se réservant la sortie du second LP, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Nastradamus"&lt;/span&gt;, pour la fin de la même année 1999.&lt;br /&gt;C’est aussi pour lui l’occasion d’enfiler son deuxième déguisement. Après avoir été simplement lui-même (ou ce qu’on souhaiterait qu’il soit) le temps d’un classique intemporel et d’un bon second album, Nas s’était pris au jeu du rappeur-mafioso avec mandolines, costards et cigares. Le voilà à présent pharaon. Il muera plus tard en prédicateur visionnaire, puis très humblement en fils de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mettons les choses au clair : &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"I am..."&lt;/span&gt; est le plus mauvais disque de Nasir Jones. Pas un disque complètement pourri, Nas étant, dixit un journaliste de feu Radikal, trop talentueux pour cela, mais une œuvre faisant malgré tout tache dans sa discographie. Qu’y a-t-il donc de si honteux dans ce joli boîtier en plastique ? (Presque) Rien de véritablement scandaleux mais pléthore de titres plats et convenus, recyclages de concepts aussi originaux qu'un nanar de Charles Bronson – c’est dire. Pour être tout à fait honnête, seuls trois morceaux, quatre ou cinq en étant large, sauvent cet album d’une revente immédiate au Cash Converters du coin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’écoute de &lt;span class="oeuvre"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"I am..."&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, c’est avant tout l’histoire d’une longue traversée du désert ponctuée de coups d’éclat géniaux (deux pour être précis : 'N.Y. state of mind pt.2' et 'Nas is like' produits par DJ Premier) et de sursauts d’orgueil salvateurs ('Small World', 'Big Things' et, dans une moindre mesure, 'Money is my bitch' et 'Undying Love'). Le reste n’est malheureusement qu’avalanche de plans plus ou moins foireux, avec une gestion des refrains particulièrement désastreuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout avait pourtant bien commencé avec le successeur du 'N.Y. state of mind' d'&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Illmatic"&lt;/span&gt;, toujours produit par un Primo au top, Nas lâchant un texte dans la droite lignée de ses esquisses new-yorkaises classiques le mettant en scène dans les rues de QB (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"I'm at the gamblin’ spot, my hands on a knot, New York Yankee cap cover my eyes, stand in one spot..."&lt;/span&gt;).&lt;br /&gt;Mais dès 'Hate me now' l'auditeur commence à douter. Illustrant parfaitement la situation de Nas à la fin des années 90, oeuvre d'un artiste coincé entre la rue et les charts sans trop savoir sur quel pied danser - entre 'Nas is Like' et 'Dr. Knockboot', 'N.Y. State of Mind' et 'Money is my bitch' - ce morceau prend, au regard de sa carrière, une résonnance particulière : il définit complètement le personnage, qui semble traîner son premier album comme un bagnard traînerait son boulet. Avec 'Hate me now' Nas entend se libérer des critiques et des reproches : se sentant victime d'incompréhension, ce morceau est celui d'une explosion. Malheureusement, la forme choisie dessert le propos : trop de grandiloquence (le clip christique, le refrain de Puff Daddy, l'instru...) rendent le morceau agaçant.&lt;br /&gt;Le reste confirme ces premiers doutes : hommage ennuyeux et convenu ('We will survive'), chant de révolte entre deux coupes de champagne ('Ghetto Prisoners'), morceau club gavant ('You won’t see me tonight'), protest-song de studio ('I want to talk to you'), variante rap de 'La bite à Dudule' des fins de banquets ('Dr. Knockboot')... DMX a beau japper de tout son cœur sur 'Life is what you make it', il n'arrange rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est donc dans un état de consternation compréhensible, bien qu'adouci par un 'Big Things' courageux joliment produit par Alvin West, que Mr. DJ Premier vient cueillir l’auditeur. On ne prendra pas un gros risque en affirmant qu’il sauve l’album en deux prods, tirant par la même occasion Nas de sa torpeur. Dès le kick inaugural de 'Nas is like' le sourire revient. Tous les ingrédients chers au maître new-yorkais sont là : samples ciselés, beat fracassant, refrain scratché nerveusement. Nas se lance alors dans un de ces egotrips cosmiques enflammés dont il a le secret, et signe la tuerie que l'on connaît.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après cet heureux intermède, l’album s’écoule sur le même faux-rythme qu’il avait commencé : un 'K.I.SS.I.N.G' guimauvesque gluant, un 'Money is my Bitch' porté par un bon beat et un rap énergique mais plombé par sa thématique matérialiste peu imaginative et un 'Undying Love' sympathique, voire même très bon, concluant &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"I am..."&lt;/span&gt; de manière symbolique et significative puisqu’en partie gâché par un pauvre refrain chanté. Mais c’est là pinailler ; quand on a subi les pistes 6 à 11 et malgré tout passé l’épreuve, on ne s’arrête plus à ce genre de détails.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les fameux fans de la première heure avaient crié à l’hérésie à l’écoute de certains titres de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"It was written"&lt;/span&gt;. Le projet &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Firm"&lt;/span&gt; n’avait pas vraiment de quoi les rassurer. Leurs appréhensions quant au contenu de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"I am..."&lt;/span&gt; sont justifiées : à quelques exceptions près, prods et raps semblent creux et insipides ; par euphémisme, disons que ce disque n’est pas terrible. Etrangement, en 1999, Nas paraît embourbé dans son succès et sa notoriété, ne parvenant pas à s’arracher pour donner le meilleur de lui-même et emporter ainsi l’adhésion de la "base" et du grand public, au contraire d’un autre MC new-yorkais, originaire de Marcy et alors en pleine ascension. Indéniablement décevant, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"I am..."&lt;/span&gt; conserve malgré cela un intérêt non négligeable : celui d'avoir valeur de borne, de jalon sur l'ensemble de la carrière de Nas ; un intérêt historique en somme. Le temps des fines esquisses et des premiers succès passé, le MC s'attaque alors aux gros tubes. Rêvant sans doute son troisième album comme le blockbuster satisfaisant tout le monde, il ne réalise au final qu'un disque hésitant et pataud, qui paraît trébucher sans cesse.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-3146093359846941441?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/3146093359846941441/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=3146093359846941441' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/3146093359846941441'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/3146093359846941441'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/nas-i-am-1998.html' title='Nas - I am... (1998)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8SnGjiEluI/AAAAAAAAACY/rjgU8zVbr_M/s72-c/nas+iam.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-390208632165441460</id><published>2008-02-27T00:46:00.000+01:00</published><updated>2008-02-27T00:51:14.944+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Cormega - The Testament (2005)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8Sl0ziEltI/AAAAAAAAACQ/X5z9B_7JU2M/s1600-h/cormega+testament.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8Sl0ziEltI/AAAAAAAAACQ/X5z9B_7JU2M/s320/cormega+testament.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171440598733067986" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en février 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       "&lt;i&gt;The drama is a part of me.&lt;/i&gt;"&lt;br /&gt;Cormega - 'Killaz Theme'&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Révélé par son très bon couplet sur 'Affirmative Action' (&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"It Was Written"&lt;/span&gt;) en 1996, Cory McKay, alias Cormega, aurait logiquement dû sortir son premier album dans la foulée. Mais ses déboires avec Def Jam, accompagnant son éviction de dernière minute du groupe The Firm, l'en empêchèrent : &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Testament"&lt;/span&gt; ne verra le jour qu'en février 2005 sur son propre label, Legal Hustle Entertainment ; huit ans après sa réalisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas étonnant, donc, que cet album rappelle souvent l'âge classique de Queensbridge, celui des années 1995-1998. Mobb Deep apparaît d'ailleurs sur 'Killaz Theme', tandis que Havoc se charge en solo du refrain de 'Angel Dust' : déjà entendus en maxi et sur différents bootlegs, ces deux morceaux ont plutôt bien vieilli et restent efficaces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pur produit du Queens, Mega excelle dans les récits sombres, empreints d'une violence froide. Aidé en cela par des instrumentaux graves et volontiers lugubres, emplis de samples de cordes appuyés par des rythmiques pesantes ('Montana Diary', 'Angel Dust', 'Killaz Theme', 'Dead Man Walking') et parfois réhaussés par une voix soul (les deux versions de 'Testament'), il mêle habilement storytelling et egotrip. Entre les exécutions sommaires de Kool G Rap époque 'Executioner Style' ? en moins démonstratif ? et les rêves d'un Nasty Nas (fascination pour le personnage de Tony Montana), Cormega oscille et se crée un style personnel, constatant la violence de son environnement sans en tirer ni gloire ni fierté. S'il se prête par instants au jeu de la surenchère gratuite comme Prodigy et Havoc, il conserve la plupart du temps la plume lucide et éclairée par ses séjours à l'ombre ('Every Hood', 'Love is Love' ou encore 'One Love', réponse amicale au titre du même nom de Nas).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce dernier prend ici une importance toute particulière, quand on sait l'évolution que prendra au cours des années suivantes la relation Nas/Mega. 1994 : Nas sort &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Illmatic"&lt;/span&gt; alors que son pote Cormega ("&lt;i&gt;You should know the situation 'cause we're dealin' with the same crew&lt;/i&gt;") se trouve incarcéré ("&lt;i&gt;Did time for cocaine, knives, and armed robbery&lt;/i&gt;", sur 'Killaz Theme'). Il lui fait un clin d'oeil dans le morceau 'One Love' ("&lt;i&gt;What up with Cormega, did you see him, are y'all together?&lt;/i&gt;") - auquel Mega répond ici, sous la forme d'une lettre. A sa sortie de prison, Nas est en train de monter le collectif The Firm avec AZ et Foxy Brown. Il y intègre son ami : l'acte de naissance du crew est un morceau anthologique, 'Affirmative Action', posé sur le second opus de Nas. Mais, vicissitudes du business et embrouilles personnelles obligent, Nasir Jones l'éjecte au dernier moment - l'expression "comme une merde" semble tout à fait appropriée - de The Firm et le remplace par Nature. Dès lors, ce sera la guerre entre les deux hommes, entrecoupée d'éphémères réconciliations. Queensbridge, ton univers impitoyable...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;i&gt;Aiyyo this crime addict mind, my rhyme status shines like a nine 'matic...&lt;/i&gt;" ('Angel Dust')&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contant ses histoires avec une voix nonchalante que l'on qualifierait presque d'insouciante et de candide si elle ne semblait pas si écorchée, Cormega démontre ici qu'il est un MC unique. Maître dans l'art de la phrase-choc (écoutez le fabuleux 'Dead Man Walking' ou 'Angel Dust' pour vous en convaincre), il fait montre tout au long de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Testament"&lt;/span&gt; de grandes qualités d'écriture ; une écriture simple, imagée et limpide qui trouvera son point d'orgue en 2003 sur &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The True Meaning"&lt;/span&gt;, son meilleur album. Avec ce style fait à la fois de résignation et de détermination, Mega fait mouche sur chaque titre et dégage une sincérité touchante, quel que soit l'exercice auquel il se livre, à moins que celui-ci ne soit en partie gâché par un refrain chanté édulcorant inutilement l'ensemble. Même la thématique féminine, écueil pourtant habituel des disques de rap, est abordée ici de manière convaincante ('Coco Butter').&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sorti malheureusement beaucoup trop tard pour être apprécié à sa juste valeur et trouver un intérêt aux yeux d'un public large, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Testament"&lt;/span&gt; n'en demeure pas moins un très bon disque de rap made in QB. Classique dans sa forme musicale mais révélant déjà un MC d'un excellent niveau méritant autant d'attention que ses contemporains Nas ou Prodigy, il laisse un goût amer : celui d'une carrière qui aurait pu décoller mais restera à jamais limitée à une base de fidèles. Il séduira en tout cas les amateurs de rap new-yorkais, même si ceux-ci connaissent a priori déjà la plupart des morceaux.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-390208632165441460?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/390208632165441460/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=390208632165441460' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/390208632165441460'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/390208632165441460'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/cormega-testament-2005.html' title='Cormega - The Testament (2005)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8Sl0ziEltI/AAAAAAAAACQ/X5z9B_7JU2M/s72-c/cormega+testament.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-3526881308938455954</id><published>2008-02-27T00:40:00.000+01:00</published><updated>2008-02-27T00:45:58.010+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Akhenaton - Soldats de fortune (2006)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8SklTiElsI/AAAAAAAAACI/zwFaGAUg3ao/s1600-h/AKH_Soldat-de-Fortune.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8SklTiElsI/AAAAAAAAACI/zwFaGAUg3ao/s320/AKH_Soldat-de-Fortune.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171439232933467842" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en mars 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Six années séparaient &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Métèque et Mat"&lt;/span&gt; de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Sol Invictus"&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Si l’on oublie volontairement le &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Black Album"&lt;/span&gt;, constitué de morceaux enregistrés originellement pour &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Sol Invictus"&lt;/span&gt; et de divers inédits, cinq années se sont écoulées depuis la sortie du dernier album solo d’Akhenaton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les durées sont quasiment identiques et pourtant la nature de l’attente est totalement différente. L’excitation et l’impatience qui précédaient la sortie du LP de 2001 se sont transformées en indifférence, voire en appréhension. Celui qui hier encore était considéré comme l’une des plus grandes plumes du rap français n’apparaît plus aux yeux d’une partie du public rap que comme une ancienne gloire à présent dépassée et démodée, un has been tâchant tant bien que mal de s’accrocher aux branches. Les jeunes générations lui préfèrent les nouveaux poids lourds que sont Rohff, Booba ou Diam’s, et les fans de la première heure lui reprocheront toujours de ne pas refaire &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Métèque et Mat"&lt;/span&gt;. Le discours et la musique d’Akhenaton peuvent-ils aujourd’hui trouver grâce aux oreilles de quelqu’un ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est la question qui s’impose à l’écoute de ce &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Soldats de Fortune"&lt;/span&gt;, tant le rappeur phocéen paraît avoir, appelons un chat un chat, le cul entre deux chaises, tiraillé entre deux publics, entre deux âges. C’est, du coup, la cohérence de son album qui s’en ressent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce manque de cohérence et de logique dans les enchaînements frappe dès la première écoute. On passe par exemple du mélancolique 'Canzone Di Malavita', doux et triste, à 'Live dans la discothèque' bardé de sonorités électroniques et d’egotrip. De même, seulement deux pistes plus loin se succèdent un morceau "politique" posé sur une instru calme et feutrée, 'Déjà les barbelés', et un morceau diamétralement opposé, 'Cosca Crew Party', gonflé de testostérone et d’énergie, façon "je mets le feu dans le club", à l’américaine. Ces coupures violentes et l’absence apparente de fil conducteur empêchent l’auditeur de rentrer pleinement dans le disque. &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Soldats de Fortune"&lt;/span&gt; ressemble en effet plus à une compilation de morceaux qu’à un album véritablement réfléchi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le discours général est celui du Akhenaton post-11 Septembre, déjà en germe sur &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Sol Invictus"&lt;/span&gt; et développé avec insistance sur &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Revoir un printemps"&lt;/span&gt; d’IAM. Grossièrement, on peut le résumer à quelques thématiques : le rejet du monde occidental, l’amour du hip-hop et le passé, "son" passé.&lt;br /&gt;Si sa façon de traiter le premier de ces thèmes s’affine –on sort du systématique et caricatural "gentil Orient contre le méchant Occident"-, il n’en demeure pas moins que cela s’avère rapidement lourd pour qui a déjà écouté avec attention le dernier album d’IAM.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Le hip-hop, ouais, c’est ça qu’on avait dans le sang"&lt;/span&gt;. L’amour du hip-hop, leitmotiv des textes de Chill depuis longtemps (on se rappelle avec plaisir du terrible 'La Face B', sur &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Métèque et Mat"&lt;/span&gt;), est ici aussi de mise, pour le meilleur ('Bronx River'), comme pour le pire, lorsque la chasse aux faux MC's est ouverte ('Comode "Le Dégueulasse"', sans doute, avec 'Teknishun' et 'J’ai vraiment pas de face', le plus mauvais morceau d’Akhenaton de tous les temps).&lt;br /&gt;Mais c’est indéniablement lorsqu’il parle de lui-même et de son passé qu’il est le meilleur. Ce sont également les morceaux les plus douloureux pour tout amateur d’Akhenaton ayant grandi en écoutant sa musique, car l’on se rend compte alors que sa finesse d’écriture et sa capacité à décrire des moments passés avec une simplicité et une sincérité telles que tout auditeur s’y retrouve sont toujours présentes, et qu’il en faut peu pour que la magie qui faisait de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Métèque et Mat"&lt;/span&gt; un album hors du commun opère à nouveau. Seul son acharnement à vouloir prouver qu’il a eu une enfance pauvre et a fréquenté des gens dangereux et violents agace. Ainsi, 'Du Mauvais côté des rails', le magnifique 'Mots Blessés', 'Canzone di Malavita' ou 'Sur les murs de ma chambre' sont sans aucun doute les meilleurs titres de ce &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Soldats de Fortune"&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Akhenaton assure lui-même l’intégralité de la production de cet album, à l’exception du très bon 'Bronx River' dont se charge Hal, le beatmaker du groupe Chiens De Paille.&lt;br /&gt;Le reproche majeur fait à cet album est la trop forte présence d’instrus électro, et par conséquent le recours de moins en moins fréquent aux samples, dont étaient auparavant chargées les productions d’AKH. Ces instrus sont effectivement souvent regrettables tant les ronflements électroniques incessants sont désagréables à l’oreille. Akhenaton lui-même ne paraît pas à l’aise dessus, comme s’il n’était pas fait pour poser sur ce type de sons. Ces beats constituent donc les principaux points faibles de ce disque : 'Live dans la discothèque', 'L’Ecole de Samba', 'Cosca Crew Party', 'One Luv'. Seul le titre éponyme, 'Soldats de Fortune' s’en sort mieux.&lt;br /&gt;Les morceaux sont immédiatement plus plaisants lorsqu’il compose des instrus plus "classiques". On soulignera particulièrement l’excellent 'Déjà les barbelés' et le travail discret et efficace de Sya Styles, le DJ des Psy 4, qui, en retrait, ponctue le beat de divers scratchs. Les samples de piano et de cordes sur 'Mots Blessés' sont là encore en adéquation parfaite avec le thème traité, de même que sur 'Bien Paraître'. Comme sur certains titres de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Revoir un printemps"&lt;/span&gt;, AKH fait parfois appel à des musiciens extérieurs, pour un résultat toujours convaincant, comme par exemple pour jouer la flûte et la guitare de 'Alamo' ou encore les cuivres de l'instru très militaire de 'Entre la pierre et la plume'. Le remix de 'Quand ils rentraient chez eux', qui sur le papier, laissait présager un titre bouche-trou, est au final très touchant musicalement, le mélange entre sampling et parties jouées par des musiciens formant un titre homogène excellent et plein d'émotion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi étrange que cela puisse paraître, les différentes prestations de Shurik’n sont la meilleure surprise de cet album. Qu’il se charge de chanter les refrains, adopte des intonations rocailleuses en forçant sa voix ('Cosca Crew Party'), avec un flow rigide de guerrier en marche ('Entre la pierre et la plume') ou souple ('La Fin de leur monde'), il fait montre d’une palette de styles qu’on ne soupçonnait pas chez lui, et qui s’avère véritablement impressionnante. Son couplet sur 'La Fin de leur Monde' est, tant en termes de technique que d’écriture, mémorable. Sako, qui semble avoir encore allégé son style, se montre impeccable lors de ses trois apparitions, particulièrement sur 'Bien paraître', où il évoque ses racines italiennes et la découverte du village d'origine de sa famille, et sur 'Déjà les barbelés'.&lt;br /&gt;Au contraire, les autres invités sont loin de convaincre. On ne s’étendra pas sur la prestation de Faf La rage sur l’infâme 'Comode "Le Dégueulasse"' (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"T’es mou comme Miou-Miou, ton style est pas cool mais vilain comme une poupée vaudou"&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"t’es pas tout puissant comme Bruce mais tu suces..."&lt;/span&gt; et ainsi de suite). Quant à Veust Lyricist et aux Psy 4 De La Rime, ils ne démontrent rien et sont même plus poussifs qu’autre chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Soldats de Fortune"&lt;/span&gt; ne parvient pas à convaincre l’auditeur. Manquant de cohérence et semblant constamment hésiter entre différentes directions, il donne une impression de fourre-tout, d’assemblage de titres sans véritable réflexion artistique derrière. A bientôt quarante ans, Akhenaton paraît à un moment décisif de sa carrière. Il lui faut faire un choix, et ne pas hésiter à viser le public qui est aujourd’hui le sien : un public mature, ayant grandi en l’écoutant et attendant de lui qu’il continue de traiter des thématiques personnelles, pas des leçons de civisme moralisatrices et lassantes (on pense ici à la dernière page du livret de l’album, rappelant les démarches pour s’inscrire sur les listes électorales) ou dans le style dancefloor, qui convient bien mieux à d’autres. On espère simplement que d’ici quelques années, pour son prochain album solo, Akhenaton redeviendra cet homme qui voulait &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"vivre avec le calme comme essence"&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-3526881308938455954?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/3526881308938455954/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=3526881308938455954' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/3526881308938455954'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/3526881308938455954'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/akhenaton-soldats-de-fortune-2006.html' title='Akhenaton - Soldats de fortune (2006)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8SklTiElsI/AAAAAAAAACI/zwFaGAUg3ao/s72-c/AKH_Soldat-de-Fortune.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-366544417117422083</id><published>2008-02-27T00:33:00.000+01:00</published><updated>2008-02-27T00:38:29.386+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Billet'/><title type='text'>Nid d'ombres</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8SirziElrI/AAAAAAAAACA/CT89n4memCk/s1600-h/nid_d_ombres.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8SirziElrI/AAAAAAAAACA/CT89n4memCk/s320/nid_d_ombres.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171437145579361970" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Billet publié sur le blog &lt;a href="http://detailsmatter.wordpress.com/"&gt;Details Matter&lt;/a&gt; en décembre 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Dans &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Les Promesses de l’ombre"&lt;/span&gt;, de David Cronenberg, une scène m’a particulièrement marqué. Précisons tout d’abord que ce film n’est pas avare en scènes mémorables : de l’assassinat au rasoir jusqu’au combat dans les bains publics en passant par la cérémonie d’initiation, les images se gravent automatiquement dans l’esprit du spectateur, par leur beauté ou leur violence brute. Parfois les deux.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Mais il en est une à côté de laquelle, je pense, beaucoup de gens ont dû passer. Nikolaï (Viggo Mortensen) et Kirill (Vincent Cassel) se trouvent tous deux au bordel. Les putes sont propriété de leur famille mafieuse. Saoûl, Kirill, qui est le supérieur de Nikolaï, oblige ce dernier à choisir une prostituée et à coucher avec elle devant lui. Il veut, dit-il, vérifier que Nikolaï n’est pas homosexuel.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La caméra tourne alors lentement et balaie la pièce, passant brièvement sur les visages des prostituées, jeunes filles venant d’Europe de l’Est, qui croyaient trouver à Londres un avenir meilleur. C’est ce moment-là, quand la caméra capte les regards. Ce qu’on y voit ? Un mélange de tristesse et de résignation, frappant et vraiment troublant. Pas quelque chose qui donne l’impression d’être joué, mais vécu, intériorisé. Réel. Au point que je me suis demandé s’il s’agissait d’actrices.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ce moment-là – et d’autres – renvoie directement à ‘Nid de guêpes’, un morceau d’Akhenaton disponible sur son &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Black Album"&lt;/span&gt; et qui raconte l’itinéraire d’une jeune Roumaine enlevée pour finir sur le trottoir à Nice. Puis morte sous un abribus. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Les promesses de l’ombre"&lt;/span&gt; n’est pas directement un film sur la prostitution – du moins ce n’est pas son thème central. Mais Akhenaton et Cronenberg en parlent en suivant le même mode de narration, via le journal intime d’une "fille de l’Est", comme on dit, découvert après leur mort. Bouleversant morceau d’Akhenaton, soit dit en passant.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;em&gt;Yeux tristes dans l’étreinte de gens sans amour, gens sans avenir, gens sans atours, gens qui la serrent mais à ses cris demeurent sourds.&lt;/em&gt;"&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;C’est ce que le rappeur marseillais écrit. Et c’est ce qui paraît flotter au-dessus de cette scène, entre la barre de strip-tease froide, la violence de Kirill et les corps offerts de force et pris pour passer le temps.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-366544417117422083?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/366544417117422083/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=366544417117422083' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/366544417117422083'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/366544417117422083'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/nid-dombres.html' title='Nid d&apos;ombres'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8SirziElrI/AAAAAAAAACA/CT89n4memCk/s72-c/nid_d_ombres.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-9012300594327462138</id><published>2008-02-26T13:18:00.000+01:00</published><updated>2008-02-26T13:22:44.784+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Braille - Box Of Rhymes (2006)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8QEiziElpI/AAAAAAAAABw/mNf3Fu6qfis/s1600-h/Box+of+Rhymes+cover.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8QEiziElpI/AAAAAAAAABw/mNf3Fu6qfis/s200/Box+of+Rhymes+cover.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171263268123350674" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en février 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;       A l'âge où nous partagions nos mercredis après-midi entre &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Tekken II"&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Crash Bandicoot"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;et autres parties de foot improvisées sur le bitume, le petit Bryan Winchester rencontra Dieu. Sa vie en fut bouleversée : il avait trouvé la Voie – sans perdre la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis, les années ont passé. L'enfant de chœur est devenu MC sous le nom de Braille ; il fait partie d'un groupe "éclairé", Lightheaded, a créé son propre label, Hiphop is Music, et sort aujourd'hui son troisième album solo, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Box of Rhymes"&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui-ci ressemble plutôt à une compilation : une dizaine de producteurs pour quinze titres, un remix, une absence manifeste de liant entre les morceaux. Sortie initialement au Japon dans une version quelque peu différente, cette "boîte de rimes" présente pourtant les deux principales facettes du personnage. D'une part, le jeune marié simple et croyant ; de l'autre le showman survolté dévoué corps et âme à son art, les deux s'entremêlant parfois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par moments excessif dans ses démonstrations de foi ('End of the World', 'Together not Alone'), Braille dégage cependant une sérénité tranquille et positive, seulement lézardée par quelques moments de doute ('Pour it out'). On finit presque par l'envier, à le voir tirer force et humilité de sa croyance, chaque jour incité à devenir un meilleur homme tout en conservant un émerveillement naïf et enfantin face à la vie, la nature et ses proches ("&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I'm so glad to wake up and see the sunrise. I see the natural beauty outside, I see the beauty staring in my wife's eyes&lt;/span&gt;", 'Leave Behind'). Dès lors, si vous êtes sensible à ce type de discours, la dimension humaine et universelle de ces textes saura vous toucher. Dans le cas contraire l'ensemble vous paraîtra vite lourd et niais ; rabattez-vous alors sur les morceaux où s'exprime le Braille-showman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ecrit entre sa base arrière de Portland (Oregon) et le continent européen au cours de la tournée où le MC accompagna notamment James Brown, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Box of Rhymes"&lt;/span&gt; comporte une bonne part de titres dont l'orientation scénique est évidente. Testés lors de concerts, ces morceaux sont, d'un point de vue musical et technique, les plus enthousiasmants du lot. Ainsi, l'enchaînement de 'Evacuate' et 'Box of Rhymes', tous deux scratchés par DJ Idull, est quasiment parfait. 'Fresh Coast' et 'Survival Movement', produits par Ohmega Watts, rappellent l'ambiance du &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Wrong Way"&lt;/span&gt; de Lightheaded mais lassent rapidement, même si Braille y démontre une nouvelle fois ses qualités de MC (débit rapide et saccadé, voix nasillarde accentuée).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plutôt bons dans l'ensemble, les instrus ne parviennent pourtant pas à recréer la magie de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Shades of Grey"&lt;/span&gt;. C'est le défaut majeur de ce nouvel opus : là où son prédécesseur était brillant et inspiré, celui-ci se révèle plus terne, car "seulement" bon. Par conséquent, quand vous prend l'envie d'écouter du Braille, vous vous tournerez plus volontiers vers &lt;span class="oeuvre"&gt;&lt;span class="oeuvre"&gt;"Shades of Grey"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; que vers ce &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Box of Rhymes"&lt;/span&gt;. Tony Stone est en deçà de ce que l'on pouvait espérer de lui. En dehors d'un beat énergique et cuivré ('Box of Rhymes'), il livre un 'Antenna' assez fade et un 'Pour it out' ressemblant à ce qu'il a pu faire par le passé, en moins bon. A l'exception de 'Leave Behind' basé sur une guitare sèche, du travail autour du sample vocal sur 'I wouldn't do it' et du sec et nerveux 'Enter-Gritty' enregistré au Danemark, la production de l'album, sans être mauvaise, ne marque pas vraiment les esprits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Décevant pour ceux qui ont succombé aux charmes de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Shades of Grey"&lt;/span&gt;, ce troisième album compte certes quelques très bons titres, mais surtout beaucoup trop de morceaux moyens et sans réelle envergure. Equilibré mais inégal et manquant globalement de cohésion, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Box of Rhymes"&lt;/span&gt; est ce que laisse entendre son titre : une boîte pleine de rimes, un peu bordélique, dans laquelle l'auditeur piochera, selon son humeur, morceaux introspectifs ou explosifs, réfléchis ou instinctifs. Un disque de rap agréable, donc, à défaut d'être un grand album.&lt;br /&gt;       &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-9012300594327462138?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/9012300594327462138/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=9012300594327462138' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/9012300594327462138'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/9012300594327462138'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/braille-box-of-rhymes-2006.html' title='Braille - Box Of Rhymes (2006)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8QEiziElpI/AAAAAAAAABw/mNf3Fu6qfis/s72-c/Box+of+Rhymes+cover.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-7076524451430378675</id><published>2008-02-26T13:08:00.000+01:00</published><updated>2008-02-26T13:12:45.907+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Braille - Shades Of Grey (2004)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8QCLjiEloI/AAAAAAAAABo/cl5XbdqB5R0/s1600-h/braille.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8QCLjiEloI/AAAAAAAAABo/cl5XbdqB5R0/s320/braille.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171260669668136578" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en mars 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Membre avec Ohmega Watts et Othello du groupe Lightheaded auteur de l’excellent &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Pure Thoughts"&lt;/span&gt; en 2002, Braille est un jeune rappeur originaire de Portland (Oregon). En 1999, alors qu’il était seulement âgé de dix-sept ans, sortit son premier album solo, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Lifefirst: half the battle"&lt;/span&gt;. Cinq ans, quelques featurings et plusieurs maxis plus tard, il passe la barre du deuxième LP solo avec &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Shades Of Grey"&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première écoute est une claque. Tout commence par un sample d’opéra. Puis arrive le emcee, qui se contente pour l’instant de parler (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Right this moment, it’s all about right now (...). You are listening to Braille. It’s been a long time coming. No doubt…"&lt;/span&gt;). Rien de bien extraordinaire jusque là. C’est son entrée sur le beat qui déclenche le premier sourire satisfait, qui sera suivi de bien d’autres au fil des morceaux. Le flow est vif, sec et nerveux ; la voix légèrement nasillarde ; l’adéquation entre les deux parfaite. L’ensemble s’avère immédiatement efficace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque titre de ce disque, à sa manière, fait mouche. Rien de révolutionnaire certes, mais on retrouve tout au long de cet album une constance qui fait réellement plaisir. Aucun point faible, aucun temps mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les instrus brillent par leur diversité. En dehors des rythmiques sèches, il est difficile de définir la couleur musicale de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Shades Of Grey"&lt;/span&gt;. La qualité est le seul point commun. Braille sait choisir les sons qui lui permettront de s’illustrer : la guitare sèche de 'It won’t last', les riffs violents de 'Microphone Rush' et 'Goliath', les cuivres sur le refrain de 'The Find', la voix pitchée, les cordes et les quelques notes de guitare électrique sur 'Keep On', le piano de 'Let Go' et 'Nobody' ou encore l’orgue et le piano de 'Soul Rock' le démontrent et forment la base impeccable pour le rap dynamique du jeune MC.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois titres sortent du lot. Il s’agit tout d’abord de 'Hiphop Music', ode au rap appuyée par les scratches de Rob Swift sur des samples conquérants de violons et de cuivres. Braille y développe sa vision du rap, partagée entre amour et rejet (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"I got a love/hate relationship with hiphop, it frustrates me. It can break these rusty chains or drive me crazy. (...) The truth is, hiphop is diverse as earth is. What a man speaks reflects the world he’s immersed in and the condition of his heart, it’s hard to judge it"&lt;/span&gt;). 'Poetry in motion part 2' est sans aucun doute le meilleur morceau du disque. Le flow nerveux, la voix, l’instru (beat sec, sample vocal, orgue, métallophone, guitare), les scratches sur le refrain et un texte de qualité parsemé de références aux "grands" du hiphop (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"I’m a Microphone Fiend, grip it tight till my palms hurt and Move the Crowd like I relocated my concert. Calm your nerves (catch your breath) Relax with Pep. I flow six days a week, on the seventh I rest. (…) I’m down for the cause, keep it moving like a nomad, never leave home with out the pen and the pad. Poetry in motion like graffiti on trains, I tag my name on your heart and things will never be the same after this"&lt;/span&gt;) : tout y est. Enfin, 'Shades Of Grey' s’impose en toute fin de disque dans un style magistral et cinématographique. Les instrus de ces trois morceaux sont l’œuvre de Tony Stone, la grosse découverte de ce disque en termes de production.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Braille est le plus souvent catalogué comme "rappeur chrétien". S’il semble en effet imprégné de religiosité, cela ne vient que très rarement alourdir ses textes. Il reste toujours une sorte de morale chrétienne en toile de fond mais Braille évite d’asséner des leçons à grands coups de Bible. Il s’affirme seulement comme jeune homme croyant en Dieu, marqué par la foi mais de façon bien moins lourde que LMNO par exemple, même s’il dit avoir choisi le pseudonyme de Braille parce qu’il &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"fait découvrir aux gens ce qu’ils ne peuvent voir par eux-mêmes"&lt;/span&gt;. Ce qui ressort le plus des textes de Bryan Winchester, c’est une humilité et une remise en question permanentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Au final, vous l’aurez compris, cet album est excellent. Des choix d’instrumentaux irréprochables, un flow nerveux, des qualités lyricales et un garçon humble, sympathique et attachant : voilà à quoi s’attendre avec ce &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Shades Of Grey"&lt;/span&gt;. Du rap conscient mais pas chiant. La qualité de l’album d’Ohmega Watts &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Find"&lt;/span&gt;, sorti en 2005, associée à celle de cet album de Braille laisse donc présager du meilleur quant à l’album de Lightheaded sorti en janvier. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Need I say more? I let the music speak..."&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-7076524451430378675?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/7076524451430378675/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=7076524451430378675' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/7076524451430378675'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/7076524451430378675'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/braille-shades-of-grey-2004.html' title='Braille - Shades Of Grey (2004)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8QCLjiEloI/AAAAAAAAABo/cl5XbdqB5R0/s72-c/braille.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-3966363928546724078</id><published>2008-02-26T08:19:00.000+01:00</published><updated>2008-02-26T08:25:26.092+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Lightheaded - Wrong Way (2006)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8O-0jiElnI/AAAAAAAAABg/__gat5ccutY/s1600-h/lightheaded.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8O-0jiElnI/AAAAAAAAABg/__gat5ccutY/s200/lightheaded.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171186607252084338" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en septembre 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Déjà auteur en 2003 d'un vivifiant premier album (&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Pure Thoughts"&lt;/span&gt;), le trio Lightheaded – Muneshine ayant, depuis, quitté le navire – revient en 2006 avec &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Wrong Way"&lt;/span&gt;. Entre ces deux disques, Braille (MC), Othello (MC) et Ohmega Watts (MC, producteur et graphiste) auront pris le temps de peaufiner et de mener à terme leurs projets solos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous avez eu l’occasion de jeter une oreille à l’excellent &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Pure Thoughts"&lt;/span&gt;,  ne vous surprendra pas : le groupe signe là un nouvel opus de qualité ; quinze titres de boom-bap enjoué dans la veine de People Under The Stairs, d'Ugly Duckling ou des Procussions. Ignorant totalement les tendances actuelles, le trio originaire de Portland (Oregon) reste ancré dans le hip-hop du siècle dernier, multipliant hommages et clins d'œil à leurs aînés sous forme de scratches et de citations (en vrac : les Fat Boys, Biz Markie, Nas, Big Daddy Kane, KRS One, Rakim...). Plaisant d'un bout à l’autre, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Wrong Way"&lt;/span&gt; flirte même par instants avec l'anachronisme : plaisir de rapper perceptible dans chaque couplet, flows aiguisés et rapides tout en conservant des textes parfaitement intelligibles, récurrence des scratches, ensemble très rythmé ; ce classicisme réjouissant semble d'un autre temps, d'un autre monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout au long de l’album les trois MC's restent parfaitement complémentaires et complices, qu'ils rappent chacun leurs couplets ou se partagent ceux-ci en "pass-pass", dialoguant sur le beat. Si Othello et Braille évoluent sensiblement dans le même registre – flow rapide, voix parfois nasillarde (bien qu'un brin plus aigue chez Braille) – Ohmega Watts paraît plus posé, calmant le jeu de sa voix grave, modérant l'allure avec un flow plus lent que celui de ses collègues. Cette diversité est appréciable : au rythme où ils rappent la plupart du temps, Braille et Othello auraient pu assez rapidement lasser l’auditeur. La présence d'Ohmega Watts fait qu’il n'en est rien ; et les deux MC's eux-mêmes profitent d'instrus moins énergiques pour s’accorder un peu de répit ('Short Stories', 'Eye to Eye') entre deux couplets virtuoses ('UHH !', 'Orientation', 'In the Building', 'Showcase'). Les textes restent dans la lignée du précédent opus : spiritualité du quotidien, petites histoires, amour du hip-hop, le tout saupoudré de quelques doses d'egotrip. Toujours empreints de religiosité, ils évitent habilement le prosélytisme lourdaud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le départ de Muneshine, qui produisait l’intégralité de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Pure Thoughts"&lt;/span&gt; laisse la porte ouverte à de nouveaux beatmakers. Le MC/producteur Ohmega Watts, auteur en 2005 du prometteur &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Find"&lt;/span&gt;, prend en charge la majorité des instrus (9 sur 15) et se distingue par le soin apporté aux rythmiques, toujours claires et marquées, tandis que ses samples variés (cuivres, claviers, guitares...) parfois retravaillés à l’aide d'effets les rendant mouvants, flottants et lointains créent des atmosphères étranges, à la fois vaporeuses et nettes ('Short Stories' et 'Individually Wrapped' notamment). Tony Stone, révélé par son travail remarquable sur le &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Shades of Grey"&lt;/span&gt; de Braille, produit deux titres de qualité ; mais c'est le travail de Stro the 89th Key, du groupe The Procussions, qui émerge le plus de ce projet : 'Afraid of the dark', alliance efficace de cuivres et de guitares électriques, s’impose comme le meilleur titre de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Wrong Way"&lt;/span&gt;, suivi de près par 'Eye to Eye' et son envoûtant sample vocal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un cran au-dessus de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Pure Thoughts"&lt;/span&gt;, la cuvée 2006 de Lightheaded séduira à coup sûr les amateurs de boom-bap ensoleillé. Sans rien réinventer, le trio de Portland applique une formule maintes fois éprouvée : raps de qualité, textes fins, bons beats et scratches (dont ceux de Rob Swift sur deux titres). Difficile d'y résister.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-3966363928546724078?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/3966363928546724078/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=3966363928546724078' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/3966363928546724078'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/3966363928546724078'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/lightheaded-wrong-way-2006.html' title='Lightheaded - Wrong Way (2006)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8O-0jiElnI/AAAAAAAAABg/__gat5ccutY/s72-c/lightheaded.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-9128364080278487915</id><published>2008-02-26T08:12:00.000+01:00</published><updated>2008-02-26T08:19:26.039+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Surreal &amp; DJ Balance - Future Classic (2006)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.abcdrduson.com/images/pochettes/surrealdjba-futureclass.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.abcdrduson.com/images/pochettes/surrealdjba-futureclass.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en octobre 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      L’année 2006 est décidément riche en sorties pour le tout jeune label de Braille, Hiphop IS Music. Après l'album de Sivion, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Spring of the Songbird"&lt;/span&gt;, la compilation &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Heavy Rotation"&lt;/span&gt; et le &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Box Of Rhymes"&lt;/span&gt; de Braille destiné au territoire nippon, voici le premier album de Surreal &amp;amp; DJ Balance, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Future Classic"&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfait inconnu originaire de Floride, Surreal n’est pas du genre à se perdre en fioritures : son flow file la plupart du temps droit, sans chercher à en mettre plein la vue. Simple et efficace, il enchaîne les rimes introspectives ('Each Step', 'Moment in Time', 'Let the horns blow'), festives ('Yeah Boy', 'Can't Stop the Bumrush'), timidement engagées ('The Proof'), ou personnelles ('Intro', 'Car and a Job') sans tenter de prouesses verbales. Parfois trop monotone malgré ses accélérations bienvenues sur 'Can't Stop the Bumrush' et 'Yeah Boy', Surreal montre ses limites lorsqu'il est en compagnie d’autres MC's, ces derniers l'éclipsant facilement. Il n'en demeure pas moins agréable à écouter, et &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Future Classic"&lt;/span&gt; coule de l''Intro' à 'Let the horns blow' sans accrocs. (appréciez la rime)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il peut globalement être qualifié de "boom-bap jazzy", l'album est, musicalement, assez varié. Ohmega Watts surprend en livrant un beat pêchu rappelant M-Boogie ('Car and a Job') tandis que Tony Stone, accompagné par Sivion au saxophone, parvient à créer une atmosphère onirique planante parfaite pour les rimes intimistes de Surreal ('Let the horns blow') et que les Soundproviders visent juste en samplant une guitare électrique jazz ('Speak Facts'). Teintées le plus souvent de jazz (Moo, Bluemind...) ou de soul (Vintage, qui signe notamment le meilleur morceau du disque, 'Permanent Ink'), les instrus de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Future Classic"&lt;/span&gt; provoquent systématiquement de légers hochements de tête ; pas de bangers casseurs de nuques au programme mais des samples tranquilles et mélodieux sur des rythmiques basiques, à l’exception des nerveux 'Can't Stop the Bumrush' et 'Yeah Boy', qui n'auraient pas dépareillé sur le &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Wrong Way"&lt;/span&gt; de Lightheaded. DJ Balance, lui, se contente d’assurer les scratches de l'album et signe deux interludes de qualité, 'One Man Band' et 'Writing 101'.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec des morceaux comme 'Permanent Ink' ou 'Intro' (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"What I say now echoes in eternity..."&lt;/span&gt;) et en intitulant cet album &lt;span class="oeuvre"&gt;"Future Classic"&lt;/span&gt; , Surreal et DJ Balance affirment leur volonté de réaliser un classique. Intemporel, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;Future Classic"&lt;/span&gt; l'est indéniablement par sa forme : peu de chances pour qu'il soit démodé d'ici un mois, ou même un an. Parler de classique à son sujet paraît pourtant présomptueux : d'autres albums jouant dans la même catégorie ont bénéficié d'un emceeing plus incisif. Mais il s'agit indéniablement d'un très bon disque, qui n'aura pas l'exposition médiatique qu'il mérite.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-9128364080278487915?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/9128364080278487915/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=9128364080278487915' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/9128364080278487915'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/9128364080278487915'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/surreal-dj-balance-future-classic.html' title='Surreal &amp; DJ Balance - Future Classic (2006)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-6061159696943282183</id><published>2008-02-26T00:50:00.000+01:00</published><updated>2008-02-26T00:52:34.706+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citation'/><title type='text'></title><content type='html'>"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elle le fixait et les larmes roulaient sur ses joues.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Earl, chéri, tu sais que j'ai jamais eu envie que de toi, donc me dis pas des méchancetés, je t'en prie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sa voix était solennelle et ses yeux pleins d'horreur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Tu peux me dérouiller tous les jours de la semaine, a-t-elle repris, je m'en fous, mais m'oblige pas à te quitter. Me fais pas ça.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il y avait une intonation menaçante, dans sa voix, mais il n'y a pas fait attention.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Supplie pas, salope, parce que ça sert à rien, a-t-il déclaré.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Puis il a tendu la main vers le bouton de la radio et cherché une station de jazz.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donald Goines, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Street Players"&lt;/span&gt;, 1973&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-6061159696943282183?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/6061159696943282183/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=6061159696943282183' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/6061159696943282183'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/6061159696943282183'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/elle-le-fixait-et-les-larmes-roulaient.html' title=''/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-8963512165757586739</id><published>2008-02-26T00:37:00.000+01:00</published><updated>2008-02-26T00:41:41.199+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Seven Star - Alternate Invention (2006)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8NSJTiElmI/AAAAAAAAABY/iOT-gg-KRRw/s1600-h/seven+star.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8NSJTiElmI/AAAAAAAAABY/iOT-gg-KRRw/s320/seven+star.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171067116966942306" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en décembre 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       A Miami il n'y a pas que des flics, des blondasses à gros nichons et des vieux sacs de peau séchée pleins de fric attendant la mort au soleil. La patrie de la "Miami Bass" compte aussi son lot de rappeurs. Pas mauvais d'ailleurs, et plutôt actifs ces derniers temps. Certains ont persisté (Pitbull), ont explosé (Rick Ross), ou alors se sont vautrés dans la luxure jusqu'à plus soif (Trick Daddy, Trina). D'autres, enfin, comme le groupe Mayday ou Seven Star, cherchent à faire entendre leur voix avec des disques de qualité, mais ne rencontrent qu'un faible écho.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Envoûtant", "homogène" ; voilà les mots qui viennent à l'esprit à l'écoute d'&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Alternate Invention"&lt;/span&gt;, le second LP du MC portoricain Seven Star après &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"My Mother And Father Were Astronauts"&lt;/span&gt;, paru en 2004 sur le label Counterflow Recordings. Dans un univers qui rappelle par moments le&lt;span class="oeuvre"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Reflection Eternal"&lt;/span&gt; de Talib Kweli et Hi-Tek, tout concourt à cette impression de calme. Les productions, notamment : samples souvent adoucis par quelques effets créant une atmosphère nocturne et planante, lignes de basses feutrées, batteries légères, jamais envahissantes. Les rythmiques sont nettes, mais elles constituent le plus souvent le fond, l'essentiel restant la mélodie vaporeuse émanant des divers samples (pianos, voix, cordes, cuivres...). Si plusieurs producteurs – dont le Français Astronote, qui livre deux instrus de grande qualité - se partagent la conception des beats, à aucun moment la cohérence de l'album n'en pâtit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fatale ('Viuda Negra'), aimée ('Woman'), ou amante ('Eros'), la Femme est la figure de proue d'&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Alternate Invention"&lt;/span&gt;. Loin de se complaire dans le déballage cru propre à l'époque - et pas seulement au rap – Seven Star réussit le pari de parler de sexualité sans tomber dans la métaphore alimentaire ou/et animale ('Eros', pourtant explicite). Qu'elles soient introspectives ('The Missing', 'The Long Walk'), amères et lucides ('Friendshit') ou conquérantes ('Trojan Horse'), ses rimes sont à l'image de sa voix et de son style : limpides, fines et sensibles, tout en évitant le travers cul-cul timoré ; avec cependant une (très) petite réserve pour le flow, pas toujours irréprochable. En parfaite osmose avec les instrus, il traite de manière originale les thématiques abordées : doutes, religion, mort, père, amour...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à l'avalanche de bangers couillus et scarifiés affluant dans les bacs en cette fin d'année 2006, Seven Star détonne. Il livre avec &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Alternate Invention"&lt;/span&gt; un très bel album, à la fois entraînant et envoûtant, épargnant à l'auditeur les effets secondaires du dernier Cunninlynguists, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"A Piece Of Strange"&lt;/span&gt;, trop souvent soporiphique.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-8963512165757586739?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/8963512165757586739/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=8963512165757586739' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/8963512165757586739'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/8963512165757586739'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/seven-star-alternate-invention-2006.html' title='Seven Star - Alternate Invention (2006)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8NSJTiElmI/AAAAAAAAABY/iOT-gg-KRRw/s72-c/seven+star.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-2587007023359758567</id><published>2008-02-26T00:28:00.000+01:00</published><updated>2008-02-26T00:35:42.792+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>MC Ren - Kizz My Black Azz (1992)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8NQfTiEllI/AAAAAAAAABQ/sgH59KHqK14/s1600-h/mc+ren.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8NQfTiEllI/AAAAAAAAABQ/sgH59KHqK14/s320/mc+ren.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171065295900808786" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en mars 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Straight outta Compton,   another crazy ass nigga. More punks I smoke, yo, my rep   gets bigger.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;N.W.A. (MC Ren) - 'Straight   Outta Compton'&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;That black nigga that they call Ren. You fuck   with me, you gotta fuck with a Mac 10!&lt;/span&gt;" &lt;br /&gt;N.W.A. (MC Ren) – 'The Dayz of Wayback' &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1992. Après un dernier album (&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Efil4Zaggin"&lt;/span&gt;, 1991), le   groupe N.W.A. est définitivement enterré. Ice Cube vient   d'avancer sa pièce maîtresse (&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Death   Certificate"&lt;/span&gt;, 1991) et se trouve sous le   feu des projecteurs. Dr. Dre peaufine chez Death Row   &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The   Chronic"&lt;/span&gt;, l'album qui changera la face du   rap californien. Eazy-E prépare le EP &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"5150-Home 4   Tha Sick"&lt;/span&gt; (1992) et son&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;a class="postlink" href="http://www.trueduke.com/01_musique/03arch/187umkilla/187umkilla.shtml" target="_blank"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; classique &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"It's on (Dr. Dre) 187um Killa"&lt;/span&gt; (1993), gère   avec Jerry Heller son label Ruthless Records et,   accessoirement, "oublie" de mettre des capotes quand il   va tirer son coup. DJ Yella produit quelques sons et   doit déjà songer à se reconvertir dans le porno. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1992, encore. Voilà maintenant plusieurs années   que les autorités américaines (F.B.I., églises, monde   politique) et diverses associations s'acharnent sur le   rap, avec une attention toute particulière pour N.W.A.,   pas vraiment en odeur de sainteté depuis le tonitruant   &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Straight Outta Compton"&lt;/span&gt;   (1989). Du pain béni pour les politiciens de tous bords   - dont Bill &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Tu veux   voir mon cigare sous le bureau ?"&lt;/span&gt; Clinton - en   cette année électorale, soucieux d'affirmer leurs   "valeurs" et d'affoler les masses, à peu de frais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les ghettos de Los Angeles, l'incendie   couve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1992, toujours. Lorenzo Patterson, dit MC   Ren, s'apprête à livrer son premier EP solo, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Kizz My Black   Azz"&lt;/span&gt;. Il est sans doute le Nigga With an   Attitude dont les fans attendent le moins ; également   celui qui marquera le moins le rap US de son empreinte.   C'est pourtant principalement lui qui, avec The D.O.C.,   a occupé la charge de ghostwriter du groupe après le   départ de Cube. C'est aussi le seul des MC's qui sera   resté fidèle à Eazy-E et à Ruthless Records.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les   six titres composant &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Kizz My Black Azz"&lt;/span&gt; sont, à   une exception près, produits par Bobcat, l'un des trois   Boogiemen (avec DJ Pooh et Rashad) ayant opéré sur &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Death   Certificate"&lt;/span&gt;. Il n'est donc pas étonnant   que les instrus brillent par leur densité et leur   richesse, tant dans le choix et l'agencement des   samples que dans la construction des rythmiques. Entre   le minimalisme grave ('Right Up My Alley', avec son   tapis de samples, sa cymbale appuyant chaque temps du   beat, ses scratches, son roulement de drums) et le   maelström aux accents old school de 'Kizz My Black   Azz' (un beat plein de fougue et de breaks martelant   une basse funk), l'ensemble ne connaît aucun défaut. DJ   Train et The Torture Chamber, producteurs de   'Hounddogz', livrent quant à eux un beat calme   échantillonnant entre autres le fameux 'Atomic Dog' de   George Clinton, sur lequel Ren n'a plus qu'à poser un   texte mi-ironique mi-dégoûté sur son propre entourage,   qu'il compare à une meute de chiens ("&lt;span style="font-style: italic;"&gt;The same fools that used to   go to my school, when you see me on the streets, just   chill and be cool. So if you really wanna be down...   Don't crowd around a nigga like a hound!&lt;/span&gt;"). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il n'a ni le flow nerveux de Cube, ni le   charisme du stéréotype sur pattes (courtes, les pattes)   Eazy "Muthaphuckkin" E, MC Ren n'en est pas moins un   rappeur d'un niveau tout à fait honorable. Sans casser,   il est vrai, la baraque, il sait s'adapter aux divers   tempos des beats, et place même quelques accélérations   et roulements appréciables sur 'Final Frontier'. Même   constat en ce qui concerne les thématiques : variées   sans être exceptionnelles. Egotrip ('Final frontier'),   histoire de rue ('Right Up My Alley') ou de voyeurisme   et de baise ('Behind The Scenes'), provocation rageuse   ('Kizz My Black Azz') ; MC Ren brille moins par ses   choix que par sa prestance, son arrogance, son écriture   sans détours et son style, sobre mais rentre-dedans   ("&lt;span style="font-style: italic;"&gt;So when ya at my   show, let me see ya throw your hands up in the air and   slap a hoe, 'cause that's the only noise I wanna hear,   'cause MC Ren is the final frontier!&lt;/span&gt;"). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Classique rap au même titre que les premiers   albums solos des autres membres de N.W.A., &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Kizz My Black   Azz"&lt;/span&gt; a une portée supérieure à la simple   sphère musicale. Son titre traduit une réaction   épidermique, propre à un contexte précis, admirablement   étudié par Jeff Chang dans son livre &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Can't Stop, Won't   Stop"&lt;/span&gt; : une rage accumulée après des   années d'hostilité subie et de bâtons dans les roues de   la part de l'Amérique blanche, explosion de N.W.A. avec   son lot de beefs, manque de reconnaissance personnelle.   Tout cela ajouté au boycottage du groupe organisé par   les DJ's des radios de Los Angeles... A ce premier coup   de maître devenu platine en quelques mois MC Ren donnera   trois suites, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Shock Of The Hour"&lt;/span&gt; (1993),   &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The   Villain in Black"&lt;/span&gt; (1996) et &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Ruthless For   Life"&lt;/span&gt; (1998), mais n'accèdera jamais à la   renommée mondiale d'Ice Cube et Dr. Dre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;And when I'm finished, it's   gonna be a bloodbath.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;N.W.A. (Ice Cube) -   'Fuck The Police'&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-2587007023359758567?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/2587007023359758567/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=2587007023359758567' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/2587007023359758567'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/2587007023359758567'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/mc-ren-kizz-my-black-azz-1992.html' title='MC Ren - Kizz My Black Azz (1992)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8NQfTiEllI/AAAAAAAAABQ/sgH59KHqK14/s72-c/mc+ren.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-595078034728564806</id><published>2008-02-26T00:22:00.000+01:00</published><updated>2008-02-26T00:28:04.294+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Antimc - It's free, but it's not cheap (2006)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8NO-TiElkI/AAAAAAAAABI/np3Ya_vay54/s1600-h/antimc.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8NO-TiElkI/AAAAAAAAABI/np3Ya_vay54/s200/antimc.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171063629453497922" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en février 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Matthew Alsberg, plus connu sous le pseudonyme d'Antimc, est un producteur multi-instrumentiste (guitare, piano, basse, trombone...) de Los Angeles maniant synthés, samplers et boîtes à rythmes depuis maintenant un peu plus d'une dizaine d'années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"It's Free, But It's Not Cheap"&lt;/span&gt; est son premier album solo, mais Antimc a su au cours de cette décennie se tailler une solide réputation au sein de la foisonnante scène indépendante de L.A.. Compagnon de route du Shapeshifter Radioinactive le temps d'un &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Free Kamal"&lt;/span&gt; (2004) intéressant à défaut d'être inoubliable, il a également fait partie de la formation Log Cabin (Murs, Scarub, Eligh...) et a accompagné sur scène Busdriver, Boom Bip, Alias ou encore cLOUDDEAD. Sa première véritable trace discographique solo est le maxi &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Run"&lt;/span&gt;, sorti en 2003 sur le label Mush.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bichonnant son synthé pour en tirer mélodies entêtantes et basses à la limite de la saturation, Antimc bâtit un édifice sonore à la fois chaotique et harmonieux – dans tous les cas constamment maîtrisé. Car, outre son talent, ce que le producteur de la cité des anges démontre avec brio sur chacun des neuf titres composant &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"It's Free, But It's Not Cheap"&lt;/span&gt;, c'est son imposante polyvalence. Prenons quelques exemples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le morceau d'ouverture, 'Ten Days Out', démarre, avec son bouillonnement électronique et sa rythmique puissante et saccadée, comme un titre d'électro-rap classique. Mais il dérive peu à peu vers le rock ; pour s'achever finalement dans un génial dégueulis de guitares électriques – fusion quasi-parfaite de ces deux univers, ce premier titre durant près de sept minutes est l'un des temps forts du disque. Punk, crunk et électro se mélangent ensuite avec bonheur dans 'Cesspool City' dont les paroles, scandées par un Anthony Anzalone vraisemblablement chargé, sont d'une débilité réjouissante : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;We're fuckin' up! We're fuckin' up again! All dicks are lined up hard and ready to fuck! Tell the fuckin' whore to piss on your chest! No thoughts, no rights, fuckin' slaves and fist fights!&lt;/span&gt;". Plus loin, 'The Nogoodnick' est un titre pop-folk rappelant le remarquable travail de Why? sur &lt;span class="oeuvre"&gt;"Elephant Eyelash"&lt;/span&gt;, et construit autour de quelques notes de guitare, d'un xylophone et de cloches. 'Single Life' évolue dans un registre franchement ambient/lounge (avec batterie discrète, percus africaines et compo atmosphérique) et Antimc clôt son &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"It's Free, But It's Not Cheap"&lt;/span&gt; par une expérimentation pop-psychédélique-planante réussie, '…Or I May Just Dream (My Life Away)'.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contrairement à ce que pourrait laisser supposer cette large palette de styles, l'album est tout sauf incohérent ; et les trois titres rappés, habilement disposés de manière à jalonner l'écoute, servent de fil d'Ariane à l'auditeur qui se retrouverait déboussolé dans ce labyrinthe musical. Excellents, les trois MC's invités – les californiens Busdriver et Saafir, le Canadien Cadence Weapon – viennent parfaire l'ensemble en s'adaptant impeccablement aux instrumentaux d'Antimc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alternant titres instrumentaux en soliste et morceaux en compagnie d'invités provenant d'horizons différents, Antimc parvient ici à définir son univers : un monde très électronique, sans barrières, dans lequel se côtoient rap, pop, folk, rock et punk sans jamais sombrer dans l'anarchie inécoutable. D'une polyvalence bluffante, il ne lasse à aucun moment – la courte durée de l'album n'y étant bien entendu pas pour rien. Riche, inspiré et maîtrisé,&lt;span class="oeuvre"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"It's Free, But It's Not Cheap"&lt;/span&gt; s'écoute en boucle.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-595078034728564806?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/595078034728564806/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=595078034728564806' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/595078034728564806'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/595078034728564806'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/antimc-its-free-but-its-not-cheap-2006.html' title='Antimc - It&apos;s free, but it&apos;s not cheap (2006)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8NO-TiElkI/AAAAAAAAABI/np3Ya_vay54/s72-c/antimc.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-4326437206378249283</id><published>2008-02-26T00:18:00.001+01:00</published><updated>2008-02-26T00:22:00.801+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Mickey Avalon - Mickey Avalon (2006)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8NNfDiEljI/AAAAAAAAABA/Oovc3c55RVk/s1600-h/mickey+avalon.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8NNfDiEljI/AAAAAAAAABA/Oovc3c55RVk/s200/mickey+avalon.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171061993070958130" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en juillet 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      A le voir, on imagine difficilement Mickey Avalon en rappeur. Avec ses airs de punk androgyne et son jean moule-burnes, il paraît plus taillé pour la fureur des Ramones ou de Sid Vicious que pour les sessions freestyle enflammées des Open-Mics californiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant Mickey Avalon fait du rap. Et du bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le rap &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"c’est avant tout le vécu"&lt;/span&gt;, alors Mickey a sans doute de quoi remplir plusieurs galettes. Parti chercher gloire et réussite à Hollywood, le jeune homme se retrouva finalement sur le trottoir à tapiner, errant parmi junkies, putes et dealers. Ce bon vieil American Dream une fois de plus traîné dans la pisse et le vomi, en somme. C’est suite à sa rencontre avec Existereo, MC au sein des Shapeshifters, qu’il s’essaye au rap et enregistre plusieurs morceaux. Ceux-ci sont réunis sur un disque, simplement intitulé &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Mickey Avalon"&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le résultat est extrêmement accrocheur. Le personnage en lui-même, s’il n’est pas "fascinant", captive par son originalité. Car ce n’est pas exagérer que d’affirmer que Mickey Avalon est unique en son genre. C’est sans surprise qu’on le croiserait, un flingue sur la tempe, dans le Los Angeles nocturne de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Shadow Hours"&lt;/span&gt; ou dans celui de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Pulp Fiction"&lt;/span&gt;, se "repoudrant" le nez dans les toilettes d’un restaurant. Sur les beats d’illustres inconnus, il rappe avec nonchalance ses histoires de filles, parfois assez glauques, imprégnées de son vécu de gigolo ('So rich, so pretty', 'Roll the dice', 'Jane Fonda', 'Romeo and Juliet'), avec un humour grinçant et un cynisme évident, ou se lance dans un egotrip nihiliste poilant ('Waiting to die' et son magistral refrain : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"It’s like a jungle sometimes, it makes me wonder that God must be one sick motherfucker..."&lt;/span&gt;). Plus loin, il laisse exploser son agressivité dans 'Roll up your sleeves', s’inspire du G-Funk de Snoop le temps de l’excellent 'Hustler hall of fame' ou invente avec deux de ses amis un nouveau genre de battle, le "clash de bites" ('My Dick', morceau caché en piste 69, d’une finesse à faire rougir Jean-Marie Bigard).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans être véritablement impressionnant en termes de emceeing, Mickey Avalon sait s’y prendre pour faire décoller un morceau, développant par moments un irrésistible sens du refrain. L’album comporte ainsi son lot de tubes en puissance : 'Waiting to die', 'Hustler hall of fame' ou encore (et surtout) le terrible 'Mr. Right'.&lt;br /&gt;Malheureusement, si les beats des titres précités sont bons, la qualité musicale n’est pas toujours au rendez-vous. Cet aspect plombe quelque peu la fin de l’album (le mauvais 'Friends and lovers', les quelconques 'Dipped in vaseline' et 'Romeo and Juliet'), après un début en fanfare. Mais le charisme du personnage parvient à faire oublier ces quelques faux-pas. Le nombre de producteurs appelés rend l’album musicalement très varié, malgré une présence marquée de sonorités électroniques, mais également inégal.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Mickey Avalon"&lt;/span&gt; est distribué en France par 2Good. En espérant que cela le rendra facilement accessible aux oreilles françaises, on ne peut que vous encourager à l’écouter. Frais et original, ce disque a les qualités requises pour séduire un public large, et pas seulement les hip-hop heads ou les amateurs de l’émission Tracks.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-4326437206378249283?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/4326437206378249283/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=4326437206378249283' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/4326437206378249283'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/4326437206378249283'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/mickey-avalon-mickey-avalon-2006.html' title='Mickey Avalon - Mickey Avalon (2006)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8NNfDiEljI/AAAAAAAAABA/Oovc3c55RVk/s72-c/mickey+avalon.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-8106867160040670252</id><published>2008-02-26T00:12:00.000+01:00</published><updated>2008-02-26T00:16:55.675+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Planet Asia - The Medicine (2006)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8NMXDiEliI/AAAAAAAAAA4/aYyeu69Zfk8/s1600-h/planet+asia+medicine.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8NMXDiEliI/AAAAAAAAAA4/aYyeu69Zfk8/s320/planet+asia+medicine.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171060756120376866" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en octobre 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;       Le rap, des fois, ça ressemble un peu au jeu des 7 familles que vos parents sortaient en dernier recours pour vous occuper les dimanches pluvieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Dans la famille des rappeurs qui avaient les capacités pour... mais qui n'ont pas..., je voudrais Planet Asia..."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne pioche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est qu'elles semblent lointaines les années où le MC de la Bay Area était l'un des plus grands espoirs émergeant de l'underground californien. Passés ses premiers et imposants faits d'armes aux côtés de Rasco (The Cali Agents) et deux EP's, la carrière de Planet Asia s'était peu à peu embourbée : un deal foireux avec Interscope rompu en 2003, quelques coups d'éclat discrets avec son groupe Skhool Yard (notamment les maxis &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Fashion Show/Sit Back and Chill"&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Cigar Splittas/Faded"&lt;/span&gt;)... 2004 devait être l'année de son explosion commerciale ; elle ne sera en fait que celle d'une grosse déception : &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Grand Opening"&lt;/span&gt;, son premier LP, passera complètement inaperçu, plombé par une mauvaise promotion et des choix musicaux pas toujours judicieux. On avait fini par oublier Asia jusqu'à la sortie début 2006 de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Sickness"&lt;/span&gt;, album/compilation/street-cd quasi-unanimement lynché pour ses productions apparemment désastreuses. Quelques mois plus tard le MC de Fresno revient avec &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Medicine"&lt;/span&gt;, entièrement produit par Evidence des Dilated Peoples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est rassurant avec Planet Asia, c'est que l'on sait en mettant son album sur la platine qu'on ne s'ennuiera pas. Niveau emceeing, le bonhomme est en effet difficilement critiquable et a rarement déçu. &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Medicine"&lt;/span&gt; ne fait pas exception à la règle : voix et flow restent agressifs, voire hargneux, et le résultat est toujours aussi carré. Jason Green sait capter l'attention et la retenir. Comme d'habitude il livre beaucoup de textes egotrip et/ou empreints de "black consciousness" (voir notamment le magnifique 'Old Timer Thoughts' en compagnie de Defari), se penche sur son parcours le temps d'un couplet touchant ('Get Active', &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"I was born in the 70's, raised in the 80's, got my game in the 90's, 2000 : I was crazy ; had a deal when I was 21, Interscope signed me, then I left in 2003, still had my hopes and dreams..."&lt;/span&gt;). Toujours à la recherche du bon coup commercial, il tente un morceau dans la grande tradition du rappeur-lover avec au refrain un clone d'Ashanti, Jonell ('In Love') et s'en sort plutôt bien, dans ce genre éminemment casse-gueule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Cali Agent ne pose en solo que sur six titres. Ses invités livrent des prestations inégales : certains partenaires de Skhool Yard sont là (Kubiq, Supa Supreme, Shake), les proches du cercle Dilated Peoples aussi (Rakaa et Evidence, lisses comme bien souvent, Defari, Rasco et Phil Da Agony, qui lâche encore une fois un bon couplet sur 'Get Active'). Deux grands noms new-yorkais se sont joints au MC californien : après Ghostface Killah sur &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Grand Opening"&lt;/span&gt;, on retrouve ici Black Thought ('Over Your Head') et un Prodigy en petite forme ('Stick &amp;amp; Move').&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La grosse interrogation concernait donc, comme souvent avec Planet Asia, la production. Evidence est seul aux manettes, malgré les rumeurs qui annonçaient Alchemist. Cette première constatation, en lisant les crédits, avait de quoi laisser songeur car si on ne doute pas de la complicité existant entre les deux hommes (ils ont déjà travaillé ensemble à plusieurs reprises), les productions d'Evidence n'ont jamais marqué les esprits. Sur &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Medicine"&lt;/span&gt;, le travail du MC/beatmaker des Dilated Peoples ne restera pas non plus dans les annales, mais il a au moins le mérite d'éviter les faux-pas maladroits de ses prédécesseurs. D'une simplicité parfois presque rustique, mélange de composition au synthé et de sampling, les instrus restent dans le sillage des grandes tendances de ces dernières années : quelques gros samples de soul ('In Love', 'Get Down or Lay Down'), beaucoup – trop – de caisses claires maigrichonnes, une tentative timide de hyphy ('On Your Way 93706'). Les BPM sont peu élevés, les beats pesants – la lourdeur de certains kicks contrastant parfois étrangement avec le pauvre clapotis des snares – et les samples s'enchaînent par moments de manière simpliste. Si la lenteur des rythmiques n'incite que trop rarement le MC à "mouiller le maillot", elle lui permet néanmoins de développer un style brut et efficace. Pas de grandes innovations ni de coups d'éclat intemporels, donc, mais pas mal de bons moments : l'évolution de l'instru de 'Da Prescription', 'Get Active', 'That's On Me', 'Get Down or Lay Down', 'Old Timer Thoughts', 'Dilated Agents'.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final, et alors qu’on attendait peu de lui, Planet Asia livre avec &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Medicine"&lt;/span&gt; un bon album. En dépit de la production peu inventive d'Evidence, l'album du MC californien s'avère plutôt plaisant. Rassurant, donc, même si les capacités que l’on connaît à Planet Asia sont encore loin d'être pleinement exploitées.       &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-8106867160040670252?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/8106867160040670252/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=8106867160040670252' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/8106867160040670252'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/8106867160040670252'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/planet-asia-medicine-2006.html' title='Planet Asia - The Medicine (2006)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8NMXDiEliI/AAAAAAAAAA4/aYyeu69Zfk8/s72-c/planet+asia+medicine.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-7810219891142752995</id><published>2008-02-25T23:31:00.000+01:00</published><updated>2008-02-25T23:36:03.370+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>MAP - Debout là d'dans ! (2006)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8NCmziElhI/AAAAAAAAAAw/jYwFALVgaG8/s1600-h/map.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8NCmziElhI/AAAAAAAAAAw/jYwFALVgaG8/s320/map.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171050031587038738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en mai 2006.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"En ces temps reculés de notre civilisation en pleine pénurie de bons sons, la France se divise, la France se déchire. C’est alors qu’un jour d’hiver, une bande de tchos gars venus d’une contrée lointaine, du pays des mines de charbon et des pavés boueux, arrive avec un son mystérieux : une musique qu’ils se disent prêts à donner en public, en échange d’un bon repas chaud. Nous voilà donc autour de la table. Au milieu de la bande il y a ces deux énergumènes aux mines patibulaires qui parlent beaucoup, qui parlent trop. Ils parlent de musique populaire et de France profonde alors qu’entre nous, m’ont pas l’air très français ces deux-là. (...) Après un rot gargantuesque, un des voyageurs prononce une incantation barbare : "Hamdoullilah !". Que cela pouvait-il bien signifier ? Toujours est-il que suite à cela ils se mirent à jouer."&lt;/span&gt; ('Il était une fois')&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Formation atypique de la région lilloise, le groupe MAP, pour "Ministère des Affaires Populaires", comporte cinq membres : HK et Dias (MC’s), Jeoffrey (accordéoniste), Hacène (violoniste) et enfin Axiom au sampler. &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Debout là d’dans !"&lt;/span&gt; est leur premier album.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Violon, accordéon, grosse caisse, charley, caisse claire, c’est clair frère, ça va jaser dans les HLM et les chaumières."&lt;/span&gt; ('Balle Populaire')&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Situé quelque part entre Java et Zebda, le MAP réussit le pari risqué de mêler instruments traditionnels, dont l’accordéon, forcément connoté bal musette pour l’auditeur de rap lambda, et hip-hop. L’efficacité du binôme violon/accordéon est évidente dès la première écoute, bien que l’ensemble puisse tout d’abord surprendre. Mais associés aux rythmiques composées par Axiom, ces deux instruments forment un couple convaincant, s’enchevêtrant avec bonheur au-dessus du quatuor basique basse/caisse claire/grosse caisse/charley.&lt;br /&gt;La répétition de ce schéma était périlleuse. Au contraire, loin de lasser, les variations apportées par les musiciens suffisent à rendre chaque titre attrayant, du registre martial de 'Debout là d'dans' à la mélancolie arabisante de 'Manich Mena', 'Bagdad by night' et 'Sherazade' en passant par l’ambiance festive "franco-française" de 'Lillo' ou 'Balle Populaire'.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mêlant cultures nordiste et maghrébine, les textes distinguent là encore le groupe de la plupart des sorties rap français. Utilisation d’un patois qui fera sourire les habitants du Nord comme les auditeurs du reste de la France (mais ce sourire aura-t-il les mêmes causes ?), et expressions arabes sont de mises, pour un résultat plaisant et détonnant. Interrogeant la notion de racines ('Balle Populaire', 'Manich Mena', 'Lillo'), parlant musique ('En haut de l’affiche', 'Donnez-nous') ou de leurs motivations ('Nos Affaires'), le tout enrobé d’un discours conscient et contestataire marqué par la vie de quartier ('Avancer', 'Je ne suis pas un numéro', 'Elle est belle la France'...), les deux emcees développent des thématiques qui peuvent sembler classiques. Mais ils le font avec un talent d’écriture certain, un grand sens de l’humour et une bonne humeur communicative qui permet de prédire une longue vie scénique à cet album.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;&lt;span class="oeuvre"&gt;"Debout là d’dans !"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; s’avère être un disque frais, surprenant et remarqué, si l’on en croit les prestations du groupe au Printemps de Bourges et dans diverses émissions de radio ("Le Fou du Roi" sur France Inter) et de télévision ("CD'aujourd’hui" sur France 2). Si l’aspect drôle et festif frappe à la première écoute, les suivantes permettent de découvrir la richesse textuelle de cet album sympathique et au final beaucoup plus dense qu’il n’y paraît. Dans la veine de la chanson populaire et engagée à la fois, le groupe réussit à créer une ambiance unique et à se forger une identité forte.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-7810219891142752995?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/7810219891142752995/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=7810219891142752995' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/7810219891142752995'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/7810219891142752995'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/map-debout-l-ddans-2006.html' title='MAP - Debout là d&apos;dans ! (2006)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8NCmziElhI/AAAAAAAAAAw/jYwFALVgaG8/s72-c/map.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-8584053059789239972</id><published>2008-02-25T23:25:00.001+01:00</published><updated>2008-02-25T23:29:44.701+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Aceyalone &amp; RJD2 - Magnificent City (2006)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8NBSDiElgI/AAAAAAAAAAo/82Y93svxVfw/s1600-h/aceyalone_album.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8NBSDiElgI/AAAAAAAAAAo/82Y93svxVfw/s320/aceyalone_album.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171048575593125378" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en juillet 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       D’un côté : Aceyalone, MC issu du mythique Project Blowed, tout d’abord membre de l’imposant Freestyle Fellowship, puis d’Haïku d’Etat (avec Abstract Rude et Mikah 9) et de la A-Team (aux côtés de ce même Abstract Rude). En solo, il affiche un classique au compteur (le terrible &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"All balls don’t bounce"&lt;/span&gt;, sorti en 1995, donc millésimé), un bon album concept assez déroutant (&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"A book of human language"&lt;/span&gt;) et plusieurs autres disques inégaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l’autre côté : RJD2. Un cas. Révélé lors de la déferlante Def Jux des premières années du XXIème siècle, le producteur new-yorkais ne fait pas l’unanimité. Porté aux nues par certains après le coup d’éclat de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;&lt;span class="oeuvre"&gt;"Deadringer"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; (2002), cloué au pilori par d’autres, RJD2 semble avoir principalement bénéficié du phénomène Def Jux pour se faire un nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’album &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Magnificent City"&lt;/span&gt; scelle l’association du rappeur californien et du beatmaker new-yorkais, déjà réunis le temps de deux morceaux sur le&lt;span class="oeuvre"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;&lt;span class="oeuvre"&gt;"Love and Hate"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; d’Aceyalone sorti en 2003. Une association d'autant plus étonnante qu'outre la distance qui les sépare, ces deux artistes semblent, au vu de leurs discographies respectives, évoluer dans des genres extrêmement différents. C’est avec un mélange de curiosité et d’appréhension que l’on aborde ce disque, oeuvre d’un tandem qui semble composé de deux hommes en fin de course.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un premier point, rassurant : Aceyalone est toujours aussi bon. Ceux qui ont suivi la carrière de l’ex-Freestyle Fellowship ne seront pas surpris par les performances d’Acey, mais force est de constater qu’il a su conserver sa fraîcheur derrière le micro. Véritable caméléon, le MC californien fait montre d’une capacité d’adaptation à tout type d’instru appréciable, variant son flow, accélérant ou ralentissant le débit à sa guise, suivant les évolutions rythmiques et mélodiques des beats à merveille. Du storytelling ('Solomon Jones', 'Junior') à l’egotrip ('Fire') la plume du MC reste agréable à suivre. Il se fait néanmoins plus poussif lors d’une ode à la fumette ('High Lights') ou d’une étude des rapports humains ('Caged Bird', 'Heaven'). En dehors de ces quelques faux-pas et du monotone 'Solomon Jones', ce emceeing de qualité est le point fort de &lt;span class="oeuvre"&gt;"Magnificent City"&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, les productions souffrent de nombreuses lacunes. Pire, il arrive que la mayonnaise entre les raps d’Aceyalone et les beats de RJD2 ne prenne pas du tout. C’est là le principal souci de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Magnificent City"&lt;/span&gt;, et il est de taille. L’inadéquation entre le rap "chaleureux" et jazzy du MC et les musiques parfois très "froides" du producteur est par moments flagrante. A l’instar de son quasi-homonyme star warsien, les instrus de RJD2 sonnent très mécaniques et robotiques, presque "forcés", manquant cruellement de vibe et de groove. L’utilisation de claviers planants à la Tangerine Dream ne convainc pas et provoque même un ennui profond ('A Sunday Mystery', la deuxième partie de 'A Beautiful Mine'). Le beatmaker s’embourbe dans l’électronique du mauvais 'Mooore', associe tant bien que mal un piano avec un gros riff de guitare électrique ('Heaven') ou peine à faire décoller les cuivres du pourtant prometteur 'Disconnected'. Quelques jolies réussites parsèment malgré tout l’album : un 'Cornbread, Eddie and me' à la fois brutal et aérien, et surtout le très bon 'Here and Now'. Mais le reste des sons signés RJD2 oscillent entre le quelconque, le moyen et le mauvais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final, que retiendra-t-on de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Magnificent City"&lt;/span&gt; ? Quelques réussites incontestables, mais surtout beaucoup de gâchis et de coups dans l’eau. Et surtout la certitude qu’avec de meilleurs producteurs la carrière d’Aceyalone aurait pu (pourrait) prendre une toute autre ampleur. Le tandem accouche donc d’un album inégal et décevant qui, après un démarrage sympathique plonge l’auditeur dans des abysses d’ennui (la triplette fatale 'Mooore', 'Supahero', 'High Lights') pour le réveiller ensuite sporadiquement. On vous conseillera plutôt de vous rabattre sur les très bons &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Grand Imperial"&lt;/span&gt; d'Aceyalone et &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Things go better with RJ and Al"&lt;/span&gt; de Soul Position (RJD2 et Blueprint) sortis également cette année.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-8584053059789239972?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/8584053059789239972/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=8584053059789239972' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/8584053059789239972'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/8584053059789239972'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/aceyalone-rjd2-magnificent-city-2006.html' title='Aceyalone &amp; RJD2 - Magnificent City (2006)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8NBSDiElgI/AAAAAAAAAAo/82Y93svxVfw/s72-c/aceyalone_album.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-4219661359874087187</id><published>2008-02-25T23:12:00.000+01:00</published><updated>2008-02-25T23:17:35.780+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>The Dayton Family - Family Feud (2005)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8M-djiElfI/AAAAAAAAAAg/5SWlcBRRaJg/s1600-h/dayton+fam.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8M-djiElfI/AAAAAAAAAAg/5SWlcBRRaJg/s200/dayton+fam.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171045474626737650" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en janvier 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sortie tout droit de la ville de Flint située à une heure de Detroit (Michigan), plus célèbre pour ses zones industrielles et son contestataire obèse à casquette que pour l’effervescence de sa scène hip-hop, la Dayton Family (composée aujourd’hui de deux emcees, Bootleg et Shoestring) n’en est pas à son coup d’essai. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le groupe, dénommé Dayton Family en référence à la rue la plus mal famée de Flint, la Dayton Avenue, a déjà à son actif trois albums. Le premier, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"What’s on my Mind ?"&lt;/span&gt;, paru en 1995, posa les fondations du style Dayton Fam', à base de raps impeccables et de beats lourds, synthèse parfaite des styles South, East et West. Le second, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"F.B.I."&lt;/span&gt;, considéré comme leur meilleur album, vit le jour l'année suivante et permit au groupe de se constituer un parterre de fans en dehors de Flint et des limites du Michigan, laissant présager du meilleur quant à leur avenir. Malheureusement, les activités extra-rap des emcees n’étant pas forcément du goût de la justice américaine (le groupe, originellement composé de trois rappeurs, avait déjà dû remplacer l’un d’entre eux par le petit frère de Bootleg, Ghetto E, avant l’enregistrement de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"F.B.I."&lt;/span&gt;), la Dayton Family ne put profiter pleinement de son buzz et resta relativement discrète dans les bacs jusqu’en 2002, date à laquelle sortit un troisième opus, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Welcome to the Dopehouse"&lt;/span&gt;. En 2005, Bootleg et Shoestring, évoluant à présent en duo, reviennent à la charge avec un quatrième album, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Family Feud"&lt;/span&gt;. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="oeuvre"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Family Feud"&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;est un album très lourd. En termes de emceeing déjà, le niveau est incontestablement là. On comprend pourtant aisément que les fans de la première heure, ayant découvert le groupe il y a de cela dix ans avec &lt;span class="oeuvre"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"What’s On My Mind ?"&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;et &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"F.B.I."&lt;/span&gt;, se sentent quelque peu perdus et s’avouent au final déçus. Shoestring et Bootleg ne rappent plus de la même manière. Sur leurs premiers albums, le style du groupe lorgnait volontiers du côté des Bone Thugs N Harmony ou de groupes sudistes comme 8Ball &amp;amp; MJG, avec des flows fluides rendus vifs par de soudaines accélérations. Sur &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Family Feud"&lt;/span&gt;, les deux emcees ne recherchent pas la prouesse technique mais accomplissent leur tâche sans fioritures. Pas d'effets de manches, mais du brut la plupart du temps : ils préfèrent sortir la grosse artillerie et tirer dans le tas plutôt que de s’infiltrer furtivement à la Solid Snake. Cela se ressent dans de nombreux morceaux, comme la terrible intro, 'Family Feud', 'Bulldoggin'', 'I'm a Gangsta', ou encore l’énorme 'Formula 51'. Cette forme de rap convient à merveille aux voix graves, éraillées et puissantes de Bootleg et Shoestring. Les deux frères d'armes en tirent profit en développant un style beaucoup plus rentre-dedans que par le passé, n'oubliant pas pour autant de se lancer parfois dans quelques accélérations de flow, preuve que leur aisance au micro n'est pas qu'un vieux souvenir. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Un tel déchaînement de violence pouvant rapidement lasser l'auditeur, quelques refrains bien sentis viennent adoucir cet édifice hardcore. C’est le cas de l’excellent refrain aux sonorités reggae de 'Murder On My Block'. Sans faire du LL Cool J, la Dayton Family s’autorise malgré tout quelques morceaux plus smooth comme la quasi-ballade r'n'bisante 'What would you do ?' ou encore 'What is your issue ?'. Ces titres de qualité sont l’occasion pour Bootleg et Shoestring de démontrer qu’ils sont capables de jouer sur plusieurs tableaux et que leur groupe ne saurait être réduit à du rap uniquement sauvage. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Inutile de s’étendre des heures sur les thématiques abordées dans &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Family Feud"&lt;/span&gt;, celles-ci sont archi classiques : hoes, gangstérisme sous toutes ses formes, came, voitures, violence, vengeance... La finesse est partie voir ailleurs si on avait besoin d'elle. Mais on n'imaginerait pas DMX aboyer un texte de 20Syl. L’album est globalement marqué par un pessimisme affligeant, tant la vie des deux rappeurs semble imprégnée de l’atmosphère triste et sans espoir des rues déshéritées des anciennes villes industrielles de la Rust Belt. 'Can't get out' est le point d’orgue de ce sentiment, se faisant une dernière fois l’écho d'un désespoir sans issue. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La conception des instrus a été confiée à des producteurs inconnus, originaires eux aussi de la région des Grands Lacs. Là encore, le fossé entre &lt;span class="oeuvre"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"F.B.I."&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;et &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Family Feud"&lt;/span&gt; est immense. Les beats smooth teintés de sonorités West Coast laissent la place à des instrus beaucoup plus énergiques et, logiquement, dans l’air du temps. La dizaine d’années séparant les deux albums explique cette évolution, mais pas totalement : il y a eu un véritable changement de style entre temps. La recette sur &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Family Feud"&lt;/span&gt; est souvent la même, les beatmakers se contentant de recycler les mêmes ingrédients : un ou deux gros riffs de guitare électrique, quelques notes de piano cristallines et un bon gros coup de synthé pour enrober le tout. La formule se révèle souvent payante car parfaitement en adéquation avec la tonalité à la fois sombre et dynamique que semblent vouloir donner Bootleg et Shoestring à leur album. On a seulement parfois quelques inquiétudes pour la santé mentale du beatmaker s’acharnant sur une touche de son clavier avec une insistance digne d’un trisomique découvrant un nouveau jouet. Des samples de soul viennent sur certains titres compléter efficacement l’ensemble, comme par exemple sur 'What is your issue ?' et 'Formula 51'. Globalement, et ce malgré l’aspect répétitif de certains morceaux, &lt;span class="oeuvre"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Family Feud"&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;est musicalement de très bonne facture, cohérent, avec même de véritables réussites (le terrible 'Calico' en compagnie de Kurupt Young Gotti, saturé de synthés, 'Dayton Niggaz' avec son sample de cuivres épiques et enjoués, 'Formula 51', 'Chevys'), s’affirmant par moments comme une synthèse des trois grands foyers de rap aux USA : la East Coast, le South et la West Coast. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Au final, le quatrième album de la Dayton Family, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Family Feud"&lt;/span&gt;, s’avère être une réussite totale. La production comme les raps est de très bonne qualité, et les quatre invités de choix venant épauler Bootleg et Shoestring (Capone, Cormega, Kurupt et MC Breed) ne sont pas simplement venus faire de la figuration. Les fans de la première heure, habitués à l’ancien style du groupe risqueront d’être déroutés et déçus en posant cet album sur leur platine, mais les autres, à condition qu’ils soient amateurs de gros son qui frappe fort, peuvent se le procurer les yeux fermés. On leur conseillera seulement de prendre ensuite le temps de découvrir les deux premiers albums du groupe, excellents opus en matières de emceeing et de production. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-4219661359874087187?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/4219661359874087187/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=4219661359874087187' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/4219661359874087187'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/4219661359874087187'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/dayton-family-family-feud-2005.html' title='The Dayton Family - Family Feud (2005)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8M-djiElfI/AAAAAAAAAAg/5SWlcBRRaJg/s72-c/dayton+fam.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-2721089388641431798</id><published>2008-02-25T23:02:00.000+01:00</published><updated>2008-02-25T23:08:55.786+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Ideal J - Le combat continue (1998)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8M8ajiEleI/AAAAAAAAAAU/Ozd8D_OioAI/s1600-h/ideal+j.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8M8ajiEleI/AAAAAAAAAAU/Ozd8D_OioAI/s320/ideal+j.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171043224063874530" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en octobre 2005.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       1991 : Lever de rideau. Accompagnant Daddy Mory (Raggasonic) et MC Solaar, le tout jeune Kery James (13 ans) pose pour la première fois ses rimes sur une galette diffusée à grande échelle. Le morceau se trouve sur l'album &lt;span class="oeuvre"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Qui sème le vent récolte le tempo"&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;et s’intitule 'Ragga Jam'. Dans cet exercice de style, il toaste plus qu’il ne rappe et prononce des paroles qu’il reprendra sept ans plus tard : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Ca s’appelle je ne veux pas aller au service militaire, je ne veux pas faire la guerre pour un morceau de terre"&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1992 : Acte II. Sort le maxi &lt;span class="oeuvre"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"La vie est brutale"&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;du groupe Ideal Junior. Avec la même petite voix, la même verve et la même naïveté touchante, Kery dénonce la misère, le sort auquel sont condamnés les enfants pauvres et la cupidité des gouvernements. Un morceau prometteur, encore une fois entre rap et ragga, posé sur un beat énergique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1996 : Acte III. A présent âgé de 18 ans, Kery James sort, en compagnie de DJ Mehdi et de Teddy qui "assure les backs", un premier album sous le nom d’Ideal J, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Original MC’s sur une mission"&lt;/span&gt;. La naïveté sympathique des premiers morceaux est maintenant loin derrière. Un gouffre paraît même séparer les enregistrements cités précédemment de ce premier EP. La voix est plus sûre, le flow plus incisif. Ancré dans la réalité du "ghetto français", tout en laissant la part belle à l’egotrip, Kery livre des lyrics tranchants "comme le glaive" sur des prods aux sonorités très mobbdeepiennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1998, enfin. Dernier acte de l’aventure Ideal J. &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Le combat continue"&lt;/span&gt; atterrit dans les bacs et s’apprête à marquer l’histoire du rap français d’une pierre ... noire &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"comme une nuit sans étoiles et sans lune"&lt;/span&gt;. Au trio Kery / Mehdi / Teddy s’est ajouté un nouveau membre, Boubakar alias Rocco, qui rappe sur un titre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un poing noir crispé, serrant le drapeau français. Cette photographie toute simple, œuvre d’Armen(i Blanco), photographe réputé et comparse de J.R Ewing, résume &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Le combat continue"&lt;/span&gt;. Elle en retranscrit la dureté, l’amertume, traduit la tension et la colère qui habitent ce disque. Rarement une pochette aura aussi bien su traduire l’atmosphère d’un album. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"C’est l’image la plus forte que j’ai produite, alors qu’elle est simple en soi"&lt;/span&gt;, dira Armen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Le combat continue, c’est le deux..."&lt;/span&gt;. A ceux qui s’interrogeraient sur ce qu’il était advenu du groupe depuis la sortie de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Original MC’s sur une mission"&lt;/span&gt;, Kery répond dès le premier morceau de l’album, sorte de transition entre les deux opus car reprise du premier morceau du Ep de 1996. Il y retrace le parcours du groupe et fait à nouveau les présentations (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Le groupe c’est Ideal et la famille c’est Mafia K'1 Fry"&lt;/span&gt;), évoque les frustrations liées à l’échec commercial (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"En attendant que cette putain de roue prenne la peine de tourner, sachez que baise mieux celui qui baise le dernier"&lt;/span&gt;). C’est aussi pour lui l’occasion de rappeler l’intransigeance de leur démarche (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Si les médias veulent nous diffuser, ils diffuseront du Ideal, jusqu’au bout je resterai vrai"&lt;/span&gt;) et la volonté de tracer leur propre voie, en accord avec la ligne de conduite fixée (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"J’ai pris contact avec plus d’une major mais elles s’avéraient incapables de bicrave notre son hardcore"&lt;/span&gt;). Kery reprend certains lyrics de 1996, DJ Mehdi en scratche d’autres. Bref, l’auditeur retrouve le groupe là où il l’avait laissé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les titres de l’album se divisent en deux catégories : ceux dans lesquels Kery a le pistolet chargé, c’est-à-dire les morceaux clash, egotrip et/ou rentre-dedans, et ceux où il creuse - de loin les plus intéressants -, mettant calmement en avant ses états d’âme et ses pensées. On compte également quelques titres hybrides, voguant quelque part entre ces deux étiquettes, comme 'Pour une poignée de dollars', 'R.A.S. 1' ou 'L’Amour'.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loin d’être mauvais, les morceaux appartenant à la première catégorie sont néanmoins ceux qui, au fil des écoutes, retiennent le moins l’attention. 'Blast Masta Killa', 'Sur violents breakbeats' sont des titres plutôt anecdotiques, Kery James accordant une certaine importance (et même une importance certaine) à l’egotrip mais ne faisant pas montre de réels talents d’écriture dans cet exercice (du moins sur cet opus, 'Comme personne ne l’a...' sur le premier EP et 'Attaque contre-attaque' sur la compilation &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Invasion"&lt;/span&gt; étant bien mieux réussis). Il en va de même pour 'Ideal J' moins gratuit mais plombé par les couplets de ses deux acolytes. Le Kery "cainfri-mafioso" version 1998 n’apporte pas grand-chose et paraît même en deça de celui de 1996. Le 'Showbizness' de 96 se voit lui aussi gratifié d’une réactualisation, en compagnie de A.P, Karlito, DRY et O.G.B. Le résultat est, comment dire, mafiaK'1friesque... Le couplet de DRY, rappeur au sein du groupe Intouchable, résume à lui seul le style Mafia K'1 Fry : "freestyle racaille" violent et authentique pour certains, banal et attristant rap de caserne pour d’autres. Quoi qu’il en soit l’efficacité est au rendez-vous, l’auditeur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"bougeant la tête comme un coq"&lt;/span&gt;. Quant au fameux et sulfureux 'Hardcore', le constat est le même : c’est un morceau puissant, redoutable en concert, mais il perd rapidement de sa force lorsque l’on en étudie les lyrics. Kery y enchaîne les phases comme le Journal de 20 heures enchaîne les images-choc, sans rien approfondir, et laissant traîner ça et là quelques propos assez affligeants (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Les flics noirs ne sont que des traîtres et j’en bave de rage"&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Hardcore est le dévergondage des femmes dans le monde entier"&lt;/span&gt;...). En revanche, le terrible 'Opération coup de pompe', morceau caché impeccablement produit par Chimiste, fait mouche à chaque écoute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce sont les titres les plus calmes de cet album qui en font un classique du rap français. Saluons tout d’abord la qualité du travail sonore de DJ Mehdi, responsable des prods de tous ces morceaux, qui a su créer une atmosphère unique pour ce disque, très mélancolique et prenante, moins énergique et sèche que celle développée sur &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Original MC’s sur une mission"&lt;/span&gt; mais beaucoup plus intense. On vous épargnera ici les grandes analyses de textes qu’il serait possible de faire à partir des lyrics de 'Message', de 'Un nuage de fumée' ou encore de 'J’ai mal au cœur' afin de démontrer que l’évolution de la carrière et des propos d’Alix Mathurin était déjà en gestation sur cet opus, et que celle-ci était même grandement perceptible. Indéniablement l’écriture est plus mature que sur &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Original MC’s..."&lt;/span&gt; et les thèmes abordés sont bien plus profonds et personnels. L’appel au calme et le repentir de 'Message', la rage intérieure envers le système judiciaire français dans 'J’ai mal au cœur', la prise de conscience et de position à l’égard des paradis artificiels dans 'Un nuage de fumée' ou encore l’auto-analyse lucide des ses motivations en tant qu’artiste ("&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J’aurais voulu être un artiste, mes couilles, j’aurais voulu être un mec riche..."&lt;/span&gt;) dans 'Si je rappe ici' donnent lieu à des morceaux longs (à mettre d’ailleurs en parallèle avec ceux de Rohff, dans un genre assez proche, qui sortiront l’année suivante sur son premier album, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Le Code de l’honneur"&lt;/span&gt;, à savoir 'Du fond du cœur' et 'Génération sacrifiée') et parfaitement maîtrisés. La plume du MC se fait plus précise et touchante (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Qu’ils ressentent ce manque, lorsque la parole devient l’encre"&lt;/span&gt;) que sur les envolées egotripiennes précédemment citées. Voix, texte, flow et musique sont en totale adéquation, des premières lignes du 'Message' (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Les souvenirs me déchirent lorsque j’évoque le passé, qu’ils soient bons ou mauvais les souvenirs me déchirent"&lt;/span&gt;) aux dernières de 'Si je rappe ici' (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Sachez que mes fautes sont graves et que mes défauts sont larges, j’arrive en éclaireur même si mon cœur est en naufrage. Je titube, la musique vacille, je navigue entre violence et souffrance. Ma douleur m’intrigue..."&lt;/span&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et entre ces deux berges opposées, on trouve quelques titres plus difficilement classables, parmi lesquels on retiendra l’excellent 'Pour une poignée de dollars' rappelant l’écriture très cinématographique du 113 ou encore 'L'amour' pour la prestation sympathique de Demon One, autre rappeur d’Intouchable, et celle, assez ahurissante, de Rohff (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Un vrai bonhomme qui encaisse est un mur, la lame de la misère ne peut percer mon armure, ni le charme d’une femme, actrice du vice, complice du Hâlam..."&lt;/span&gt;), le tout sur une prod - encore une fois excellente - de Chimiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Le Combat continue"&lt;/span&gt;, Kery James - car bien que le groupe s’appelle Ideal J, c’est surtout (euphémisme) de lui qu’il s’agit - clôt de manière magistrale l’aventure du groupe. L’alchimie entre DJ Mehdi (qui se charge de la plupart des productions de ce disque) et lui est plus qu’évidente et confère à cet album une réelle homogénéité, malgré des morceaux parfois très différents. Et sans jouer au faux devins, on peut affirmer sans prendre beaucoup de risques que cet opus marquait un virage très net dans la carrière et dans la vie de l’artiste.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-2721089388641431798?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/2721089388641431798/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=2721089388641431798' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/2721089388641431798'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/2721089388641431798'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/ideal-j-le-combat-continue-1998.html' title='Ideal J - Le combat continue (1998)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8M8ajiEleI/AAAAAAAAAAU/Ozd8D_OioAI/s72-c/ideal+j.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-8337468993508371571</id><published>2008-02-25T22:57:00.000+01:00</published><updated>2008-02-25T23:01:10.068+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Crhyme Fam - The EP XL (2005)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.abcdrduson.com/images/pochettes/crhyme-theep.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.abcdrduson.com/images/pochettes/crhyme-theep.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en décembre 2005.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       L’esprit de compétition, la volonté de se surpasser pour être le meilleur, voilà comment beaucoup définissent "l'esprit hip-hop". On imagine à quel point cette définition doit être vérifiable dans le borough de Queensbridge qui, s’il n’est pas le lieu de naissance du mouvement, a malgré cela vu grandir et s’imposer certaines de ses plus fines lames. L’énumération a de quoi impressionner : Marley Marl, Tragedy Khadafi, Kool G Rap, Craig G, MC Shan, Roxanne Shante, Poet et Screwball, Nas, Mobb Deep, Capone-N-Noreaga, Cormega et on en oublie sûrement. Rien que ça ! Mais tous ces noms sont bien connus des hip-hop headz et respectés internationalement car présents sur la scène depuis plus de dix ans, voire vingt pour quelques uns d’entre eux. Mais qui représente l'avenir de QB ? Lorsque l’on aborde cette question de la relève du Queens, certains noms de groupes reviennent invariablement. Parmi eux, celui de Crhyme Fam.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce nom ne devrait pas vous être inconnu si vous avez suivi les pérégrinations new-yorkaises du crew de beatmakers français Get Large. En 2004, les rappeurs K-Dot, Kashdro et Lord Black, âgés d’une vingtaine d’années, posaient en effet quelques rimes sur la compilation/album &lt;span class="oeuvre"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Please... Believe it !!!"&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;le temps d’un morceau poignant, l’excellent 'U and me', sur une production soulful à souhait. Depuis, les trois emcees ont sorti un maxi, suivi d’un premier EP de dix titres simplement intitulé &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The EP XL"&lt;/span&gt; et paru en juin 2005.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le papier,&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The EP XL"&lt;/span&gt;&lt;span class="oeuvre"&gt; &lt;/span&gt;de Crhyme Fam s’annonce plutôt réjouissant. Une prod de Lord Finesse, une de Psycho Les des Beatnuts, une autre de l’incontournable Alchemist et un featuring de Prodigy de Mobb Deep pour un premier opus de dix titres, c’est déjà ça de pris. Malheureusement la plupart de ces invités déçoivent. Lord Finesse lâche un beat somme toute quelconque, qui aurait aussi bien pu être signé par n’importe quel producteur du gouffre parvenu à refourguer un son à un de ses potes. On était en droit de s'attendre à mieux de la part du Lord. Le 'Gotta Man' de Psycho Les, reprise du 'I Got a man' de Positive K, donne dans le style festif et enjoué mais s’avère au final indigeste et quasi inécoutable. Quant à Prodigy, son couplet sur 'The Realest' (tout un programme !) est franchement anecdotique, l’intérêt de sa présence semblant plutôt être d’apporter la caution "Mobb Deep" à un projet émanant du Queens, fait par des petits du quartier. The Alchemist est en fait la seule de ces têtes d’affiche à tirer son épingle du jeu en délivrant une prod efficace alliant une boucle de piano et quelques riffs de guitare électrique pour un 'Street Shit' impeccable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois titres sortent immédiatement du lot à l’écoute de ce EP. 'Street Shit', nous l’avons dit, est l’un d’eux et s’affirme même au fil du temps comme la meilleure piste du disque. Les trois rappeurs donnent leur vision de l’univers de la rue de façon étonnement lucide et personnelle, entre introspection et egotrip basique(&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"You’re tryin’ to see me, you might lose your sight"&lt;/span&gt; ou encore &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"So realize : we’re the illest that is, from the Dirty South, Mid West, L.A. and back to the Bridge"&lt;/span&gt;), posant leurs flows affûtés sur l’écrin musical concocté par Alchemist. 'Gangsta', le premier single, s’impose lui aussi tout de suite à l’oreille de l’auditeur avec sa guitare électrique entêtante, et ce malgré la pauvreté du thème choisi et le traitement peu original qui lui est réservé. Enfin l’avant dernier titre, 'My Life' est lui aussi excellent. Comme sur 'U and me' les lyrics des rappeurs de Crhyme Fam se font poignants démontrant ainsi la capacité de K-Dot, Kashdro et Lord Black à sortir du créneau Queens/gangsta shit/egotrip caractéristique de beaucoup de morceaux en provenance de ce quartier. Lord Black s’impose avec une facilité déconcertante dans ce registre avec une voix quasi identique à celle de feu Big L et son écriture à la fois fine et glaçante (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"I know how it feels when you’re back against the wall or you’re standin’ on the edge and you feel you’re gonna fall..."&lt;/span&gt;), portée par un flow fluide, vif et intégrant quelques cassures rythmiques bien senties. La prod de Zack Johnson, avec son sample de guitare espagnole associé à quelques notes de guitare électrique s'accorde parfaitement avec les lyrics des emcees. Le vrombissement d'une autre guitare électrique, plus en retrait, dynamise le tout. Autant le dire clairement : ces trois excellents tracks justifient à eux seuls l’achat de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The EP XL"&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste des titres de ce disque est cependant bien moins enthousiasmant. Les rappeurs font leur job comme il faut (Lord Black encore mieux que ses comparses, comme nous l’avons déjà dit) et posent sur des beats certes pas déplaisants pour la plupart mais ne cassant pas non plus des briques, loin de là. L’atmosphère de ceux-ci est dans la veine QB pure et dure avec son lot de prods minimalistes et sombres servant juste de fond aux egotrips et autres histoires de rue ('Vibe with me', 'Blackout') ou de filles ('Curiosity') des emcees. Des titres qui s’écoutent avec plaisir mais ne parviennent pas vraiment à capter durablement l’attention de l’auditeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement ce premier EP du groupe Crhyme Fam s’avère inégal. S’il comporte quelques très bons, voire excellents, morceaux ('Gangsta', 'My Life', 'Street Shit') la plupart des titres sont source d'impressions beaucoup plus mitigées. Le potentiel est pourtant là. Lord Black, Kashdro et K-Dot rappent bien, remplissent honorablement le contrat et parviennent à varier suffisamment leurs thèmes pour ne pas lasser l’auditeur, même si la base de leurs textes reste indéniablement la streetlife chère aux emcees de tous bords. On sent à l’écoute de ce &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"EP XL"&lt;/span&gt; qu’une production de meilleure qualité aurait suffit à faire décoller le disque. Rappelons-nous que ces trois rappeurs, que Nas lui-même présentait sur Hot 97' comme la relève du Bridge, n'ont qu’une vingtaine d’années et donc une marge de progression encore grande. Crhyme Fam est donc un groupe à suivre avec attention.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-8337468993508371571?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/8337468993508371571/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=8337468993508371571' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/8337468993508371571'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/8337468993508371571'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/crhyme-fam-ep-xl-2005.html' title='Crhyme Fam - The EP XL (2005)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-7973835465490278380</id><published>2008-02-25T22:50:00.001+01:00</published><updated>2008-02-25T22:54:43.441+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Guru - Version 7.0 : The Street Scriptures (2005)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8M5ETiEldI/AAAAAAAAAAM/jM-AYZAl_d0/s1600-h/Guru.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8M5ETiEldI/AAAAAAAAAAM/jM-AYZAl_d0/s320/Guru.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171039543276901842" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en juin 2005.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Y a pas à dire, des fois, on a de sacrés a priori. L’annonce d’un nouvel opus solo de Guru n’était en soi pas spécialement enthousiasmante et excitante. L’inévitable face à face avec la pochette fut des plus désagréables et réduisit presque à néant le peu d’attente qui subsistait. Le mauvais goût de 50 cent ferait-il à ce point des émules, allant même toucher les old timers ? Guru prend une pose ridicule et quasi pathétique, arborant fièrement un marcel moulant ses pecs gonflés, des tatouages, une paire de lunettes de soleil, une casquette légèrement de travers et un air à la fois arrogant et provocateur. Tout cela n'annonçait rien de bon. C’est donc sans plus de motivation que cela que j’insérais &lt;span class="oeuvre"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Version 7.0 The Street Scriptures"&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;dans mon lecteur CD. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Comme pouvait le laisser supposer la pochette, cet album est gonflé d’ego, Guru rappelant dès qu’il en a l’occasion, comme beaucoup d’autres, sa longévité dans le rap game, et insistant sur les skills faisant de lui un emcee d’exception. Le refrain du morceau 'Hall of Fame' est à ce titre plus que significatif, Guru écrivant : "&lt;em&gt;You need to put me in a hall of fame, I’m worldwide, a legend in this game&lt;/em&gt;". The Gifted Unlimited Rhymes Universal poursuit également la chasse aux wacks et à tout ce que le hip-hop compte de mauvais emcees et de suckers. Rien de bien nouveau sous le soleil donc, les autres thèmes abordés sortant très rarement de cette banalité : charge contre les "false prophets", descriptions de la "real life" et bons sentiments ("&lt;em&gt;Feed the hungry, house the poor, we gotta save these babies and stop the wars&lt;/em&gt;" sur 'Feed the hungry') sont au menu. &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"The Street Scriptures"&lt;/span&gt; compte également son lot d’invités de marque : Jean Grae et Talib Kweli font ce qu’ils peuvent sur la production médiocre de 'Power, Money and Influence', B.Real s’en sort mieux sur l’assez bon 'Real Life', Jaguar Wright déçoit sur le très mielleux 'Talk to me'. Styles P et Doo Wop sont eux aussi de la partie, sur des morceaux anodins. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;S’il n’a jamais été un emcee transcendant, Guru possède malgré tout un charisme certain. Sa voix et son flow restent posés, agréables à entendre même si certains lui reprocheront la monotonie de son ton. Mais il n’a pas non plus la capacité de faire oublier à l’auditeur une prod banale. Si la question se posait rarement au sein de Gangstarr, la qualité des sons délivrés par DJ Premier ne demandant pas à Guru de se surpasser, elle est ici essentielle. Car Solar n’est pas Primo. Il n’est en aucun cas un mauvais beatmaker, loin de là, mais il n’a, comme Guru au micro, rien d’exceptionnel. Il suffit pourtant que l’instru soit bonne pour que la qualité soit au rendez-vous. Ainsi, 'Hood Dreamin', 'Surviving the game' (avec son sample du 'Live and let die' de Paul McCartney), 'Hall of Fame', avec leurs samples de voix pitchées, sortent du lot, de même que 'Real Life', 'Kingpin' et 'What’s my life like ?'. Le reste de l’album est assez anecdotique, ni mauvais ni bon, juste moyen. Aucune horreur ne vient écorcher l’oreille mais la plupart des tracks laissent tout simplement indifférent, à part les quelques morceaux précedemment cités. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le bilan est donc en demi-teinte. Guru n’est pas un mauvais rappeur, Solar pas un mauvais beatmaker et &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;span class="oeuvre"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;The Street Scriptures"&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;pas un mauvais album. Nous avons seulement affaire à un disque inégal, se laissant facilement écouter, mais de manière assez indifférente. Seuls quelques très bons morceaux comme 'Surviving the game' ou 'Hall of Fame' parviennent véritablement à attirer l’oreille. C’est dommage. &lt;span class="oeuvre"&gt;"Version 7.0 The Street Scriptures"&lt;/span&gt; est juste un album de rap de plus. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-7973835465490278380?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/7973835465490278380/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=7973835465490278380' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/7973835465490278380'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/7973835465490278380'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/guru-version-70-street-scriptures-2005.html' title='Guru - Version 7.0 : The Street Scriptures (2005)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_5ZiPoN0842k/R8M5ETiEldI/AAAAAAAAAAM/jM-AYZAl_d0/s72-c/Guru.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-3897986684628124155</id><published>2008-02-25T22:42:00.000+01:00</published><updated>2008-02-25T22:48:45.440+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Kheops - sad Hill (1997)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://membres.lycos.fr/johanall/Pochette%20cd/Rap%20Francais/S/sad_hill_front.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://membres.lycos.fr/johanall/Pochette%20cd/Rap%20Francais/S/sad_hill_front.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en décembre 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Il y a des disques autour desquels la vie paraît s'enrouler, qui à chaque écoute renvoient à un lieu précis, à une période. Quelle que soit leur qualité intrinsèque, nous y restons attachés pour les souvenirs dont ils sont chargés, les maudissant un jour pour leurs défauts mais y revenant systématiquement à un moment ou à un autre – presque par automatisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour quiconque a découvert le rap dans la seconde moitié des années 1990, lors de son avènement commercial, la compilation/album &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Sad Hill"&lt;/span&gt; de Kheops est de ceux-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Album homogène plus que banale compilation, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Sad Hill"&lt;/span&gt; véhicule une "certaine idée du rap français" : productions simples, mélange de textes sombres et d'histoires à dormir debout, casting large. Soit la réunion parfaite pour obtenir un carton commercial et un disque d'or supplémentaire à dépoussiérer. Et on ne s'en plaindra pas. Promis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si des artistes marseillais et parisiens avaient déjà croisé le fer (de Lady B. Love sur &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"De la planète Mars..."&lt;/span&gt; au morceau 'Derniers pas dans la mafia' sur &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Le Calibre qu'il te faut"&lt;/span&gt; en passant par le feat de East et Fabe sur 'L'Enfer' ou la présence de DJ Cut Killer sur 'La Face B'), c'est le projet &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Sad Hill"&lt;/span&gt; qui établira le pont le plus important entre la capitale et la cité phocéenne. Le groupe IAM n'avait pas caché son admiration pour la clique Time Bomb et invite certains de ses plus emblématiques représentants : les X.Men qui signent la tuerie 'C'est Justifiable' (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"la violence s'entend dans l'accent"&lt;/span&gt;), Oxmo Puccino, Pit Baccardi ou encore Hifi, épaulé par Geraldo. Bien que moins surprenantes et réussies, les apparitions de membres de la Scred Connexion (Fabe et Koma), et du Secteur Ä (Passi accompagné d'Hamed Daye, Stomy Bugsy) vont aussi dans ce sens, amorçant la création d'un véritable axe Paris/Marseille. Par certaines de ces collaborations, le DJ d'IAM permet également à une nouvelle génération de rappeurs d'obtenir une plus grande exposition médiatique, qu'il s'agisse de parisiens ou de locaux (3eme Œil).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A quoi pense-t-on immédiatement lorsque l'on parle de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Sad Hill"&lt;/span&gt; ? L'impression première est celle d'une immense récréation pour l'ensemble des invités, à quelques exceptions près. Grosses influences cinématographiques – la &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Trilogie des Dollars"&lt;/span&gt; de Sergio Leone bien entendu, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Scarface"&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Crying Freeman"&lt;/span&gt;, la saga des James Bond notamment – et casting impeccable sont au menu : Faf La Rage invente le génial 'Fainéant', Def Bond s'amuse en "Def Bond 0013" (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"...et je suis large quand j'invente"&lt;/span&gt;), Stomy Bugsy transforme le bad boy de Marseille en playboy de Sarcelles pendant que son pote Passi essaie de serrer une meuf du showbiz, Freeman devient un tueur de l'Ecole du micro d'argent tandis que l'ensemble d'IAM mixe &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Le Bon, la Brute et le Truand"&lt;/span&gt; avec &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Et pour quelques dollars de plus"&lt;/span&gt;, prolongeant ainsi le délire de 'Un bon son brut pour les truands'.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Sad Hill"&lt;/span&gt; n'est pas uniquement une gigantesque bouffonnerie et compte aussi son lot de titres sérieux : le classique 'Mama Lova' d'Oxmo (et par la même occasion son premier tube) en premier lieu suivi de près par le venimeux 'Pousse au milieu des cactus, ma rancœur' d'Akhenaton, titre magnifique sur lequel on pourrait facilement s'appesantir des heures, 'Les jours sont trop longs' qui permet à l'auditeur de découvrir chez Def Bond une mélancolie insoupçonnée (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"(...) aujourd'hui j'écris pour occuper des journées trop longues..."&lt;/span&gt;) ou encore 'Si j'avais su' de Shurik'n, annonçant la tonalité sombre de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Où je vis"&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Habile dénicheur de samples – sans trop se salir les doigts non plus – plutôt que grand beatmaker, Kheops crée des instrus simpl(ist)es qui, s'ils ne brillent pas par leur originalité (le Marseillais aime beaucoup les BO de films), s'avèrent efficaces d'un bout à l'autre du disque ; bien qu'avec le recul le système un sample bouclé+une basse+un beat puisse paraître un peu trop facile. C'est sans doute dans ce domaine que réside la grande chance de découvrir ce type d'albums à douze ans, donc à un âge où les mots "kick", "sample", "snare" ou "charley" ne sont rien d'autre que du chinois ; on se fie avec naïveté à l'ambiance générale d'un morceau en se laissant simplement envoûter par une histoire et une atmosphère – et les samples extraits de BO d'Ennio Morricone sont parfaits pour cela. Tout ça pour se retrouver quelques années plus tard à cracher sur un album pour trois caisses claires qui ne nous conviennent plus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Sad Hill"&lt;/span&gt; s'apparente à l'album idéal pour faire découvrir le rap français : facile d'accès, à la fois marrant et sombre, léger et profond, il s'agit d'une grande réussite. Si les volumes suivants ne connurent pas le succès escompté (&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Sad Hill Impact"&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Sad Streets"&lt;/span&gt;), ce premier projet de Kheops eût pour mérite d'établir des liens durables entre les scènes parisienne et marseillaise, liens qui se matérialisèrent par le travail d'Akhenaton sur &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Les Tentations"&lt;/span&gt;, le premier solo de Passi, ou par les apparitions de Freeman, d'Akhenaton et du Rat Luciano sur l&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;'"Opéra Puccino"&lt;/span&gt; d'Oxmo.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-3897986684628124155?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/3897986684628124155/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=3897986684628124155' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/3897986684628124155'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/3897986684628124155'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/kheops-sad-hill-1997.html' title='Kheops - sad Hill (1997)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-6394788268057396134</id><published>2008-02-25T22:34:00.000+01:00</published><updated>2008-02-25T22:41:24.268+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>Shurik'N - Où je vis (1998)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://membres.lycos.fr/johanall/Pochette%20cd/Rap%20Francais/S/shurikn_ou_je_vis_front.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://membres.lycos.fr/johanall/Pochette%20cd/Rap%20Francais/S/shurikn_ou_je_vis_front.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en juillet 2005.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;"&lt;em&gt;Le petit noir à tête rasée réapparaît&lt;/em&gt;." &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Seulement un an après le succès national que fut &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"L’Ecole du micro d’argent"&lt;/span&gt;, Shurik’n, deuxième ciseleur de verbe du groupe IAM, remplit à nouveau les bacs avec son premier album solo. C’est peu dire que d’affirmer que cette période est commercialement dominée par le rap phocéen : le projet &lt;span class="oeuvre"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Sad Hill"&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;de Kheops est sorti en novembre 1997 et les &lt;span class="oeuvre"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Chroniques de Mars"&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;paraissent en mars 1998. Le mois de mai de cette même année est pour Shurik’n, qui a posé ses rimes affûtées sur les compilations précédemment citées, le moment redoutable de l’escapade solo. L’album, après le retentissant succès rencontré par Akhenaton et son impeccable &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Métèque et Mat"&lt;/span&gt; en 1995, est donc attendu avec un mélange d’impatience et d'appréhension.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;"&lt;em&gt;Un samurai sans faille, ombre de l’ombre, épouse la nuit à chaque sortie&lt;/em&gt;."&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Cet opus solo est donc l’occasion de pénétrer dans l’univers de Shurik’n, beaucoup plus discret et effacé que son collègue Akhenaton. On quitte ici le monde des pharaons et des cow-boys pour entrer dans celui des samurais et des arts martiaux. Des samples de cordes frémissantes ou pincées jusqu'au graphisme de la pochette, en passant par le petit air de flûte sur le refrain de 'L.E.F.', tout dans cet album respire le Japon médiéval et la Chine antique. Shurik’n ne livre pas pour autant un disque carnavalesque qui ne serait que la version asiatique de 'L’Empire du Côté Obscur' ou de 'Sad Hill'. Si l’ensemble de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Où je vis"&lt;/span&gt; est marqué par cette influence orientale, cela se ressent pourtant assez peu dans les thèmes. Cet aspect n’est directement traité que dans l’épique 'Oncle Shu', de manière plutôt décalée et amusante, dans le cadre d’un egotrip au second degré.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;"&lt;em&gt;Je sais c’est pas gai, mais tout est vrai&lt;/em&gt;." &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Gai n’est effectivement pas l’adjectif qui vient à la bouche lorsque l’on cherche à qualifier l’album de Shurik’n. Les quinze titres plongent l’auditeur dans ce qu’est réellement le côté obscur d’IAM. Car il n’est pas ici question de rire, ni même de sourire. &lt;span class="oeuvre"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Où je vis"&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;se situe plus dans la lignée du 'Sachet blanc' ou d’ 'Un cri court dans la nuit' que d’ 'Attentat' ou de 'Je danse le Mia', traduisant du même coup l’évolution générale des albums d’IAM vers des thèmes plus sombres, laissant ainsi de côté l’humour qui caractérisait leurs débuts. Cette orientation de Shurik’n qui transparaissait déjà dans les morceaux 'Si j’avais su' et 'Le destin n’a pas de roi', respectivement placés sur &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Sad Hill"&lt;/span&gt; et sur les &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Chroniques de Mars"&lt;/span&gt;, se retrouve ici nettement affirmée. Entre la crainte et la colère suscitées par l’influence grandissante du Front National, notamment à Marseille ('Mon clan', 'Manifeste') et les portraits à la fois pessimistes et réalistes qu'il dresse de la société française ('Où je vis', 'L.E.F.', 'Esprit anesthésié' pour ne citer qu’eux), Shurik’n démontre clairement qu’il n’a, comme Sako, pas la tête à la fête. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;"(...) &lt;em&gt;une caméra, le mirador, ne ferme qu’un œil quand Marseille s’endort&lt;/em&gt;." &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Où je vis"&lt;/span&gt; sonne comme l’œuvre d’un homme mûr et accompli. En 1998, Shurik’n a en effet dépassé le cap des trente ans et a emmagasiné un certain nombre d’expériences lui permettant de porter un regard lucide sur le monde dans lequel il vit. C’est d’ailleurs ce que laisse supposer la pochette du disque, le montrant en train d’observer (de surveiller, serait-on tenté de dire) Marseille depuis un point en hauteur. Il peut également se retourner sur son passé et sur le trajet parcouru avec les "siens", son "clan". La notion de famille est essentielle dans cet album, qu’elle désigne les parents ('Lettre', 'Mémoire') ou les amis de longue date ('Les miens', 'Mon clan'). En 1998, Shurik’n est aussi un homme ayant réussi et connu le succès avec IAM : il est parvenu à atteindre son objectif, celui d’être un artiste "&lt;em&gt;reconnu, renommé&lt;/em&gt;". Cela ne l’incite pas pour autant à abandonner le combat. Bien au contraire, il reprend le micro comme on reprendrait les armes et, secondé par ses proches, se jette avec encore plus de hargne dans la bataille. Les featurings sont tous marseillais : son frère Faf Larage, Sat de la Fonky Family qui vient se charger du refrain sur 'Mémoire', Freeman, qui pose un assez bon couplet sur 'Rêves' et un refrain du même acabit sur 'Sûr de rien', le 3ème Œil, Sista Micky et enfin un Akhenaton hargneux pour un 'Manifeste' monumental. Shurik’n livre un album personnel et simple, presque exemplaire : là où il aurait pu inviter quelques grands noms du rap hexagonal ou international, il préfère s’entourer de proches pour réaliser une œuvre à son image. Cette humilité se ressent jusque dans les instrus, toutes signées de sa main : pas de fioritures mais du "rap dans son expression la plus simple" et "dans les règles de l’art", à savoir des samples d’instruments à cordes triés sur le volet, martelés par les caisses et par la voix rauque du emcee. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;"&lt;em&gt;9.8, un fugitif toujours sur la brèche&lt;/em&gt;." &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le succès commercial de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"L’Ecole du micro d’argent"&lt;/span&gt; n’a donc pas incité Shurik’n à se reposer sur ses lauriers mais au contraire à fournir deux fois plus de travail. Avec &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Où je vis"&lt;/span&gt;, le rappeur marseillais livre un classique du rap français, comme le fit Akhenaton en 1995 avec &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Métèque et Mat"&lt;/span&gt;. L'amertume et le pessimisme dont il fait preuve sur ce disque purent dérouter les fans de la première heure d'IAM, habitués au ton humoristique du groupe. Mais cet album n'en demeure pas moins incontournable et, aujourd'hui encore, d'actualité. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-6394788268057396134?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/6394788268057396134/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=6394788268057396134' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/6394788268057396134'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/6394788268057396134'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/shurikn-o-je-vis-1998.html' title='Shurik&apos;N - Où je vis (1998)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-2792097232609378566</id><published>2008-02-25T22:28:00.000+01:00</published><updated>2008-02-25T22:32:27.144+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de disque'/><title type='text'>The Black Eyed Peas - Monkey Business (2005)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.globalgiants.com/archives/media/NokiaBlackEyedPeas_Album_Cover.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://www.globalgiants.com/archives/media/NokiaBlackEyedPeas_Album_Cover.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chronique publiée sur le site &lt;a href="http://www.abcdrduson.com/"&gt;Abcdrduson.com&lt;/a&gt; en mai 2005.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Il y a un an et demi à peine sortait &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Elephunk"&lt;/span&gt;, troisième album du groupe The Black Eyed Peas. Ce disque marqua un tournant dans la carrière du groupe, non seulement en terme de ventes, mais aussi de formation, puisque la chanteuse Fergie venait compléter le trio originel composé de Will.I.am, Apl.de.ap et Taboo. Cette arrivée paraît essentielle, puisqu’elle apporta la touche r'n'b suffisante pour que les B.E.P voient s’ouvrir toutes grandes les portes des radios et puissent ainsi conquérir un public beaucoup plus large. Leur album et ses singles ('Where is the love ?', 'Shut up', 'Let’s get it started', 'Hey Mama') caracolèrent en tête des ventes et le groupe se lança dans une tournée mondiale. Aujourd’hui le groupe sort son quatrième opus, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Monkey Business"&lt;/span&gt;, en conservant la même formation que sur le précédent. Le peu de temps écoulé entre ces deux albums peut laisser sceptique, faisant penser à une démarche plus opportuniste que véritablement artistique et musicale, d’autant plus que le premier single choisi, 'Don’t phunk with my heart', ne s’avère pas vraiment convaincant. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Pourtant, dès le premier morceau, les doutes et les interrogations se dissipent : les Black Eyed Peas sont là où on les attendait. Ils ont conservé la même énergie et s’en donnent à cœur joie en reprenant le 'Misirlou' rendu célèbre par Quentin Tarantino dans &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Pulp Fiction"&lt;/span&gt;. Et c’est l’ensemble de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Monkey Business"&lt;/span&gt; qui est animé de cette même envie, de ce même plaisir de faire de la musique. L’album est du début à la fin calibré pour les radios, avec ses refrains et ses gimmicks entêtants, ses tracks mélangeant raps rebondissants et refrains chantonnés. La composition même des morceaux les rend attrayants : Will.I.am, qui se charge de la quasi-totalité de la production de l’album, ne se contente pas de composer des beats agrémentés d’un ou deux samples mais fait, en plus de cela, intervenir la troupe de musiciens accompagnant le groupe en tournée. Ce travail est central car il participe grandement au dynamisme de ce disque. C’est dans cet esprit d’ouverture que réside la force du groupe : leur manière de rapper et d’orchestrer leurs morceaux est libre de tout carcan, et &lt;span class="oeuvre"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Monkey Business"&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;semble avoir été fait "au feeling", sans cadre préétabli, alors que l’ensemble forme en fait un tout assez carré. Les trois rappeurs et la chanteuse, ne s’imposant apparemment pas de limites mais semblant suivre leur instinct peuvent donc évoluer selon leur bon plaisir sur des instrus toujours entraînantes et chaleureuses. Et ce dynamisme ne se limite pas au studio puisque le groupe est aussi plaisant à voir évoluer sur scène qu’à écouter chez soi. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Au niveau des invités, les Black Eyed Peas ont également vu les choses en grand, conviant au fil de l’album James Brown, Justin Timberlake, Timbaland (qui signe la prod de 'My Style'), Q-Tip, Talib Kweli, Cee Lo, John Legend (réunis tous les quatre sur 'Like That') et Sting. Ce casting princier, s’il n’apporte concrètement pas grand-chose à &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Monkey Business"&lt;/span&gt;, en augmente pourtant le capital sympathie déjà conséquent. La complicité entre les différents membres du groupe est encore plus évidente que sur &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Elephunk"&lt;/span&gt;. Si Will.I.am reste incontestablement le leader, l’alchimie entre les rappeurs et la chanteuse est au rendez-vous, et cette dernière joue une fois de plus un rôle particulièrement important. Elle ne se contente pas de jouer les potiches mais apporte incontestablement une réelle fraîcheur au groupe à chacune de ses apparitions. Ainsi ses interventions sur 'Pump it', 'Don’t lie', 'Feel it' ou 'Disco club' sont de franches réussites et permettent aux morceaux de prendre une autre dimension. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Mais cette belle réussite musicale est entachée par la vacuité abyssale de ce qui constitue le fond de &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Monkey Business"&lt;/span&gt; : les paroles. On aura beau chercher désespérément un texte intelligent ou au moins intéressant, il faudrait vraiment être indulgent pour en dénicher un. Les titres des morceaux se font le reflet de cette absence : 'Pump it', 'My Style', 'My Humps', 'Dum Diddly', 'Feel it', 'Disco Club', 'Ba Bump'... Le groupe ne ment pas sur la marchandise ! Il s’agit d’un album qui s’écoute sans se prendre la tête, qui met la patate quand on se lève le matin en ayant le cafard, qui parle au corps plus qu’à l’esprit. Il serait vain de chercher un autre usage à un tel disque : laissez votre cerveau de côté et laissez-vous guider, c’est tout. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Au final, &lt;span style="font-weight: bold;" class="oeuvre"&gt;"Monkey Business"&lt;/span&gt; s’apparente à ce que l’on pourrait appeler du "easy listening" : des musiques entraînantes influencées par de nombreux genres (rap, soul, funk, r'n'b, pop...), un groupe dynamique et complice au charisme certain, des textes creux et sans intérêt la plupart du temps. Cet album a donc tout pour faire un carton commercial. Le seul problème pour les Black Eyed Peas sera sûrement de sélectionner de futurs tubes dans cet album qui en est bardé. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4504864044643398805-2792097232609378566?l=almosthereman.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://almosthereman.blogspot.com/feeds/2792097232609378566/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4504864044643398805&amp;postID=2792097232609378566' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/2792097232609378566'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4504864044643398805/posts/default/2792097232609378566'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://almosthereman.blogspot.com/2008/02/black-eyed-peas-monkey-business-2005.html' title='The Black Eyed Peas - Monkey Business (2005)'/><author><name>Julien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10122458272653346491</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4504864044643398805.post-6837245192578311062</id><published>2008-02-25T22:03:00.000+01:00</published><updated>2008-02-25T22:08:26.723+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chronique de film'/><title type='text'>Ettore Scola - Affreux, sales et méchants (1976)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.dvdrama.com/imagescrit/affreuxsalesetmechantsaff.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://www.dvdrama.com/imagescrit/affreuxsalesetmechantsaff.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Article publié sur le site &lt;a href="http://www.trueduke.com/"&gt;True Duke&lt;/a&gt; en mai 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="cine"&gt; Portrait sans fard de la vie dans un bidonville de la banlieue romaine dans les années 1970, "&lt;b&gt;Affreux, sales et méchants&lt;/b&gt;" devait n’être qu’un simple documentaire. Mais, suite à ses discussions avec les habitants de ces baraques (appelés les "baracat"), le metteur en scène italien Ettore Scola préféra finalement s’orienter vers une œuvre de fiction, tout en restant dans le registre réaliste.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="cine"&gt; L’histoire est simple et l’intrigue quasi inexistante. Scola nous fait suivre le quotidien d’une famille d’immigrés en provenance du sud de l’Italie, installée depuis quelques années avec d’autres familles sur une colline dans la périphérie de Rome. Une histoire démarrant sur une telle base pourrait s’avérer rapidement ennuyante. Mais il ne s’agit pas d’une famille ordinaire. Organisée autour de Giacinto, ancien maçon éborgné suite à un accident de travail et régnant en patriarche sur sa maisonnée, celle-ci est composée d’une vingtaine de membres vivant entassés les uns sur les autres. Tous au chômage, ils survivent de rapine, d’autres activités plus ou moins illicites (vol, prostitution...) et de divers expédients (pension de la grand-mère que tout le monde se partage...).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="cine"&gt;Personnage haut en couleur, Giacinto est détesté par toute sa famille. Véritable tyran, vieillard lubrique et alcoolique n’hésitant pas à poignarder sa femme parce que celle-ci a eu le tort d’accepter un cadeau (un balai à chiotte, pensez-vous !) de la part d’un ami, il est en plus de ça d’une avarice sans nom. Veillant jalousement jour et nuit sur le million de lires que les assurances lui ont versé suite à la perte de son œil, il refuse d’en donner la moindre part et préfère que sa famille vive dans la crasse et la misère. Sans dévoiler la principale péripétie du film, cela conduira ses
